Mise à jour Janvier 2014

Via Julia entre la Turbie et Vintimille

VIA JULIA ENTRE LA TURBIE 06320 ET LE VAR


             

La traversée de la Turbie


Mise à jour janvier 2016

Dans la traversée du village il n'est pas possible de suivre le tracé de la voie. Il est vraisemblable qu'elle traversait le parking en biais. Une vieille gravure, datant d'avant la première restauration de la tour d'Auguste réalisée par le Roi de Sardaigne vers 1848, permet de deviner l'emprise de la route de Nice à Gênes (Grande Corniche) qui passe nettement à l'extérieur des limites du village à l’époque. Voir photo.

A l’entrée est du village se trouve une porte fortifiée, sur laquelle une plaque indique : « porte est, enceinte du XIIIème siècle » ; quand on entre dans le village par ce passage, immédiatement à droite et à l’intérieur de l’enceinte une plaque est apposée sur une porte en plein cintre condamnée, avec l’indication : « porte romaine ». Cette indication est à prendre avec prudence, en fonction des distances mesurées d’une part et du fait que si les portes du village étaient fermées la nuit, il semble logique que le transit ait été laissé libre, donc en dehors de l’enceinte du village.

On peut supposer que l'embranchement  du chemin antique vers Cap d'Ail sur la via Julia devait se trouver à peu près à l'emplacement de l'embranchement actuel du CD 37 sur la Grande Corniche.

La voie devait passer à quelques mètres de la fontaine antique restaurée en 1824, dont le captage était au delà du col de Guerre dans la région du Faissé. (Voir par ailleurs l’étude de cet aqueduc)

Dans le village une rue porte le nom de Via Julia et une plaque a été apposée sur la première maison en montant à gauche.

En fait il s'agit de la voie d'accès au trophée, mais la Via Julia proprement dite passait probablement en dehors du village médiéval. Le chanoine Baudoin pense que la voie entrait dans le village par la porte est, passait devant le trophée et ressortait par la porte ouest. (2) III page 6.

Ce tracé aurait rallongé le trajet de 100 à 200 mètres environ soit un dixième de mille entre les bornes 604 et 605 ce qui est beaucoup. Or la longueur mesurée sur plan sur le trajet direct entre l'emplacement supposé de la borne 604 et l'emplacement de la borne 606 correspond à moins de 1% près avec la longueur de 2 milles romains, ce qui est remarquable, et qui contredirait le tracé supposé par le chanoine Baudoin.

Selon Annie Arnaud (1) page 26, la voie aurait été bornée et pavée en 13 avant JC.

Tronçon de La Turbie au quartier Saint Pierre à la borne 606 vers l'ouest


                         

Comme indiqué plus haut la Grande Corniche a emprunté le tracé de l'ancienne voie entre le village et l'ancienne chapelle Sainte Catherine. Cette chapelle dont des vestiges subsistaient encore au milieu du XXème siècle, était sans doute de moindre importance que les autres du village. Elle fait l’objet d’un dossier particulier.

La colonne Charles Félix a été édifiée au carrefour Sainte Catherine à l'occasion de la construction de la route D 2204 dite route de Laghet en 1827. Elle a été déplacée de quelques mètres quand le carrefour a été élargi.

L'inscription gravée sur le socle est la suivante :

REGE CAROLO FELICE

AEDEM MARIAE SANCTISSIMAE

SOLEMNITER  ITURO VIA IULIA

OLIM IMPERATORIS HADRIANI

NUNC ACCOLARUM NICAENSIUM AERE

SATAGENTIBUS

AEMIL ROTARIO SEVERINIANO GUBERNATORE

ALEX CROTTI PRAEFECTO PROVINCIAE

HIER GNECCO CURATORE VIARU

H.M.P. MDCCCXXVII

L'inscription montre que le roi Charles Félix a voulu placer cette route dans la continuité de la via Julia.

La route départementale N°2204 dite route de Laghet a repris en partie l'emprise de la voie romaine entre le carrefour et l’embranchement du chemin de l’Esparaye sous le viaduc de l’autoroute.

L’embranchement sur ce qui est devenu la Grande Corniche se faisait au niveau de ce qui est maintenant le parking Sainte Catherine et la voie restait en rive droite du ruisseau jusqu’au chemin de l’Esperaye

Jusqu'en 1975 le chemin était praticable et carrossable depuis la route de Laghet jusqu'à une ruine située un peu à l'est de la borne 606 au delà de la chapelle Saint Pierre, ruine  à côté de laquelle se trouvait un très beau four à chaux. Louis Cappatti (10) page 14 indique à ce propos " Baréty ne parle pas de ce four à chaux construit avec une architecture remarquable qui apparaît nettement comme une oeuvre administrative ; je me plais à voir là le four à chaux utilisé pour la construction de la voie romaine et du monument de la Turbie." C'est enthousiaste mais malheureusement les travaux de construction de l'autoroute sont passés par là et aucun sondage n'a été effectué sur ce four qui était effectivement important et beau. A ce jour il n'a pas été non plus possible de retrouver des photos auprès des services d'Escota. En venant de l'est la voie était un agréable chemin en partie ombragé qui a été partiellement modifié une première fois par les remblais de l'autoroute puis complètement détruit lors de la construction de la bretelle de Monaco, mais reconstitué non loin de son emplacement ancien.

La société Escota a marqué l'emplacement de l'ancienne voie par un petit abri sur les panneaux intérieurs duquel est racontée l'histoire de la voie romaine avec cartes explicatives et avec sur le mur extérieur une peinture  représentant la voie. Sur le côté nord de la bretelle de l’autoroute est représenté un char romain. L’édicule se trouve à droite quand on se dirige vers Monaco. Peu de gens certainement imaginent la signification de cette représentation. Un marquage au sol symbolise le tracé de la voie à l'endroit où elle passait en diagonale sur ce qui est devenu l'emprise de l'autoroute. (Voir photos)

La borne 605  du quartier de l'Esperaye a été transportée par Jules Formigé en 1930 au musée Tuck de La Turbie. On peut situer son emplacement approximatif en reportant sur le plan sa distance à partir des bornes 604  et 606 dont la position exacte est connue.

Mommsen (17) dans sa note N° 8101 donne les descriptions de Spitalieri, Gazziera et de l’abbé Bonifassi qui correspondent bien au site de l’emplacement aujourd’hui disparu sous l’autoroute.

Avant la borne 606 on passe sur le territoire  de la Trinité érigée en commune le 30 Janvier 1818 et dépendant précédemment de Eze.

Lors de la construction de la bretelle de Monaco des sondages ont été faits par la Société Escota au droit de la borne 606 sous le contrôle de Mademoiselle Mouchot, alors conservateur de musée de Cimiez, qui m'a indiqué avoir trouvé du matériel archéologique (poterie d'époque antérieure à la construction de la voie romaine) ce qui pourrait faire penser à l'existence d'une piste ligure antérieure à la voie romaine. Ceci est tout à fait possible étant donné le choix  judicieux de l'emprise de la voie sur un replat à mi pente de la crête de la Revère et du vallon de Laghet.

La borne 606 se trouve à 160 mètres environ à l'ouest des barrières de péage de la bretelle de Monaco GPS Lambert III (x=1005.209 ; y=3172.931 ; z=388)

Actuellement on peut observer trois colonnes cylindro-coniques en béton (Voir photos) marquées DCVI, et entre la première et la deuxième, côté est, un élément en pierre  de 1 mètre de haut environ posé sur un socle en béton carré affleurant du sol.  Aucune inscription n'est marquée.

L'emplacement de la chapelle Saint Pierre est exactement connu. Les ruines étaient encore visibles en 1975.  Elle se trouvait immédiatement à l'est du ruisseau de Saint Pierre et à peu près à sa source. La présence de cette source  est peut-être à l'origine de l'implantation de cette chapelle. Sur le cadastre de 1872  (A. D. microfiche 149/18 La Trinité D2) la ruine est encore mentionnée.  Elle a été photographiée par le Docteur A. Baréty  (1bis)  et il indique page 31 "le mur qui regarde la voie présente tous les caractères d'un mur romain à petit appareil". L'axe de la chapelle était parallèle à la voie. Le ruisseau de Saint Pierre en général à sec se jette dans le Laghet un peu en aval du ruisseau de l'Esperaye. Sur le même plan on voit les ruines de la ferme et du four à chaux  encore existantes en 1986 au moment du défrichage pour l'exécution de la bretelle de Monaco.

Entre la ruine mentionnée plus haut et le collet de Saint Pierre, la voie n'était plus en 1975 qu'un sentier piétonnier certainement depuis très longtemps.

Ce secteur est celui où la pente générale du versant nord des crêtes de la Revère est la plus forte et c'était un secteur faible de la voie du fait d'éboulements possibles, de tremblements de terre etc... Une faille traverse cette zone suivant une orientation générale nord sud.

Mommsen (17) indique à propos de ce milliaire dans ses notes N° 8103 et 8104, que d’après Gazziera, la partie supérieure a été trouvée dans le champ d’un certain Curti. La famille Curti, s’il s’agit de la même, possédait encore le terrain en contrebas de la borne à la fin du XIXème siècle

Tronçon de la borne 606  au vallon de Fontsante commune de La Trinité


Louis Roubaudi (19) page 99 et suivantes, nomme des redécouvreurs des bornes. Il cite le Comte de Cessole (1841)  et le Baronnet Boileau, le Marquis Maffei (1749), le Chevalier Bertolotti (1834)

Entre le collet de Saint Pierre et le plateau de Figour la voie était relativement droite et seul subsiste comme repère la borne 607 dont l'histoire est contée en détail par Pierre Bodard (5 et 6). Les coordonnées GPS Lambert III sont (x=1003.959 ; y=3172.878 ; z=333).

On peut s’étonner que la distance mesurée entre les bornes 606 et 607 est un peu inférieure au mille, mais il y a plusieurs raisons possibles : petite incertitude sur la mesure GPS, différence calculée en ligne strictement droite et ne tenant pas compte des légères courbes, compte non tenu des différences d’altitude car après la borne 606 la voie montait au collet de Saint Pierre qui n’existe plus du fait de la tranchée de l’autoroute et redescendait vers la 606.

Par ailleurs quand les bornes ont été remises en place au XIXème siècle, l’emplacement exact a-t-il été retrouvé ? Enfin, on peut se demander quelle était l’exactitude des mesures romaines.

Actuellement on voit trois colonnes cylindro-coniques en béton; celle de gauche surmonte un socle en pierre et porte le numéro DCVII. Les deux colonnes les plus à l'ouest reproduisent les inscriptions notées sur des plaques de pierre placées au pied. Les inscriptions qui ont  été notées au pied des deux  bornes les plus à l'est  au moment des travaux de l'autoroute sont celles notées par Pierre Bodard dans son rappel synoptique pour les bornes 606, à savoir pour la borne la plus à l'est : IMP ANTONINUS..... (Se référant à Caracalla) et pour celle du centre IMP Caesar... (Se référant à Hadrien).

Il y a donc une erreur pour ces deux bornes et les plaques seraient à remettre à l'emplacement des bornes 606.

L’inscription de la plaque au pied de la borne 607 ouest est juste: " IMP CAESAR AUGUSTUS... (Se référant à Auguste)

Or le Docteur Baréty, n'a trouvé à son époque qu'une seule borne, celle située à l'ouest dont l'inscription ne donne pas lieu à contestation, mais les deux autres inscriptions se rapportent en fait respectivement à la borne 606 d'Hadrien et 606 de Caracalla. Il y a donc une contradiction et ce problème est à éclaircir.

Lucien Barbet a écrit un article dans les Annales de la Société des Lettres Sciences et Arts Tome XVIII en 1903, relatant la mise en place de la borne DCVII (607) "à l'endroit exact où les romains l'avaient plantée"

Comme cette partie de la Via  Julia  était encore carrossable en 1975, son tracé a été remanié en fonction du passage de l'autoroute, pour maintenir l'accessibilité des propriétés.

Sur le plan cadastral de 1872 (A. D. microfiche 149/20 La Trinité E2), le chemin est qualifié "chemin connu sous la dénomination de romain". Sur le plan cadastral de 1872 (A. D. microfiche 149/18) le chemin est qualifié "ancien chemin romain".

Mommsen (17) N° 8105  donne les descriptions des visiteurs anciens.

Pierre Bodard (5) indique page148, que la borne 608 avait été cassée et réemployée dans les murs de la propriété Conso. Il s'agirait d'un abbé Conso. En mesurant les distances à partir de la borne 607, la borne 608 serait à peu près à hauteur du pont enjambant l'autoroute. A partir du  cadastre de 1872  on peut retrouver les propriétés Conso, mais il y a de nombreuses parcelles dans cette zone appartenant à divers Conso; ce serait donc un travail laborieux de retrouver celles ayant appartenu à l'abbé Conso et d’examiner les murs de restanques pour retrouver quelques vestiges épigraphiques.

Camille Germain (15)  précise au sujet des  bornes 608: " ces deux bornes furent découvertes en 1744 par l'archéologue Ricolvi et Monsieur le Comte de Cessole les redécouvrit à nouveau en 1843. Il  y a peu d'années Monsieur l'abbé Conso sur la propriété duquel elles se trouvaient les fit casser et en remploya les débris à la construction d'un mur de soutènement. Le délégué (?), a retrouvé plusieurs fragments de ces bornes et sur chacun d'eux un certain nombre de lettres". Il situe l'endroit au quartier Garquier à proximité du ravin Majoris. Le quartier Garquier a été aussi visité par l'abbé Bonifassi dans les années 1820 (voit tome XI de ses mémoires aux archives municipales de Nice). Il a lui-même relevé l’inscription selon Mommsen N° 8107.

A. Baréty (1bis)  page 27, écrit que divers fragments furent retrouvés par le Docteur Planat.

Un tracé vraisemblable en continuant vers l'ouest est constitué par l'emprise de l'Avenue André Theuriet jusqu'au vallon de Font Sante. Toujours en reprenant les distances à partir de la borne 607, la borne 609 serait à peu près  à 100 mètres après  l'intersection de l'Avenue André Theuriet et du vallon de Font Sante.

Tronçon de Fontsante à Saint Pons à Nice


                        

André Baréty (1bis) page 8, indique  que la voie traversait la vallon de Laghet,  passait par le quartier de Roma à La Trinité et  rejoignait la plaine de l'Ariane en rive droite du Paillon de Contes après avoir traversé celui-ci à hauteur  des moulins d' Eze

Ce quartier Roma existe encore avec cette domination et une voie perpendiculaire à la route de Laghet escalade la petite colline par un raidillon de quelques dizaines de mètres en amont du pont qui traverse le vallon de Laghet au niveau du vallon de Fontsante.

Mais cette voie baptisée encore actuellement voie romaine est très pentue aussi bien sur le versant Laghet que sur  le versant Paillon. Elle coupe à angle droit l'ancien chemin de Laghet en son point le plus haut où se trouve une croix en fonte sur un socle en pierre daté 1826.

L'hypothèse de A. Baréty a été retracée sur le cadastre de 1872. Celui-ci devait représenter sans grand changement  l'état des lieux au moment où il a écrit son mémoire une trentaine d'années après la parution de ce cadastre.

Il semble que le premier à avoir parlé de ce tracé soit Ricolvi au XVIIIème siècle.

Cependant cette hypothèse n'est pas satisfaisante pour l'esprit pour plusieurs raisons.

Tout d'abord, en arrivant en bas de l'avenue André Theuriet à la traversée du vallon de Fontsante, point de passage vraisemblable et qui n'est pas contesté, on observe que pour emprunter ce chemin dit "voie romaine", il faut tourner à angle droit en tournant le dos à Nice et franchir la croupe du quartier Roma par ce chemin aussi raide à la montée qu'à la descente.

Ensuite ce tracé suppose la traversée de trois ruisseaux ou rivières avant de rejoindre l’abbaye de Saint Pons adossée à l’hôpital Pasteur, à savoir le vallon de Laghet, le Paillon à La Trinité puis la Banquière en arrivant à la pointe de Merindol, ce qui veut dire des gués à remettre en état après chaque intempérie importante.

Ce tracé rallonge la distance entre Fontsante et Saint Pons de plusieurs centaines de mètres.

En outre, selon cette hypothèse, l'arrivée au pied de Saint Pons en rive droite du Paillon se fait du côté extérieur du méandre du Paillon avec risque d'affouillement de la voie.

Enfin quel était l'état de la plaine de l'Ariane à l'époque romaine. Le Paillon qui n'était pas canalisé était peut-être susceptible de rendre ce passage marécageux. On sait que des inondations ont eu lieu jusqu'au pied de l'église saint Pierre.

Cette "voie romaine" franchissant la croupe du quartier Roma pourrait alors plutôt être considérée comme un raccourci pour rejoindre une voie remontant vers l'Escarène.

Une hypothèse logique de tracé serait donc plutôt un chemin direct en pied de colline dans la plaine de La Trinité jusqu'à la chapelle de Bon Voyage.

Le quartier a connu  il y a trois siècles l'aménagement de la route granducale de Nice à Turin. L'emprise de cette route dans son état actuel n'est certainement pas sur la voie antique car elle se trouve sur un remblai important. Deux chapelles pourraient baliser l'ancien tracé mais il faudrait au moins prouver que la chapelle de Bon Voyage et la chapelle Sainte Anne à la Trinité sont bien antérieures au XVIIème siècle, pour avoir un premier indice. Par ailleurs au pied de la chapelle Sainte Anne on ne trouve pas trace de chemin ancien à flanc de coteau.

Des tronçons de rues à la Trinité semblent être sur la ligne théorique possible de l'ancien tracé.

Il faudrait aussi pouvoir accéder aux archives de la Compagnie des Eaux  pour voir si des cartes ont été établies au moment de la création du canal de Sainte Thècle au XIXème siècle qui traverse la plaine de la Trinité.

Enfin on peut toujours espérer qu'une fouille à l'occasion d'un chantier procure un indice.

Mais un plan de 1836 de Canale (réf A. D. 01 Fi 0076) sur les bases d'un état des lieux effectué en 1817 pourrait apporter un élément de réponse plus satisfaisant. Sur ce plan on voit bien l'arrivée de la voie au niveau de Fontsante ainsi que la voie dite romaine qui escalade la butte de Roma légèrement en amont.

Mais on voit aussi une voie en rive droite du vallon de Laghet qui passe le long de l'église de la Trinité au sud pour rejoindre la route granducale puis royale dont on voit ensuite le tracé en courbe en rive gauche du Paillon et en dehors de ses divagations.

Ainsi on pourrait émettre l'hypothèse suivante:

En débouchant au vallon de Fontsante la Via Julia restait en rive gauche du vallon de Laghet mais une déviation passait brièvement en rive droite du vallon de Laghet au pied du village antique supposé de Roma pour desservir le village puis repassait en rive gauche du vallon de Laghet sans traverser le Paillon.

La route de Nice à Turin  (avant endiguement) a peut-être repris l'emprise  du tracé de la Via Julia entre le village de la Trinité et Nice; un point de passage obligé étant le pied de colline au sud des Ètablissements Gerland actuels pour rejoindre la chapelle de Bon Voyage et traverser à gué le Paillon un peu plus bas en face de Saint Pons.

L'endiguement du Paillon a été réalisé vers 1864  suite à une décision du Consiglio d'Ornato de 1832.

Enfin pour être complet, indiquons que l'église saint Pierre de La Trinité était en 1812 au bord du Paillon.

Cependant un plan de 1748 semble indiquer une voie de chaque côté du Paillon.

Selon l'hypothèse retenue ci-dessus, la borne 610 pourrait être située approximativement à hauteur du stade de l'Oli et la borne 611 grosso modo à hauteur du viaduc de l'autoroute.

   

Tronçon de Saint Pons à la Fontaine du Temple


                

Sur le cadastre de 1812, section I de Saint Pons et Aubre de Cimiez on voit que la voie passait devant ce qui est devenu plus tard l'abbaye de Saint Pons, maintenant incorporée à l’Hôpital Pasteur. Des tableaux anciens ou des gravures datant du XVIIIème et XIXème siècles semblent indiquer que la montée vers l’abbaye de saint Pons se faisait du nord vers le sud

    

. Jacques Dalmasso (13) a retrouvé récemment un tronçon de chemin d’un quarantaine de mètres en contrebas du mur de soutènement de la route actuelle après l’épingle à cheveu. Voir photos.  La voie devait passer à travers les pavillons de l’Hôpital, peut-être le pavillon A, pour rejoindre un petit tronçon de l'actuelle avenue de la Voie Romaine sous le centre Lacassagne.

La borne 612 aurait pu se trouver à hauteur de l'abbaye de Saint Pons.

André Baréty (1bis) page 9, écrit : "Entre deux lacets du boulevard récemment ouvert (il s'agit de l'avenue de la Voie Romaine), on retrouve une portion à peu près intacte de l'ancienne voie romaine, c'est "lou camin caladat". Il est pavé et bordé de murs et réduit à une largeur de 2,50 m".

Effectivement un chemin coupe les lacets de l'avenue de la Voie Romaine entre le numéro 46 et le numéro 62, puis entre le numéro 62 et le numéro 97, et aboutit à Cimiez au nord du cimetière. Puis l'avenue de la Voie Romaine  emprunte probablement sur quelques mètres jusqu'au nord de la place du Monastère le tracé d'origine.

Au départ du deuxième tronçon à gauche en montant se trouve un oratoire ancien sans indication.

Mathiot (16) page 946 indique "le conseil municipal décidait le 30 Septembre 1913 que le boulevard qui va de Cimiez à Saint Pons et qui est établi sur une partie de l'ancienne voie romaine serait appelé voie romaine". Cette décision est malheureusement susceptible de créer une confusion dans les esprits car il n'y a qu'une toute petite longueur entre la sortie de l’hôpital Pasteur et le numéro 46 qui corresponde à la voie antique.

Aucune plaque n'indique le nom de ce  chemin de 2,00m à 2,50m de large et il serait bon de lui donner son nom ancien avec la réserve de "tracé présumé".

On peut remarquer en outre que les deux  lacets un peu au dessus de l'actuelle avenue de la Voie Romaine à hauteur du numéro 46 excluaient la possibilité de faire passer des chars à cet endroit.

On peut donc se poser la question de savoir si la voie était carrossable ou non à l'origine. Si elle l'était c'est que son emprise a été modifiée avant les années 1800. Si elle ne l'était pas on peut se demander comment ont été faits les approvisionnements lourds de Cemenelum, notamment depuis les carrières et où étaient situées celles-ci notamment pour les pierres de taille.

Baréty  (1bis) page 27 situe le milliaire 613 à Cimiez mais sans citer ses sources. Le calcul des distances suivant le tracé ici proposé donnerait  plutôt une position voisine de l'actuelle avenue de Brancolar.

Entre le côté nord de la place du Monastère,  et la chapelle Sainte Anne la voie existant en 1812 montre un tracé qui n'est pas rectiligne comme l'avenue du Monastère actuelle et il faudrait pouvoir reconstituer le plan de la ville romaine pour cette partie pour retrouver le tracé vraisemblable originel.

Cette chapelle Sainte Anne est probablement sur le passage de la voie antique qui devait emprunter ensuite un petit tronçon de l'Avenue de Flirey.

Selon Mathiot (16) page 451, la voie se dirigeait vers le nord ouest à partir du N° 11 et 13 de l'avenue de Flirey. Un oratoire se trouve à cet endroit avec dans la niche une statue de vierge à l'enfant  et un chemin existe encore au nord de  la copropriété le parc de Cimiez jusqu'à l'avenue Victoria, qu'il traverse pour aboutir à l'avenue de Brancolar au nord du collège Henri Matisse à hauteur du N° 116.  Ce chemin ne porte malheureusement pas de nom et c'est dommage car il est emprunté notamment par de nombreux collégiens qui pourraient connaître ainsi facilement un chapitre de l'histoire de leur ville si l'on notait sur une plaque "tracé supposé de l'ancienne Via Julia". Le tracé antique a pu être légèrement remanié en fonction des constructions de l'avenue Victoria du collège Henri Matisse et de l'élargissement du chemin ancien de Brancolar. Notons qu'une voie directe remontait antérieurement à 1800 le vallon de Vallombrosa passait à Cap de Croix et suivait l'avenue de Brancolar vers le quartier de Saint Maurice.

De l'avenue de Brancolar, tous les auteurs s’accordent à penser que la Via Julia empruntait ensuite le chemin de la Galère à hauteur du numéro 119 le long du parc Orangini puis l'avenue des mimosas. Voir section Q1 du cadastre de 1812 en limite avec la section O.

En ce qui concerne le chemin de la Galère, Mathiot (16), écrit page 45 : "le nom de la galère n'est pas officiel.... on a voulu l'expliquer par le creux ...le comparant ainsi au fond d'une galère. L'origine parait bien plus simple, le terrain appartenant à un moment au baron Galéa ou Galera ; le camin de Galera menant à la villa de ce nom est ainsi devenu chemin de la Galère."

A. Baréty (1bis) page 10, suggère un tracé  jusqu'au chemin de Gairaut. Il s'agit d'un chemin dans l'axe de l'avenue des Mimosas, elle-même dans sa partie basse sur l’emprise probable de la voie antique, et aboutissant au N° 16 du vieux chemin de Gairaut. Ce chemin existe encore sans aucune dénomination et la même remarque que celle faite plus haut s'applique.

 Puis toujours selon Baréty elle aurait été absorbée par le chemin de Gairaut  jusqu'à la chapelle du Ray. S'agit il de l'avenue de Gairaut ou de l'avenue Gravier puis de l'avenue du Ray ?

Il écrit page 10 « En face de la chapelle du Ray du côté du nord se trouve la baraque d'un forgeron maréchal ferrant, établie sur une partie du sol qui, il y a un peu plus de 20 ans était encore pavée de grosses pierres ». Ces informations peuvent donc être confrontées avec les cadastres de 1812 et 1872.

Sur des photos anciennes on peut localiser la chapelle du Ray  qui selon Charles Antoine Fighiera (14) aurait été édifiée après 1716.

Selon lui également la chapelle Saint Pancrace, mentionnée au XVIIIème siècle était érigée au quartier appelé anciennement "Colla del Bast".

La borne 614 aurait pu se trouver dans le secteur de la Fontaine du Temple.

Tronçon hypothétique de la Fontaine du Temple au Var par Saint Roman de Bellet


Selon Baréty la voie se dirigeait alors vers Saint Sylvestre et de là vers Saint Roman avec une bifurcation vers Saint Barthélemy, Saint Etienne et Saint Philippe.

Jacques Dalmasso (13) a fait récemment une hypothèse de tracé à travers les collines avec un plan détaillé. Voir plan.           

Mathiot (16) écrit page 451 " on trouve notamment à Saint Roman de Bellet des plaques de rue à l'endroit où un petit sentier croise la route de Saint Roman à Colomars devant l'église. Elles portent l'indication Via Julia Augusta". Effectivement sur la façade de l'église de Saint Roman, à gauche est scellée une plaque ancienne avec une inscription légèrement effacée mentionnant: " VIA JULIA  AGUSTA sentier suivant le parcours de l'ancienne voie julienne de Cimiez au Var traversant Bellet supérieur et aboutissant à la chapelle de Saint Sauveur". En allant vers l'ouest ce chemin suit d'abord le chemin du collet des Grecs puis le chemin des Seules. A droite de l'église sur le côté est de la route de Saint Roman à Aspremont une plaque indique: "chemin des collines niçoises N° 1, chemin Julia Augusta, Via Julia. C'est l'aboutissement de la voie qui traverse le haut du vallon de la Madeleine depuis Saint Pancrace. Ce tracé a été repris en aval à l'époque moderne. La très belle carte de Bourcet de 1760 montre deux passages du Var, l'un à hauteur de Saint Laurent du Var dont il sera question plus loin et l'autre légèrement au nord de Saint Isidore au débouché du vallon de Lingostière (dénommé sur le plan l'Augoustière), la voie traversant une île existant à l'époque appelée Isle de la Baronne et remontant vers Saint Jeannet par un vallon situé au sud du château de la Gaude. Faut-il voir dans l'Augoustière un toponyme se rattachant à Auguste.

A propos de Lingostière,  Mathiot (16) page 493, donne les étymologies suivantes : pays du troenne ligustrum ou ligousta = sauterelle (locusta en latin)

Ainsi la voie au XVIIIème siècle aurait suivi grosso modo la crête de la colline de Saquier depuis le lieudit N. D de las 3 Fons avant de déboucher sur le Var. L’ancien chemin se voit toujours. Il s’appelle « raccourci Auguste Comte » et recoupe les virages de la route dite de Saquier. Certains tronçons sont inaccessibles du fait des talus créés pour l’élargissement de ce chemin de Saquier.

Ce chemin est décrit très en détail par Jacques Dalmasso (13)

Une tour existait à cet endroit du temps de Bourcet appelée Tour de Villa Leone.

Notre Dame de las 3 Fons correspond-elle à N.D des Seules  dont l'ancienne dénomination selon Mathiot (16) était Notre Dame de la Saoule, chapelle existant toujours  au quartier des Seules à l'ouest de Saint Roman. Elle a fait l'objet d'une étude de Georges Doublet ().

Selon Charles Antoine Fighiera (14) la vierge de Bellet était l'objet d'un pèlerinage fréquenté parce que l'huile de sa lampe d'autel passait pour guérir les piqûres d'un insecte appelé « séoula » qui pullulait l'été dans la campagne de Bellet notamment près de la source des "tre font". Cette chapelle de la Seoule aurait été édifiée  au début du XVIIème siècle (avant 1633);

Ainsi ce qui est connu sur les chapelles ne nous éclaire pas sur la Via Julia.

La chapelle de Saint Sauveur n'est pas mentionnée sur le plan de Bourcet.  Par contre un chemin dit romain débouche bien au niveau de cette chapelle saint Sauveur

La voie s'est elle modifiée au cours des siècles en fonction du meilleur passage pour le gué. Ce point est à éclaircir, l'accès à la chapelle de Saint Sauveur étant un peu plus au nord que le tracé du XVIIIème siècle.

L'abbé Bonifassi (7) note de son côté : "On prétend que les Romains avaient fait un chemin carrossable qui, depuis Cimella, passant par le quartier du Ray, le terrain d'Aspremont et de saint Martin du Var allait aboutir à la rivière de la Vésubie".

Camille Germain (15) ne parle pas de ce tracé. Il a parcouru la Via Julia de Nice à la frontière italienne et la voie Aurelia à l'ouest de Nice et en a fait une étude vers 1870 avant les grands bouleversements de l'urbanisme moderne. Etant conducteur de travaux des Ponts et Chaussées il a travaillé en professionnel et a laissé quelques précieux plans d'ouvrages tels qu'il existaient encore à son époque. De plus il avait l’avantage de visiter les lieux à l’état de campagne avant leur urbanisation.

Vincent Chavanne (11)  a fait une critique sévère du tracé proposé par Baréty et il écrit notamment page 110 : « Il est exclu qu'une voie romaine se soit amusée à se diriger plein est vers Cimiez depuis un gué du Var, franchissant tous les ravins profonds et encaissés qui séparent ces deux points. Un tracé proposé au début du siècle par Baréty, pour épauler la thèse d'Edmond Blanc n'est basé que sur l'existence de sections pavées, ce qui, à l'époque, était encore un brevet de romanité, mais a perdu depuis toute vraisemblance. »

Il y aurait lieu pour creuser ce problème d'évaluer d'une part la longueur du trajet à pied de la fontaine du Temple au gué de la Baronne par les collines suivant le tracé approximatif de Baréty ou celui de Dalmasso et de la comparer à la longueur de trajet par  saint Etienne, saint Philippe, Carras, saint Augustin et la rive gauche du Var.

D'autre part il y aurait lieu d'étudier les toponymes qui seraient susceptibles d'apporter quelques lumières sur le tracé par les collines. Saint Roman et saint Pancrace sont des saints que l'on peut qualifier de première génération. On les a déjà rencontrés dans le secteur de la Turbie, Monaco.

Enfin, indiquons qu’au XVIIIème siècle le Var pouvait être passé à un gué plus au nord en aval du confluent de l’Estéron  et on peut voir des parties de chemin en dessus du Broc. Le chemin passe au pied de la redoute du Broc toujours existante.

Tronçon de la Fontaine du Temple vers l'ouest par le bord de mer


 

Baréty (1bis) page 27, citant Ed. Blanc, indique qu'un milliaire 615 aurait pu se trouver près de l'église Saint Etienne. Il note aussi que cette inscription est contestée par Bourquelot qui n'a vu en elle qu'une dédicace. Effectivement le calcul effectué sur les bases énoncées ci-dessus permettrait de situer la borne 615 dans le quartier saint Etienne.

Or Jacques Dalmasso (13) indique : « au XVIIème siècle, Pierre Gioffredo avait situé avec précision la chapelle saint Etienne, détruite par un tremblement de terre, et il savait que devant cette chapelle il y avait un milliaire. J’ai retrouvé la base de cette borne romaine dans la cour d’un serrurier  de la rue Dabray à 60mètres de son emplacement initial. C’est donc qu’une voie passait par là ».

Jacques Dalmasso situe l’ancienne église ou chapelle saint Etienne à l’angle de la rue Trachel et de la rue de l’abbé Grégoire, ce qui représente entre la « pierre »  et l’ancienne chapelle une distance de quelques dizaines de mètres. Il y a lieu de s’appesantir sur la question de cette borne supposée. Elle se trouve derrière l’immeuble du 24 rue Dabray dans un espace qui borde la cour Bensa. Actuellement la partie visible dépasse du sol de 50 cm environ. Le diamètre de70 cm pourrait correspondre au diamètre des bornes connues. Mais dans la partie visible on ne peut pas lire d’inscription gravée. Il y aurait lieu de la dégager pour voir si dans la partie prise dans le béton on peut voir une gravure se rapportant à la dédicace mentionnée par Bourquelot. Devant la pierre, voir photos et plans, se trouvent deux dalles  taillées polies de 70cm x 70cm environ avec deux marques circulaires en leur centre de 50 cm de diamètre avec un crochet entre les deux dalles

Si cette pierre était effectivement un reste de la borne 615 ceci affaiblirait considérablement la thèse du passage de la Via Julia par les collines de l’ouest de Nice.

Edmond Blanc (4) note page 143 à propos de l’inscription miliaire N° 173, mais sans mentionner la borne 615 « Imperatori Caesari Flavio valerio Constantino Augusto Divi Constantini pii Augusti filio », « cette inscription a été trouvée près de l’église rurale de saint Etienne, banlieue de Nice, je l’ai recherchée activement mais je n’en n’ai pas eu de nouvelles » ? Blanc II N°173, Baréty dans Nice Historique 1910 p .7 »

Enfin, Paul Couisin (12) page 10 note « quartier saint Etienne dans l’église :milliaire de Constantin, sans numéro, perdu - Gioffredo Nic Civ p.8, Bonifassi N°27, Bourquelot N°24, Carlone N° 92,CIL ? V

En ce qui concerne saint Etienne il y a lieu de mentionner également à titre d’information, une chapelle saint Etienne à l'ouest du Ray peut-être au quartier de las Planas figurant sur la carte d'état major de 1878, mais ce n'est probablement pas l'église saint Etienne mentionnée par Germain

 Camille Germain (15) dans un mémoire au sujet de la partie de la Via Julia  Augusta comprise entre Cemenelum et Antipolis propose le trajet suivant :

Hameau de saint Etienne, quartier de saint Philippe, chemin de Carras, chapelle saint Jean Baptiste  et saint Augustin.

Jacques Dalmasso (13) suggère que la voie passait après la chapelle saint Philippe dans le collet existant avant la tranchée SNCF, entre la colline des Baumettes et la colline de saint Philippe, ce qui est plausible.

A. Baréty (1bis), page 10, situait la bifurcation entre les deux voies à la chapelle du Ray, et donnait  le trajet suivant : vallon des Gourbelles  ou Vargorbella (Gorbella), saint Barthélemy, saint Etienne, saint  Philippe et pensait que la voie se soudait au débouché du vallon de Magnan  à la Via Aurelia.

Camille Germain indique au sujet de l’ouest de Nice  et notamment au sujet de la chapelle saint Augustin : "cette dernière est à proximité des substructures d'un castellum vigie placé sur la croupe du coteau.... autour du castellum les laboureurs en fouillant la terre mettent fréquemment à jour des ossements humains des tombeaux en brique des sarcophages"

Cette description pourrait correspondre à l'emplacement des studios de la Victorine.

Jacques Dalmasso (13) dans ses études de tracé, suggère que le morceau de chemin entre la voie ferrée et le lycée des Eucalyptus pourrait correspondre à l’ancien chemin du Var. Les lieux seront à brève échéance bouleversés par l’extension de la voie rapide.

En résumé, si l’on considère que la Via Aurelia entre la Paillon et le Var correspondait à peu près à la nationale 7, on est confronté à deux hypothèses : soit un raccordement de la Via Julia en aval de la chapelle saint Philippe (la chapelle actuelle date de 1612) ou plus vraisemblablement à Magnan, soit un passage par les collines pour traverser la Var vers la chapelle saint Sauveur.

Bibliographie


AD ou ADAM = Archives départementales des Alpes Maritimes

BB = Bibliothèque Barbéra Barral à La Turbie 06

IPAAM = Institut de Préhistoire et d’Archéologie Alpes Méditerranée

IISL = Istituto internazionale di studie ligure – Bordighera Italie

SSLC = Société scientifique et littéraire de Cannes

1 - Arnaud Annie, Nouvelle Histoire du Comté de Nice, les temps préhistoriques et protohistoriques, éditions Privat 2006, sous la direction de Alain Ruggiero

1bis - Baréty André - Les voies romaines depuis Vintimille ou soit la Roya jusqu'au Var  et leurs bornes milliaires - Nice 1910 – bibl. BB - La Turbie.

2 - Baudoin Louis- A. D.21 J1 -  Monaco et la région de l'Agel avant le 5ème siècle

3 - Baudoin Louis- Les rives d'Azur – N° 479 Noël 1956 les voies de communication entre Vintimille et Cimiez Nice des origines au Moyen Age

4 - Blanc Edmond - Epigraphie antique tome II - bibl. B.B - .La Turbie et annales de la société szq lettres Sciences et Arts des Alpes maritims 1879, tome VI page 50 à 356.

5- Bodard Pierre - Les milliaires de la Via Julia augusta de Vado au Var - Nice Historique 1974

6- Bodard Pierre - Mémoires de l'IPAAM 1972-1973 Tome XVI

7 - Bonifassi Joseph - N° 30 - Bibliothèque de Cessole Nice

8 - Bonifassi Joseph' Documenti per illustrazione di Nizza a suo cantado Tome III pages 81, 82, 83

9 - Bonifassi Joseph   Chroniques inscriptions niçoises notées Tome XI page 15 N°  lXXXIII

 

10 - Cappatti Louis-  A propos de la voie romaine - Via Julia – bibl. B.B - La Turbie

11 - Chavane Vincent, Depardieu Jean Louis, Maestracci Pierre, Sehet Alain - De quelques voies romaines de la province des Alpes Maritimes - janvier 1996 -  Musée archéologique de Cimiez à Nice

12 - Couisin Paul, carte archéologique de la Gaule Romaine, partie orientale des Alpes Maritimes, éd. Ernest Leroux Paris 1931, Cepam 12 Cou

13 - Dalmasso Jacques – Promenade des Romains, Serre éditeur, 2003

14 - Fighera Charles -  Histoire du pays d'Eze - 1991

15 - Germain Camille - Fond Germain - Archives municipales d'Antibes - 22 S

16 - Mathiot Georges- Dictionnaire des noms de rues -  Archives municipales de Nice

17 - Mommsen Théodorus, Corpus inscriptiones latinarum CIL – IISL Bordighera, et musée archéologique de Cimiez

18 - Spitalieri de Cessole Hilarion- Nice Historique N° 6 du 15 Mars 1900

19 - Roubaudi Louis 1843 Aspect général de Nice et de ses environs - Paris Turin, consultable sur Internet