Point du Ramingao ŗ Roquebrune Cap-Martin

PREMICES DU TELEPHONE 06 NICE

Mise à jour mars 2020

il semble que l'implantation ait été assez lente

Extraits du journal le Phare du Littoral

 

Vendredi 11 mai 1883

Grace à la décision  prise par Mr Cochery, ministre des postes et télégraphes, Nice est une des villes choisies pour servir de champ d’expérimentation à l’établissement d’un réseau téléphonique…

Photo de gauche téléphone système Ader. A droite extrait de majores nostri.

Toutefois l’industrie privée sollicitait depuis longtemps l’autorisation d’installer à Nice ce nouveau service de communication.

Elle lui a été refusée parce que l’on se réservait d’y procéder officiellement. En sorte que sans l’intervention administrative nous pourrions jouir depuis deux ans déjà du bénéfice de cette utile innovation.

Ceci dit, nous nous empressons  de constater que les facilités offertes aux particuliers et au public sont réelles et que l’on aura tout avantage à s’adresser à l’administration postale pour utiliser ces appareils d’une incontestable utilité.

Les hôtels, les administrations publiques, les banques, les villas disséminées dans la banlieue ont le plus grand intérêt à communiquer promptement avec leur clientele, leurs fournisseurs, leurs abonnés etc…

Le public lui-même admis à communiquer dans les bureaux téléphoniques avec les abonnés moyennant une faible rétribution pour chaque cinq minutes de conversation, trouvera dans ce mode de transmission orale des avantages que ne peuvent lui offrir la lettre ou la carte postale  ou même la dépêche télégraphique.

Le système adopté par l’administration pour l’organisation des services téléphonqiues publics consiste à laisser à la charge des abonnés les frais  d’établissement de leurs fils mais à ne leur demander qu’un abonnement mensuel ou semestriel très modéré.

Comme dépense de premier établissement l’abonné aurait à payer le prix de son fil calculé à raison de 250 F par kilomètre plus une somme fixe de 75 F pour frais d’instalaltion des appareils téléphoniques.

Cette dépense peu considérable pourrait être payée en quatre annuités si l’abonné souscrivait un abonnement de quatre ans.

L’abonné aurait la faculté de choisir lui-même l’appareil téléphonique ou de le louer à l’administration moyennant une redevance peu élevée ( 40 F pour le système Ader et 20 F pour les autres types).

L’abonnement annuel est fixé à 200 F mais il serait réduit à 170 F  quand le nombre d’appareils serait de 300.

L’administration accepterait également des abonnements de six mois pour 150 F avec réduction à 120 F  quand le nombre d’abonnés s’élèverait à 300.

… Les abonnés pourront être mis en communication avec les différents points du réseau.

Ils auront le droit de déposer et de recevoir leurs télégrammes par l’intermédiaire de leurs fils.

Les lignes téléphoniques ne sont pas limitées à l’enceinte des villes. Les lignes peuvent s’étendre jusqu’aux habitations et aux Commune suburbaines.

Enfin dans l’avenir des lignes téléphoniques spéciales pourront relier certains réseaux entre eux,  et permettront de communiquer de ville à ville.

L’administtrfation a admis en outre que toute personne qui se présenterait dans les bureaux téléphoniques pourrait correspondre avec les abonnés en acquittant une taxe de 0.25 F par trois minutes de conversation.

 

Jeudi 13 mars 1884

 

Conseil municipal

Approbation d’un réseau téléphonique destiné à relier les divers postes de police et les pompiers

Lundi 7 septembre 1885

Un fil téléphonique relie depuis avant hier les bureaux de la Société du gaz place Charles Albert à l’usine route de Gênes

 

Lundi 5 avril 1886

Commission départementale

Installation d’une ligne téléphonique entre la Préfecture et les bureaux de Mr l’ingénieur en Chef

Vendredi 24 décembre 1886

Projet à soumettre au ministre de passage dans la région

Etablissement d’un réseau téléphonique qui irait de Cannes à Menton en passant par Nice… sans compter les localités intermédiaires