digue du var

 

NAPOLEON A CANNES MARS 1815

Mise à jour mars 2017

   

De gauche à droite:

Caporal Violette avec portraits cachés (voir note à la fin)

Plan cadastral

Dédicace du livre

extraits du plan cadastral

Note préliminaire

 

Dans son livre mentionné ci-dessous, Charlotte Louisa Hawkins Dempster (1835-1913) a consacré un chapitre au passage de Napoléon à Cannes en mars 1815. Elle a personnellement connu des témoins de cet évènement, notamment Antoine Leandre Sardou  (1803 -1881), père de Victorien Sardou 1831-1908, et aussi des enfants de témoins.

Dans un texte sur Cannes, elle indique « il est difficile pour moi de décrire l’endroit où je vis habituellement »

En page 4 du livre, rapportant une conversation au sujet du passage de Napoléon à Cannes, elle écrit :

« J’ai parlé moi-même avec quatre personnes qui peuvent se rappeler chaque incident très distinctement, et de ces quatre personnes  (seulement l’excellent Monsieur Raybaud  est maintenant décédé). Je suis désolée que vous ne puissiez l’entendre lui-même décrire, comme je l’ai entendu, la préoccupation cruciale de Napoléon alors qu’il était  assis près du feu de bivouac »

 

Napoléon à Cannes

 

Traduction

 

«  Golfe Juan  est une des meilleures rades sur la côte française. J’ai vu jusqu’à onze cuirassés à l’ancre, à moins d’un coup de mousquet de la côte. On dit que les galères romaines avaient confiance dans ses eaux profondes et enclavées et que les ruines appelées « les Crottons » indiquent l’existence de quelque station maritime maintenant ensablée et oubliée.

Entre Antibes et Livourne, au printemps 1815, un bateau de guerre anglais était supposé surveiller l’endroit et contrôler les mouvements de l’exilé à Elbe. Napoléon à Porto Ferraio avait l’habitude de se plaindre  que le subside annuel de deux millions qui lui était attribué par le Traité d’avril précédent n’était pas correctement payé, ce qui était peut-être vrai ; cependant il n’était pas sans amis et assurément pas sans fonds. L’argent et les lettres lui arrivaient dans des paquets de gants, un arrangement que Dumouln de Grenoble avait récemment commencé en vue des intérêts de l’Empereur et à la convenance d’Emery le médecin de l’Empereur, un dauphinois de quelque influence dans sa province natale. L’argent ainsi procuré avait permis d’équiper trois bricks, quelques volontaires et une petite escorte militaire, et ainsi l’Empereur quitta Porto Ferraio à un moment où nous avons raison de croire que le croiseur anglais se trouvait à Livourne, et que le Commandant  s’amusait lui-même à Florence.

Le soleil du premier mars 1815 avait dépassé le méridien quand « l’Inconstant » et son convoi lâchèrent l’ancre dans la rade de Golfe Juan. Une basse rangée de collines couvertes de pins encerclait la baie  et une haie de roses  (lauriers roses ?) et d’aloès, descendait presque jusqu’au bord de la petite jetée en bois.

Là devant quelques charbonniers et pêcheurs et une paire de garde-côtes à le fixer, Napoléon atterrit pour tester la popularité de sa personne et de sa dynastie en France. En moins d’une heure Emery partit par la route de Vallauris, se dirigea seul et à pied vers Grenoble. Dans un temps presque aussi court, un piquet d’hommes marcha vers Antibes  avec mission  de demander l’allégeance du Général Corsin, ce qu’il refusa.

Pendant ce temps Cambronne, avec vingt-cinq hommes de la Vieille Garde, se dirigeait vers Cannes. Il avait des ordres pour chercher un imprimeur et pour réquisitionner de la nourriture et des chevaux.

L’Empereur lui-même resta sous les oliviers et étendant ses cartes sur le sol, il s’abandonna à quelques heures de méditation silencieuse jusqu’à ce que la lumière du couchant commençat à briller sur la ligne blanche des montagnes, qui semblent ici monter la garde sur la côte de France.

J’ai dit que c’est toujours l’inattendu qui arrive, quoique en vérité, cette évasion de l’ile d’Elbe n’était pas une surprise pour tous les français. Une phrase énigmatique circulait librement dans Paris disant que la violette reviendrait avec le Printemps (Voir note). Le parti impérial avait ses correspondants à Chambéry et à Grenoble. Miollis qui commandait à Aix en Provence était très attaché à son vieux chef et beaucoup de juges comme Savary prophétisaient « nous reverrons de nouveau Buonaparte »

Talleyrand était à Vienne mais Jancourt, l’actuel Ministre des affaires étrangères, lui écrivit de Paris « Tout est dans une situation fausse et il y a beaucoup à craindre de l’homme »

L’heure était venue et l’homme.

En 1815 Cannes se composait de quelques rues sombres groupées autour du Mont Chevalier. Elle avait son petit port et derrière, dans la baie regardant l’Estérel, une petite auberge appelée Saint Pierre, du nom  d’une chapelle sur le quai. (voir note sur la chapelle) La Mairie était au milieu du Cours appelé maintenant rue Centrale et la porte à côté de la Mairie était celle de l’école publique ou communale. L’espace  devant les bâtiments  était planté d’ormes dont le dernier a disparu il n’y a que cinq ans. Sur un banc près de la fenêtre de l’école un garçon était assis, ardoise en main. C’était Maitre Sardou, maintenant le plus génial et charmant des Provençaux et père de Victorien Sardou. Mais c’était alors un garçon de dix ans. Il était supposé suivre les raisonnements d’un professeur en haut de la classe, et le dos aux élèves, travaillant au calcul  d’une simple division sur le tableau noir.

« La maladie de ne rien faire » dont souffrent tous les  écoliers, n’affecte pas bien sûr le spectacle et les sons qui proviennent du dehors du temple du savoir.

Aussi Maitre Sardou se rendit compte en premier d’un bruit étrange puis d’un spectacle encore plus étrange. Vingt-cinq grenadiers avec « queue »  et grand bonnet de fourrure étaient placés devant  la Mairie et  une Ordonnance attachait à l’un des ormes le cheval dont un officier venait de descendre. Que pouvait présager ceci ? Maitre Sardou et un compagnon se glissèrent en dehors de la pièce  pour juger par eux-mêmes. Leur exemple fut immédiatement suivi par tous les élèves de la classe et quand le professeur eut fini son calcul et se retourna, il était seul. Nul doute qu’il suivit ses garnements et bientôt il apprit la stupéfiante nouvelle. Napoléon arrivait, Cambronne était là et avait juste demandé le Maire de Cannes.

Il se trouvait que Monsieur Raybaud (note : en fait Monsieur Poulle), était en dehors de la ville pour la journée. Il était allé voir sa vigne et la sève printanière au travail dans ses amandiers, et seulement après que les cloches de la grande et sombre paroisse  eurent sonné le couvre-feu, il retourna à Cannes. Comme il descendait de la colline, il fut surpris en  rencontrant un gendarme avec une cocarde tricolore. Le maire était convaincu de la stabilité du Gouvernement Bourbon. La discrétion est une preuve réelle de valeur  de sorte qu’il se mit dans la tête que cette offense était due à l’ivresse. Il siffla son chien et prit un  autre chemin, mais peu après il rencontra une autre cocarde tricolore et puis une autre et finalement il vit s’élevant des dunes sableuses derrière la chapelle Notre Dame de Bon Voyage la fumée d’un grand feu.

Cambronne lui demanda de déclarer son allégeance à l’Empereur Napoléon. Monsieur Raybaud répliqua qu’il n’avait, comme il devait le savoir, qu’un seul maître, Louis XVIII, que Cannes ne possédant  aucune imprimerie, il ne pouvait être question  d’imprimer quelque proclamation qu’elle fut loyale ou raisonnable, mais que toute la Commune ne pouvait produire les 500 rations demandées et qu’il n’y avait pas de cheval dans la région.

Juste à ce moment une paire de chevaux  arriva à Cannes. Le Prince de Monaco réinstallé dans ses Etats avec le consentement de l’Europe traversait Cannes en Poste. Les soldats de Cambronne l’arrêtèrent, et ils auraient probablement saisi ses chevaux si Napoléon n’avait donné des ordres pour permettre au Prince de continuer son voyage. Il eut une conversation avec Napoléon qu’il trouva sur le rivage et d’une humeur plutôt irritée.

« Où allez-vous ? » demanda Napoléon. « Chez moi » fut également la courte réponse  « Dame et moi aussi »  rétorqua le premier, et il tourna le dos au voyageur. (Note : en fait ils auraient eu une longue conversation privée dont on ne connaît pas la teneur)

Pendant ce temps la nuit était tombée. Maître Sardou m’a  dit que cette nuit-là les cannois dormirent peu. Cambronne et Drouot étaient partis à cheval sur la route de Grasse avec un groupe de 100 hommes et tout l’intérêt était centré sur le bivouac sur la côte. Maître Sardou et Monsieur Barbe ont reconnu tous les deux qu’ils se sont précipités sur la plage pour voir le spectacle. Napoléon avait 400 hommes de la vieille garde, outre 400 grenadiers, 200 chasseurs corses,  et 100 lanciers polonais non montés. Il y avait aussi 4 pièces de campagne et 2 mortiers de l’Inconstant. Un coffre militaire avait été placé sous le vent du feu de camp et sur celui-ci l’Empereur était assis, de mauvaise humeur taciturne et préoccupé. Son menton était baissé sur sa poitrine. Il portait son manteau et comme les flammes s’élevaient et retombaient sans arrêt il donnait un coup de pied impatient aux brandons brulants qui roulaient vers lui. La nuit bien que belle et étoilée  était fraiche.

Ce fut presque aussi une nuit fatale pour l’empereur. De la grand-rue, sous couvert de l’obscurité, survint brusquement un homme originaire de Cannes qui portait une vieille escopette. C’était un boucher du nom de Bertrand qui durant le malheureux soulèvement monarchique de 1812 dans le Sud  avait eu à souffrir du fait de ses opinions. Il détestait le corse  aux cheveux courts et à minuit il sortit pour tirer sur l’homme qui ayant déjà mis le monde sans dessus dessous était maintenant revenu d’exil pour disputer le trône aux Bourbons. Bertrand posa son fusil sur une clôture  à peu de mètres de laquelle les traits clairs  et pâles se tenaient dans la lumière du brulant feu de bivouac. Un moment de plus et le regard de minuit de l’Empereur aurait été le dernier ; un coup et il n’y aurait pas eu de Waterloo  ni de Sainte Hélène. Mais le boucher fut arrêté par un voisin  qui n’avait aucune sympathie pour les Buonaparte, mais ayant l’impression que si Napoléon avait été assassiné à minuit, Cannes aurait été brûlé avant midi. A deux heures du matin l’Empereur était en selle. Le Maire le rencontra à l’angle de la route de Grasse  (où maintenant se trouve la boutique de Bray).

« Où est la route de Grasse ? » demanda Napoléon. « Sire vous y êtes » répondit le Maire.

« Quelle heure avez-vous ? » demanda-t-il ensuite et à la lumière des étoiles Monsieur Raybaud lut les chiffres sur le cadran de sa montre et répondit « 2 heures ». L’Empereur tira sa montre, la regarda et répéta les mots « 2 heures » ; il la remit dans sa poche, donna à  son cheval un coup d’éperons et disparut de la vue du Maire sans un mot d’au revoir.

Le terrain qui s’élève immédiatement derrière la grand-rue était alors couvert de pins dont il ne reste  seulement que deux échantillons dans le bosquet de la villa Rey  et dans le bosquet d’arbres à l’opposé de la villa Jessie.

L’Empereur avait placé son escorte militaire au centre de la petite force dont les chasseurs corses  formaient l’arrière-garde et dans cet ordre ils marchèrent jusqu’à Grasse. Le Général Bertrand, le même qui est allé avec lui à Sainte Hélène, chevauchant à son côté. La mère de Napoléon avait souvent l’habitude de dire qu’il avait assez de sensibilité pour souhaiter qu’il ait un cœur. Cependant, cette nuit quand il chevauchait aussi silencieusement que s’il était  à ce que Monsieur de Boufflers disait de lui  « le cauchemar du monde », il devait surement alors que la lune faisait voir  tout le paysage vallonné dans sa sombre monochromie, songer en rêve à sa gloire passée, à ses mois d’abaissement à Elbe ou à  la hasardeuse marche sous les étoiles, dans sa hâte rapide. Grasse fut atteinte à l’aube. Drouot et Cambronne avaient déjà mis l’imprimeur au travail et distribué un bon nombre de copies de la proclamation de l’Empereur qui jusque-là avait seulement existé dans MS (Note : Sa Majesté?). J’ai vu une de ces copies remarquable par son ton tranchant et magnifique  et aussi constaté que l’imprimeur de Grasse était trop prudent pour imprimer son propre nom  sur la feuille.

Les français étaient trop circonspects pour manifester encore aucune sympathie pour l’entreprise.

Encore plus prudent et plein de perplexité était le Général Gazan, commandant de Grasse. Il avait servi avec Napoléon en Egypte. Avait-il maintenant le courage de ses opinions ou de sa responsabilité  envers Louis XVIII ?

Il prit conseil, comme beaucoup d’hommes devraient le faire, de sa femme et elle lui proposa de feindre l’absence. En conséquence, quand Drouot frappa à leur porte, seule Madame Gazan apparut. Elle était suisse et assura sèchement au messager impérial que le « Shénéral » n’était pas en ville. Les troupes sous les ordres de Gazan ne bougèrent pas, mais Napoléon, averti du fait que le boucher avait voulu attenter à sa vie à Cannes, s’éloigna de Grasse et parcourut une certaine distance dans la campagne avant de s’arrêter pour le petit déjeuner. Trois cyprès sur le flanc d’une colline  surplombant la cascade et le vieux lazaret marquent l’endroit où il passa une heure. Notre ami Monsieur Perole de Grasse m’a dit que son père a vu l’Empereur assis là  sur une sorte de trône de sac à dos que  ses gardes avaient  arrangé pour lui et que la dépression et l’irritabilité  de la nuit semblaient s’être évanouies. La lumière du jour avait apporté un retour de confiance dans sa destinée et dans la fortune qui l’avait accompagné si souvent depuis le jour où Madame Laetitia  vivait près de lui à Antibes, et depuis qu’il avait eu Ricord comme ami habituel et été l’hôte fréquent du jeune Robespierre à Saint Cézaire. En vérité toute la région était bien connue de Napoléon, tellement que regardant vers la montagne couverte de neige  au-delà de Saint Cézaire, il se détermina  à abandonner ses canons.

Pas de doute que lorsque ces six pièces avaient été débarquées à Golfe Juan, il fut heureux de les avoir avec lui et leur apparition sur le Cours de Cannes après le transport le long de la côte avait provoqué la terrifiante nouvelle que l’Empereur avec cette artillerie était à la tête de l’armée en marche vers Toulon. Cela avait été  effectivement une fiction  mais en réalité c’était impossible de les trainer sur les routes enneigées et parmi les défilés escarpés de calcaire qui gardent les sources de la Siagne. C’est pourquoi elles furent abandonnées.

Les lanciers polonais déjà encombrés de leurs selles étaient particulièrement reconnaissants  de leur disparition.

De grandes difficultés et de grands obstacles naturels étaient à venir pour cette petite armée  et pendant que Napoléon dinait et dormait chez Madame de Villeneuve-Mouans à Séranon, la France s’était réveillée étonnée.

Nous savons que lorsque les nouvelles arrivèrent à Toulon, il devait y avoir eu beaucoup de contacts avec Masséna, mais à Nice un sentiment de curiosité existait qui ne devait pas être agréable jusqu’à la tombée de la nuit.

Un ami m’a dit comme  il se rappelle avoir été emmené par ses parents pour un pique-nique  au Cap Saint Jean et que ses parents furent très intrigués ce jour-là par l’apparition de trois bricks  avec des troupes à bord faisant route vers le cap Garoupe. Les vaisseaux en question  étaient l’Inconstant et son convoi. Ils ne l’apprirent  que longtemps après la tombée de la nuit quand le Prince de Monaco s’arrêta à l’Hôtel de la Place Saint Dominique  qui était alors le centre du quartier à la mode de Nice et raconta  qu’il venait juste d’avoir une conversation avec l’Empereur.

Petit à petit la nouvelle de son débarquement devint un secret de polichinelle, mais il y avait très peu, si jamais il y en avait, d’expression de sympathie. Napoléon était impopulaire dans tout le Sud et il dut aller aussi loin que Digne où un frère du Général Miollis occupait la chaire épiscopale (Voir dossier particulier), avant qu’il ne rencontre quelques chauds supporters de sa cause.

Quelques vieux soldats seulement s’introduisaient furtivement dans ses rangs à part Mougins et d’autres villages heureux de saluer de nouveau les aigles de leur vieux et victorieux leader.

A ce moment Napoléon était encore inquiet et quand le second jour de sa marche il atteignit la ville de Castellane sur le Verdon, il envoya quelqu’un à la Mairie pour demander que deux passeports en blanc soient préparés et lui soient donnés.

En cas de revers, ils étaient destinés à faciliter son échappée et celle de Cambronne  à travers les cols des Alpes vers l’Italie.

 Le matin du 5 mars beaucoup de parisiens ayant parcouru le Nain Jaune (voir note) lurent une lettre où l’on se plaignait d’avoir écrit  cela  en vain avec une plume d’oie, « mais peut-être serais-je plus heureux avec une plume de cane, j’en essaierai » (Note : en français dans le texte)

C’était là une autre parole énigmatique  et évidemment écrite par quelqu’un déjà dans le secret.

Mais pour le Gouvernement l’affaire était encore obscure  et seulement à une heure de l’après-midi Chappe reçut le message du Général à Lyon qui avait failli à son devoir en ne transmettant pas à Masséna la nouvelle du débarquement.

Monsieur de Vitrolles nous a dit comment les doigts gouteux de Louis XVIII étain incapables de tenir le message fatal et que les préparatifs furent immédiatement entrepris pour vérifier la marche de l’envahisseur. Louis montra certainement un grand sang-froid ; peut-être il réalisa en premier l’immensité du péril et en fait on pensait généralement que Napoléon irait en Italie et là se mettrait à la tête de l’armée napolitaine. Mais Napoléon avait sondé depuis longtemps les sentiments des troupes françaises et ce qu’il avait en fait l’intention de faire  était de mettre  sa fortune sous la bienveillance des régiments stationnés en Dauphiné. Grenoble s’étendait devant lui et de l’humeur de l’importante garnison qui s’y trouvait dépendrait son succès ou sa ruine.

Grenoble le ferait césar ou rien.

Ce n’est pas l’endroit pour suivre la marche de l’Empereur  au-delà des Alpes Maritimes. Un récit de son arrivée à Grenoble qui a été recueilli comme ces pages des lèvres d’un témoin peuvent être trouvées dans Edimbourgh review Vol CCIV sous le titre de l’article « Dauphiny »

 

Notes:

 

Le Maire de Cannes en 1815 était François Poulle depuis 1812. Il y eut un Raybaud Maire en 1839.

Suivant le cadastre de 1813 on peut voir que la Mairie occupait la parcelle 756. Le four du boulanger Antoine Raibaud était mitoyen à l’Est. Le boucher en question ne devait pas habiter bien loin car la Rue de la Boucherie commençait immédiatement à l’est, se dirigeait vers le nord, prolongée par la rue Saint Antoine. Un article sur le passage de Napoléon à Cannes a paru dans Nice Matin du 1er mars 2015 sous la plume d’Aurore Busser qui a rapporté le témoignage de son grand-oncle fils de Léandre Sardou.

Par ailleurs un article de la revue « l’Estafette » du 13 mars 2014 a rapporté le récit de François Poulle paru en 1887 dans la revue « Rétrospectives ». Il en ressort qu’il y avait plusieurs bouchers et boulangers.

 

Le Nain Jaune de Cauchois Le Maire  était un journal satirique qui parut de 1814 à 1815

 

Napoléon aurait annoncé à ses troupes en 1814 que la violette reviendrait avec le Printemps et il était surnommé le Caporal Violette. Sur un dessin on le voit dissimulé à droite du bouquet, l’Impératrice à gauche et leur fils au milieu. 

La chapelle Saint Pierre existait encore en 1854, car elle a été photographiée notamment par Charles Nègre et la photo figure dans le livre "la photographie à Nice Monaco et dans les Alpes Maritimes - éditions Academia Nissarda 2016" page 172

 

Bibliographie

 Charlotte Louisa Hawkins Dempster - The Maritime Alps and their seabord

Longmans Green and Co – London 1885

Chapitre XXI – Napoléon at Cannes - page 327 et suivantes

https://archive.org/details/maritimealpsthei00demp