Photo Mise Mise à jour novembre 2010

Chapelle St-Jean à Belvédère

CHAPELLES ANCIENNES


Ce dossier est consacré à des chapelles ou églises anciennes, souvent en ruines voire disparues et le classement est fait par commune.

Le numéro 189 décembre 2009 du magazine Sourgentin a été consacré aux chapelles et oratoires du pays niçois où 400 chapelles ont été répertoriées et classées.

Certaines chapelles font l'objet d'un dossier particulier

Mise à jour septembre 2017

Belvédère 06450- Chapelle Saint Jean

Bendejun 06390 Chapelle Saint Bénédé

Bezaudun les Alpes 06510 Notre Dame du Peuple

Cabris 06820- Chapelle du Mounestier

Carros 06510 - chapelle Saint Christophe

Coaraze 06390- Chapelle bleue

Contes 06390 chapelle Santa Anna

Coursegoules 06140 -chapelle Saint Jean Baptiste

Entrevaux 04320 -chapelle de l'Hôpital de Glandèves

Eze 06360 -Chapelle Sainte Brigitte

Eze 06360 -Chapelle de Saint Laurent d'Eze

Lantosque 06450 - Chapelle de la Balma

Pierrefeu 06910 - Chapelle de la Sainte Baume

Saint Etienne de Tinée 06660 - Chapelle du Riou blanc Roya

Saint Vallier 06460 - chapelle Sainte Luce

Tende 06430 - chapelle Saint Lazare

Thorenc 06 - chapelle du Castellaras

Touet de l'Escarène 06440- Chapelle des Barres de Saint Sauveur

Trinité (la) 06340- Chapelle Sainte Anne

Utelle 06450-chapelle de la Villette

Valdeblore (la Bolline) 06420 - Eglise Saint Jacques le Majeur

Valderoure (06750) - Chapelle Saint Leonce


BELVEDERE (06450)  - CHAPELLE SAINT JEAN


Ce dossier ne prétend pas apporter de novation sur cette chapelle mais comme elle est en ruines, les plans ont été levés et des photos faites pour en conserver un témoignage.

 

Cette chapelle située au plateau Saint Jean au dessus du village, déjà déclarée ancienne chapelle en 1865 par le colonel Wagner, a peut-être été construite sur un sanctuaire antérieur. Les lieux ont été bouleversés par des fortifications militaires mais des gros murs côté sud de la chapelle pourraient faire penser aux restes d'une enceinte

On peut encore observer des naissances d'arcs sur la façade Ouest encadrant les fenêtres. La chapelle est pratiquement orientée au Nord. Un bâtiment militaire a été construit à l'intérieur de la chapelle


BENDEJUN (06390) -CHAPELLE SAINT BENEDE


 

Prospection J Sarale, R barbès,

Photos J Sarale

Mise à jour novembre 2010

Elle se trouve sur un petit promontoire : x= 997.911, y=3182.110, z=578, qui domine la vallée du Paillon.

 

Historique

 

Th. Bermond a écrit un article sur l’historique de cette chapelle () pages 50 et 51. C'est cet article qui est repris dans  PCAM () page 283, où l'on peut lire « cette chapelle appartenait à l’ancienne famille Martini. Saint Benoit patron de la paroisse, faisait l’objet d’une dévotion particulière. Pour implorer sa protection pendant les années de sècheresse, les fidèles montaient pieds nus le chemin qui mène à la chapelle. La toiture s’est effondrée lors du tremblement de terre du 28 février 1887 »

 

Prospection

 

De gauche à droite:

Plan

Entrée vue de l'intérieur

Mur intérieur nord

Mur extérieur sud avec ancienne porte

Elle est en ruines et envahie par la végétation.

Cette chapelle est rectangulaire avec une porte cintrée au nord ouest surmontée d’une fenêtre rectangulaire, deux niches sur la côté gauche qui semblent être d’anciennes fenêtres bouchées, deux fenêtres sur le côté droit.

Dans le mur derrière l’ancien autel on remarque un encadrement rectangulaire qui a pu recevoir peut-être jadis un tableau.

Une corniche constituée de petites briques plates, court tout le long des parois.

Au sol on voit des tuiles provenant d’une toiture vraisemblablement sur charpente.

A l’extérieur côté sud est, entre les deux fenêtres on observe une ancienne porte voutée bouchée par la suite.

Autour de la chapelle on reconnaît une plateforme surélevée par rapport au sol de 3.5 m de large environ.

L’accès à la chapelle se fait par un chemin surélevé par rapport au sol de 1m environ bordé de deux murs de soutènement, d’une cinquantaine de mètres de long depuis une piste reliant le quartier la Part au quartier Roquebillière.

A cet endroit devait se trouver un ancien chemin disparu.

Si aucun entretien n’est fait, certaines parties de la chapelle vont s’écrouler

 

Bibliographie

 

Bermond Théophile – Mon village Bendejun – Editions Serre – Bibliothèque Nucéra Nice 944 94 BER

 

Patrimoine des communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic, 2000

 


BEZAUDUN LES ALPES (06510) CHAPELLE NOTRE DAME DU PEUPLE


Prospection Henri et Olivier Guigues, Roger Picco, Jacky Sarale Raoul Barbès

Photos Olivier Guigues, Jacky Sarale

Mise à jour juin 2011

Cette chapelle daterait du Xème siècle puis a subi diverses modifications.

Sur la carte de Cassini du XVIIIème siècle, elle est notée simplement « ND »

Elle a été décrite de façon détaillée dans plusieurs documents  consultables sur Internet:

- Chapelle ND du Peuple, inventaire général, Ministère de la Culture,  M Heller, G Roucaute 1993

- Conseil Général 06, Inventaire départemental du patrimoine  culturel, JC Poteur

chapelle Notre Dame du Peuple Bezaudun

De gauche à droite:

vue générale de l'intérieur, vue du tableau avec la mention de la date d'exécution et de restauration

 

De gauche à droite: voute de l'entrée, motifs sculptés et svastikas

Détail de la gênoise de l'abside avec les tegulae en réemploi marquées d'une astérisque.

Dans les déblais en amont de la chapelle on observe également des restes de tegulae

- un article de PCAM () page 313 qui indique :

« Ancienne église paroissiale, la chapelle comporte une nef  à trois travées ouvrant sur une abside semi circulaire. Elle a été probablement remaniée vers la fin du XIIIème siècle  ou au début du XIVème ; la couverture en charpente de la nef  est alors remplacée par une voute en plein cintre, l’abside est déplacée et reconstruite, la tour clocher et un des bas côtés de la nef sont déplacés. La toiture de l’abside  conserve des tuiles plates  de type tegulae en réemploi  attestant l’existence, à proximité de la chapelle, d’un habitat antique important »

A propos du retable l’article indique :

«  La composition du retable notamment  dans le traitement de l’angle du visage et des plis des draperies  dans l’opposition chromatique  vert-rouge, permet d’attribuer cette oeuvre à Ludovic Bréa. La Vierge abrite tous les croyants sous son large manteau : elle est encadrée  de Saint Jean Baptiste avec son agneau et de saint Antoine le Grand accompagné de son cochon ; cet animal lui est associé  car ce saint était réputé  guérir le mal des ardents, se caractérisant par un manque de matières grasses, de lipides. Autour sont représentées  des scènes de vie de Marie : l’Annonciation, la Visitation, la Nativité »

En bas du tableau qui représente la Vierge de Miséricorde avec son manteau ouvert on peut lire FACTUM FUIT 1556  ET REFECTUM 1783.

Mais le tableau ne peut pas être de Ludovic Bréa décédé vers 1522-1525, ni d’Antoine décédé en 1526 ou 1527. C’est peut être la restauration de1783 d’un éventuel tableau de François Brea qu’il faudrait pouvoir analyser plus en détail,  qui lui a donné un caractère un peu naif. Paul Roque () note, page 13 « auteur inconnu ».

Le cercle Bréa selon J Sarale ne le mentionne pas.

En ce qui concerne François Bréa, il a notamment peint une immaculée à Sospel peut-être en 1540, et une Vierge du Rosaire à Saint Martin d’Entraunes en 1555 mais les visages sont beaucoup plus fins.

Sur le galon de la robe  de cette dernière est noté en particulier « ora pro populo dominum ».

« Populus » est latin, « poble ou pople » niçois et « popolo » italien

 

Sur la clé de voute de la porte est sculpté un cœur, et le nom de la chapelle est peint et au dessus peint sur mortier Notre Dame du Peuple. Cette dénomination est peu courante, cependant on la trouve à Draguignan et à plusieurs endroits Notre Dame des Peuples ;

Sur les deux battants de la porte en bois est sculpté en partie haute AVE MARIA entre deux rosaces  et en partie basse sont sculptés des motifs de svastika dextrogyres. On trouve ce même motif mais à six branches sur les voutes du Monastère de Cimiez à Nice.

 (article en préparation sur les svastikas)

La chapelle se trouve en contrebas d’un site préhistorique sur le petit sommet au nord décrit par G Brétaudeau ()

On remarque la présence dans la pente de fonds de cabanes et de tegulae

 

Bibliographie

 

Brétaudeau Georges - les enceintes des Alpes Maritimes -éditions IPAAM

PCAM Patrimoine des Communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic 2000.

Roque Paul – les peintres primitifs niçois – Serre éditeur 2001


CABRIS (06820)  - CHAPELLE DU MOUNESTIER


Cette chapelle a fait l'objet d'une publication à l'intérieur d'un article de G. Brétaudeau (1), page 63, sur le site du Mounestier.

Ella fait également l'objet d'une étude ainsi que le site de la part de Pierre Jacques de Castel (2), pages 60 à 66.

Il situe la construction vers la fin du XIème siècle ou le début du XIIème siècle. En 1665 sa reconstruction était envisagée, et il y avait encore 30 maisons dans ce village qui a pris divers noms : Mostayret, Moustayret, etc. Il qualifie la petite porte de la chapelle de « pélasgique ».

Daniel Thiéry décrit le site comme castrum de Sancti Panducci.

PCAM (3) page 876, indique "cette église était attachée au castrum de Sancto Pnadocio, cité au Moyen Age et associé au castrum de Cabris"

Cette chapelle est en ruines et risque de disparaître rapidement.

Elle est notamment intéressante par la particularité des deux encadrements de portes encore visibles au moment des relevés, et qui sont décrits ci-dessous en détail.

Le qualificatif de chapelle est employé, bien que la surface soit de 48m2 environ, et elle a pu comporter un étage partiel.

Elle est orientée à l'Est. Le mur Sud et la demi abside côté Sud subsistent encore sur 5 à 6 m de haut, ainsi que la base du mur Ouest et on peut observer l'assise du mur Nord. Les dimensions approximatives de la partie rectangulaire sont de 6.20m de large et 7.35 m de long ; le rayon de l'abside et de 2.80m environ. Le sol intérieur a été bouleversé.

La partie subsistante du mur Sud mesure 6.40m de long, 5m de hauteur moyenne et 90 à 95cm d'épaisseur. Côté intérieur, et à 3.5m de haut se trouve un encorbellement en saillie de 10cm et au dessus le mur est en retrait de 5 à 10 cm par rapport à la partie basse. Le mur est percé de deux portes, une en plein cintre côté intérieur et en ogive côté extérieur, et une plus petite avec un linteau plat. On observe entre les deux portes un contrefort de 45 cm de large et de 20 cm de saillie sur l'intérieur, dont les pierres ont été arrachées en partie basse. L'encorbellement tourne autour du contrefort. Au dessus de la grande porte se trouve une fenêtre de 80 cm de haut et 50 cm de large avec linteau plat côté intérieur. Au sommet du mur, mais légèrement décalés vers l'Est par rapport à la grande porte, deux piédroits de 1m de haut et 60 cm de large environ sont visibles, et menacent de tomber. Les pierres sont montées avec soin par lits horizontaux qui ont entre 15 et 23 cm de haut. Contre l'abside, côté intérieur, le mur présente un joint sec du haut en bas. A l'extérieur quelques pierres en saillie au dessus et à gauche de la petite porte pourraient être les restes d'un écusson de 0.80cm de large et 1m de haut environ.

Les deux ouvertures côté Sud sont très originales car les portes tournaient pour s'ouvrir autour d'un axe horizontal en partie haute comme des sabords de bateau.

L'encadrement de la grande porte comporte trois parties : côté intérieur et sur 45 cm d'épaisseur, les pierres des piédroits sont en continuité avec les lits de pierre de la partie courante. La hauteur à la clé est de 2.15m environ et la largeur de passage de 1.15 m. Les piédroits sont percés de deux trous en partie haute, un à droite et un à gauche, et de deux trous plus petits à mi hauteur servant à enfoncer une pièce de bois permettant de bloquer le panneau de façon classique. Le trou de droite (vu de l'intérieur) a une profondeur de 9 cm et celui de gauche de 1.25 m de longueur. La pièce de bois se mettait donc en place par la gauche. L'épaisseur autorisée pour le panneau était de 7 à 8 cm.

La partie extérieure est légèrement ogivale. La hauteur à la clé est de 1.95m et la largeur de passage de 1.03m. L'encadrement extérieur servait de battue au panneau qui s'ouvrait vers l'intérieur. Les trous pour le passage de l'axe ont 40 cm à gauche et 27 cm à droite (vu de l'intérieur).

L'encadrement de la petite porte comporte également trois parties; le linteau intérieur est 5 cm plus bas que le linteau extérieur. La largeur de passage est de 60 cm. La partie centrale de l'encadrement est plus haute et comporte également deux trous en partie haute et deux en partie basse. Il n'y a pas trace de gond. La finition de la partie supérieure des trous montre nettement un arrondi en enduit de 8 à 10 cm de diamètre. A l'inverse de l'autre ce panneau s'ouvrait vers l'extérieur. Ce panneau du fait de la position de l'axe par rapport au linteau extérieur ne pouvait s'ouvrir complètement.

L'abside est décalée de 40 cm à l'intérieur par rapport au mur Sud. Son épaisseur est la même que celle du mur Sud. La qualité de la maçonnerie est moins bonne que celle du mur Sud. Sur le mur on peut remarquer 7 trous de section carrée de 10 à 12 cm de côté, la plupart traversant (boulins ?). On peut s'interroger sur la présence partielle d'un premier étage (tribune), avec la poutraison portant sur l'encorbellement. Mais l'appui de la fenêtre côté Sud est plus bas que l'encorbellement. Cette fenêtre à double ébrasement est en plein cintre côté extérieur et à linteau droit côté intérieur. Deux restes de muret ont peut-être servi à supporter une cloche.

Côté Sud de la chapelle existent encore les fondations d'un local de 4.10 m de long et 2.70 m de large. La grande porte débouche à l'intérieur du local et le mur tombe au milieu de la petite, ce qui fait dire que ce local est probablement postérieur à la chapelle. Le fait qu'une porte s'ouvre vers l'intérieur et l'autre vers l'extérieur contredit l'hypothèse d'un caractère défensif éventuel de ces portes.

Ce bâtiment est original dans certains de ses détails et il serait intéressant d'essayer de conserver ce qu'il en reste.

En 2004, cette chapelle a également fait l'objet d'une étude détaillée sous la direction de Marie Hélène Froschlé-Chopard (4) , pages 76 et 77.

Photos J Sarale

Une nouvelle visite du site en 2011 n'a pas fait apparaitre de dégradation notable de la chapelle. La végétation a beaucoup poussé. Le bloc de moulin antique signalé par G. Brétaudeau derrière l'abside n'a  pas été retrouvé, au mieux il est dans un musée, au pire il a été volé.

Bibliographie

  1. Brétaudeau Georges, Mémoires de l'Institut de Préhistoire et d'Archéologie Alpes Méditerranée, Tome XLII, année 2000, éditions IPAAM
  2. Castel (de) Pierre Jacques, le marquisat de Cabris, bibliothèque Nucera, Nice
  3. PCAM Patrimoine des communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic, 2000
  4. Froeschlé -Chopard Marie Hélène - Dieu et les hommes en pays de Haute Siagne - éditions Serre 2004

CARROS (06510) - CHAPELLE SAINT CHRISTOPHE


Photos et recherches Henri Guigues

 

Cette ancienne chapelle des pénitents blancs est maintenant une maison d’habitation.

 

Elle possède un linteau de porte original et à la base d’un mur se trouve une pierre en réemploi avec une inscription latine

 

Bibliographie

PCAM Patrimoine des Communes des Alpes maritimes éditions Flohic 2000


COARAZE (06390)  - CHAPELLE BLEUE


Cette chapelle se trouve à quelques centaines de mètres à l’ouest  du village sur le chemin du col Saint Michel.

Selon G.Casalis () page 279, elle a été reconstruite vers 1835 sur l’emplacement d’une chapelle détruite à la Révolution par les républicains français. Elle a conservé le même vocable de Notre Dame de la Pitié.

Mais elle est aussi appelée Notre Dame des sept douleurs ou encore chapelle du Gressier car près de la chapelle les paysans disposaient des claies pour faire sécher les figues. Le lieudit s’appelait Gressier. Voir à ce sujet Bois Notre Dame Antibes

En 1962 elle a été décorée par l’artiste Ponce de Léon dans des tonalités bleues d’où l’appellation de chapelle bleue. Cette chapelle est mentionnée dans PCAM () page 301.

Elle a fait l'objet d'un poème de P. Isnard dans Nice Historique de 1927, page 453, dédié à Louis Cappatti. "A la Madonna dau Graissier"

 

Bibliographie

 

Casalis Gioffredo Dizionario geografico storico statistico commerciale compilato per cura del Professore e Dottore di Belle Lettere  - volume V

 

PCAM – patrimoine des communes des Alpes Maritimes - éditions Flohic


CONTES (06390) CHAPELLE SANTA ANNA

 


Prospection et photos : Jacky Sarale

Mise à jour mai 2011

 

Elle est en ruines. 

Cette chapelle figure sur la carte Top de 1763 ()

Coordonnées 43 48 46 7 N, 007 18 18 6 E

X= 999.478,  y= 3180.167, z=324

 De gauche à droite:

carte, mur extérieur nord, mur intérieur nord

On voit encore les deux murs Est et Nord

Le mur Nord présente des traces de peinture bleu et rose sur le côté intérieur.

Le mur Ouest a disparu

La chapelle est orientée au nord est  et ne comportait pas d’abside apparemment

Elle se trouvait sur le chemin de Contes à Bendejun

Bibliographie

Carte Top per A e B Nizza m1 n5. conservée aux archives Royales de Turin


COURSEGOULES (06140) CHAPELLE SAINT JEAN BAPTISTE


Voir dossier:http://www.archeo-alpi-maritimi.com/gravurestjeanBaptistecoursegoules.php

ENTREVAUX (04320) CHAPELLE DE L'HOPITAL


Mise à jour octobre 2012

photos Henri Guigues

C ’est un reste de l’ancienne cathédrale dont elle constituait le choeur

Elle est orientée à l’est.

C’était au XVIIIème siècle le chœur de la chapelle du séminaire.

De gauche à droite:

Façade ouest, départ d'arc,

base 

De gauche à droite:

abside, fenêtre bouchée et différences d'appareillage

De gauche à droite:

aspects de la voute et fond du choeur

De gauche à droite: ébauche de peinture de Christ, colonne et chapiteau

Elle comporte des traces de peinture dans la coupole et une ébauche de peinture de Christ sur le côté droit.

On peut observer aussi des fausses nervures en faux marbre dans la coupole. Du XIIème siècle au début du XIVèmme on rencontre dans la région des coupoles avec nervures par exemple dans l'église de Saint Rafeu à Saint Raphael dans le Var

On peut encore voir deux colonnes avec des chapiteaux très simples

Elle a été restaurée dans les années 2000, car elle a servi de grange jusque vers 1990.

Elle est dédiée à Saint Louis qui est l’objet d’une dévotion particulière à Entrevaux, notamment dans l'église cathédrale, la chapelle de Glandèves sur la colline de Gourban, un oratoire dans le quartier de la Sedz

 


EZE (06360) CHAPELLE SAINTE BRIGITTE


Mise à jour novembre 2010

Son histoire a été décrite en détail par Charles Alexandre Fighiera  () pages 101 à 103, qui écrit notamment :

«  une chapelle placée sous le vocable de Sainte Brigitte avait été construite au pied de l’habitat, à la Colette, au bord du chemin ducal, qui de Nice conduisait à Menton en passant par Eze et la Turbie ».

Elle était active au XVIIème siècle, à la Révolution elle était en ruines.

 

Sur une carte de 1763 () conservée aux Archives Royales de Turin,  elle apparaît à la croisée du chemin qui venait du col d’Eze et de celui qui se dirigeait vers la Turbie, qui sont devenus depuis des routes départementales

La grande corniche ne sera construite qu’une quarantaine d’années après l’établissement de cette carte.

Sur la même carte on trouve la mention « Osteleria » sur le chemin de la Turbie après avoir traversé le vallon.

Fighiera () pages 178, 142, en utilisant le terme Hosteria, mentionne à plusieurs reprises des auberges sans mentionner leur position précise à partir du XVIIème siècle. Après la création de la Grande Corniche seront créées des auberges dans le quartier de Pical

Sainte Brigitte serait allée à Rome. On peut imaginer qu'elle ait pu passer par Eze


Bibliographie

Fighiera Charles Alexandre - Eze- Serre éditeur 2000

Carta Top per A e B, Nizza m1 – 1763

 


 

EZE (06360) CHAPELLE DE SAINT LAURENT D'EZE


Photos Françoise Prost

Mise à jour juillet 2012

Ce dossier est destiné à compléter une étude sur le Prieuré rural de Saint Laurent d'Eze.

Le Prieuré a fait l'objet d'une étude de la part de Charles Alexandre Fighiera () pages 81 à 83

Une visite détaillée de la chapelle a pu être effectuée en présence de Monsieur Dobril qui en est le sacristain et connait le quartier depuis cinquante ans.

Selon une plaque moderne la chapelle daterait de 1520. Au dessus de cette plaque on voit des traces de peinture sur une pierre difficilement déchiffrables.

          

De gauche à droite: Plaque avec date, façade avec arc, vue intérieure, niche extérieure, tableau des Prieurs

De gauche à droite : extension latérale, fresque de Saint Laurent, tableau de Saint laurent, statue de Saint Laurent, ancienne maçonnerie, blason de gauche du tableau (armes de l'abbaye de Saint Pons), blason des Blavet

L’examen de la façade montre que la chapelle était primitivement ouverte et l’on distingue bien l’arc en plein cintre en tuf.

En 1620 Antoine Fighiera né en 1577 mentionne dans « Nice son Comtat…. traduit par Hervé Barelli () page 303

Au mois de juillet 1620, alors que nous étions à Saint Laurent d’Eze, dont on a restauré la chapelle, souffla sur la mer un vent dont on put à peine à Cap d’Ail sauver un leude »

Des travaux de restauration et d’agrandissement ont été menés au cours du XXème siècle notamment l’extension latérale du côté droit. A gauche à l’intérieur une niche a été ainsi découverte vers 1985 et une autre sur la façade côté gauche.

A l’intérieur on peut voir une peinture ou fresque très ancienne peut être de l’origine de la chapelle derrière le Maître Autel qui  a été découverte quand le tableau accroché à cet endroit a été déplacé dans la chapelle latérale. Au sujet de la fresque de St Laurent, Gustav Adolph Mossa (1883-1971) la décrit ainsi, selon un texte de Charles Alexandre Fighiera () page 83: "En juillet 1953, au cours de travaux pour rapproprier l'intérieur de la chapelle du quartier de St Laurent d'Eze, les ouvriers en déplaçant le tableau décorant l'autel eurent la surprise de mettre à découvert une peinture murale encore assez bien conservée malgré quelques dégradations n'intéressant heureusement pas la figure principale. Celle-ci représente St Laurent, vêtu de sa dalmatique de diacre écarlate, brodée et ornée de houppes reliées par des cordons suspendus de chaque côté de sa poitrine et retombant de ses deux épaules. Il appuie son bras droit sur le gril instrument de son supplice. Son visage, plein et rond est couronné de touffes de cheveux bruns frisés. Ses lèvres sont du plus beau rouge écarlate. Un nimbe quelque peu effacé s'étend en rayons rougeâtres autour de sa tête. Le ciel sur lequel se détache la figure est d'un bleu gris pâle usé par le temps. Dans le bas s'étend un curieux paysage. A gauche il se compose d'une haute montagne rocheuse de teinte claire presque blanche, complètement dénudée et se terminant par des "serres" abrupts. au pied de celle-ci on voit sur le sommet d'une éminence un village que domine en son milieu une tour crénelée. Des ondulations couvertes d'arbres verdoyants dévalent tout au tour.

Cette peinture, assez lisse de matière et qui pourrait être datée du début du XVI ème siècle, peut-être même, d'après son style, de la fin du XVe, résiste au lavage à l'eau et semble bien être exécutée à la vraie fresque, sur laquelle a été passé une sorte de vernis à la détrempe, procédé dont il était parfois fait usage pour les peintures murales non exposées au plein air afin d'en raviver l'éclat. Usée par endroits et ternie, elle est fort harmonieuse de tons dans sa gamme de rouges, calme en ses lignes et d'un beau style général. Les mains du personnage sont d'un dessin très correct, chose rare, surtout celle de gauche, un trait noir cerne par place le dessin et on retrouve dans les colorisations des plis de terrain cette teinte pourpre violacé que l'on observe dans les fresques niçoises de XV  et XVI èmes siècles.

Un encadrement, qui n'a pas été complètement dégagé du crépi appliqué à une période plus récente sur les parois et la voûte en berceau entourant l'autel représente une moulure jaune d'or sur laquelle ont été imprimées au pochoir les palmettes de couleur brune: procédé simplificateur que l'on retrouve également dans les fresques de cette époque."

Fighiera  ajoute qu'il serait souhaitable que la fresque qui décore la petite chapelle de St Laurent d'Eze soit classée et restaurée.

 Le tableau de la chapelle latérale également ancien a été restauré. Il représente Saint Laurent avec en bas du tableau des blasons à droite et à gauche. Il est vraisemblable que c’est  Dom Jean Baptiste Blavet Prieur de 1673 à 1709 qui fit peindre ce tableau représentant Saint Laurent pour la chapelle. Au bas à droite de ce tableau sont représentées les armes de la famille Blavet : d’argent à trois losanges de gueule. A gauche un autre blason comporte deux palmes entourant une crosse et il est surmonté par une mitre. Ce blason représente les armes de l’abbaye de Saint Pons

Côté droit une statue de Saint Laurent proviendrait de ce qui est maintenant la propriété Azurial.

A droite de la chapelle se trouve une maison restaurée mais ancienne avec des parties de maçonnerie en petit appareil. Dans la maçonnerie sont inclus des morceaux de tegulae en réemploi indice de l'occupation ancienne du secteur.

Un chemin part de la chapelle et rejoint la propriété Azurial.

Un panneau composé par Charles Alexandre Fighiera en 1950 donne de nombreux renseignements sur la chapelle.

Des offices  y sont célébrés le Dimanche

 

En 1927 a été créée la Société Terrienne de la Cote d’Azur qui a édité un document intéressant à plusieurs titres intitulé Domaine de Saint Laurent.

Ce document nous est parvenu grâce à l’amabilité de Monsieur et Madame Emile Calvin. La fenêtre sur rue n'existait pas à l'époque. On voit entre les maisons un porche vouté

Bibliographie

Barelli Hervé, Antoine Fighiera, De Nice son Comtat et terres adjacentes, l’Histoire naturelle et morale depuis le commencement du monde jusqu’au présent : 1638, traduit de l’italien  - éditions mémoires millénaires 2012

Fighiera Charles Alexandre - Eze - éditions Serre 2000

 


LANTOSQUE (06450) CHAPELLE DE LA BALMA


 

Prospection Louis Carlot Jacky Sarale, Raoul Barbès,

 

  

Ce sanctuaire se trouve dans un très grand abri sous roche sur la route de Lantosque à Luceram. On y accède par un escalier. L’ancien chemin de Luceram à Lantosque passait à proximité. Il est grillagé. Il est mentionné dans PCAM () page 439 sous le nom de Notre Dame de la Balma qui indique qu’il recevait tous les ans une procession dirigée par les pénitents blancs

Un autel a été aménagé au centre avec des bancs. Au pied de la table d’autel revêtu de mortier de ciment on peut lire l’inscription « PAVETE AD SANCTUARIUM » « Craignez devant ce sanctuaire », avec un N à l’envers.

A l’entrée côté sud à droite du portail se trouve un bénitier

Côté nord a été aménagé un autre autel avec un bloc de maçonnerie revêtu d’un mortier de ciment. Dans la falaise près de cet autel, un certain nombre de noms sont inscrits avec la date 1926.

SIMON J. PH

SIMON BT N

THAON Ane

ROBINI Ane

AUDA J PH

ROCHAR Curé

21-8

 

Et aussi

 1926

BALLOT
EDICG ?

EDOUARD

 

Selon PCAM (), le 24 novembre 1926 se produisit la grande catastrophe de l’éboulement de Roquebillière qui a conduit à la reconstruction de ce village sur la rive droite de la Vésubie.

Cette catastrophe a fait l’objet d’un article de R. Latouche () pages 213 et 214.

Mais l’examen de la stèle qui se trouve sur la route côté amont en aval du vieux village de Roquebillière a permis de constater qu’aucun des noms de la stèle ne correspond à ceux de la Balma

On peut voir aussi un certain nombre de grafiti.

Au fond de la grotte se trouvait peut être un troisième autel.

Yves Bernard () page 23 mentionne au sujet de Lantosque la grotte de la Balma et la grotte des limaces dans les falaises de la Vésubie. On peut se demander s’il ne s’agit pas de la même grotte. Dans certains villages on faisait des processions aux limaces, en fait des coquilles d’escargot dans les quelles on mettait de l’huile avec une mèche.

 

Bibliographie

Bernard Yves - Annuaire touristique et culturel Alpes maritimes  - éditions Edisud

Latouche Robert Nice Historique 1927

PCAM, Patrimoine des Communes des Alpes Maritimes Editions Flohic  - 2000


PIERREFEU (06910) - LA CHAPELLE DE LA SAINTE BAUME


Prospection Paule Joelle et Roger Picco, Henri Guigues, Raoul Barbès

Photos Henri Guigues

Mise à jour novembre 2014

              

                  

        

Cette chapelle de (l’Annonciation) se situe à l’est du hameau des Crottes à la base d’un rocher près de la borne 304 de la carte au 1/25000 ème 3642 ET, sur la commune de Pierrefeu en limite de la commune d’Ascros Depuis cette borne on y accède par un petit chemin de quelques dizaines de mètres.

Elle est visible depuis la route de Toudon à Ascros. Elle a été restaurée en 1987 et est en bon état.

Cette chapelle est à demi troglodyte d’où son nom.

Dans le deuxième moitié du XVIIIème siècle elle figure sur la carte de Cassini (), sous le nom de « chapelle de la sainte Beaume Hermitage » et sur la carte de Bourcet sous le nom de « Notre Dame de la Sainte Baume ». Elle a été mentionnée en 1795 par Aréna adjudant général chef de brigade et Florence Le Fort officier du Génie ()  « A 3/4 d’heure de Scros (Ascros) on traverse une petite crête, sur la droite un rocher au pied duquel est la chapelle de ND de Sainte Baume ».

Sur la carte d’Etat Major de 1878 elle ne figure pas mais près de cet endroit un  figure un lieudit « Vé Gautier »

Claude Raybaud () la note sans précisions.

Le dictionnaire de Casalis () n’a pu encore être consulté

Sur le cadastre actuel aimablement communiqué par Monsieur le Maire de Pierrefeu elle est nommée chapelle Saint Jean, et à l’ouest en limite des deux communes le chemin est indiqué comme chemin de Saint Jean.

Le rocher au dessus de la chapelle serait l’habitat fortifié de Saint Jean d‘Aurelle dont il ne reste qu’une porte ou tour en 2007 qui menace de s’écrouler et un grand mur limitant une plateforme au sud

 

Description

La chapelle proprement dite a été aménagée dans la grotte au pied de la falaise. La roche forme une voûte assez régulière et le rocher a peut-être été retaillé pour aboutir à cette forme.  C’est vraisemblablement la configuration de la grotte qui a commandé l’orientation de la chapelle.

On peut circuler derrière l’autel. Un clocheton a été construit dans un creux de la falaise  avec une petite voûte  et des faces verticales ajourées. Le dessous de la voûte du clocheton est en pierres appareillées.

Au dessus de l’autel on peut voir une statue de la Vierge. Au dessus de la statue dans un écu on peut lire

« ANGELUS DOMINI NUCIAVIT MARIA (sic) 1700. »

La chapelle est séparée du  « narthex » par une clôture en bois ajourée.

La partie basse sur un mur bahut en maçonnerie est formée de colonnettes

Au dessus de la porte les bois sont rayonnants et limités par un arc en plein cintre. Autour du centre les bois partent d’un petit arc en bois sur lequel sont gravées des lettres.

Les lettres sont des initiales sur la partie gauche séparées par des points.

M.H.R.A.R.D . et une date 1697. A droite une lettre M et ORA PRO NOBIS

On peut imaginer l’interprétation suivante à savoir l’équivalent latin de :

« Mère des hommes, reine annonciatrice du règne de Dieu 1697 Marie prie pour nous ». Luc Thévenon (), juge cette hypothèse plausible

Au centre de l’arc une statue en bois d’un animal peint (loup ?) présente un aspect très menaçant.

Sur le muret qui constitue la base de la clôture à droite de la porte est scellée une borne en pierre cassée en réemploi sans inscription.

Dans la chapelle on peut voir quelques ex-voto et une ancienne béquille en bois.

La chapelle pourrait contenir une trentaine de personnes.

Une deuxième partie est fermée par une grille métallique avec un « M » au sommet et une porte au centre. Sur la façade à gauche se trouve un petit clocheton.

Cette partie se trouve en avant de la falaise  et comporte une toiture classique

Devant se trouve une plateforme limitée côté vallée par un mur de soutènement

Un peu à l’est se trouve une source captée et qui débite toujours.

Le chemin qui passe un peu au nord de la chapelle est probablement celui qui figure sur la carte de Bourcet mais il a presque disparu.

Nelly Nussbaum ()  a écrit un article sur les querelles de villages autour de cete chapelle.

 

Histoire

Après 1697

Cette date est celle qui figure dans le blason au dessus de la Vierge de l’autel. Pierre Bodard () pages 23 à 30, a fait une étude détaillée de l’histoire de cette chapelle au XIXème siècle. Il a visité les lieux en 1987 pendant la restauration de la façade et en 1989 après les travaux. Il rapporte notamment des anecdotes sur des disputes entre paroissiens d’Ascros et de Pierrefeu dont les pèlerinages se déroulaient à la même date aboutissant à un décret de Monseigneur Dominique Galvano évêque de Nice le 3 juillet 1835, suite à une supplique des curés d’Ascros et de Pierrefeu. Ces disputes étaient probablement  en partie liées au fait que la chapelle se trouve presque en limite des deux communes. Il pense que la partie avant a été créée postérieurement à la partie troglodyte. Il a eu accès au livre de comptes indiquant que la statue de la Vierge a été acquise en 1873, et donne le détail des dépenses pour 1862, 1863, 1864. Il a mentionné dans son texte les inscriptions mais ne prend pas position sur le sens des initiales MHARD dont il a été question ci-dessus.

Avant 1697

Deux questions se posent. Existait-il un sanctuaire avant cette date et était-il au même endroit ?

Jean Claude Poteur (), indique qu’une chapelle Sainte Marie de Toudon est mentionnée deux fois au  XII ème siècle, et dans un article sur Jean d’Aurelle, on peut lire dans un acte de 1032 «  …ad ecclesias sancte Dei Genitrix Marie…. ». On peut donc se demander si ces noms correspondaient à la même chapelle.

Par ailleurs, du fait de la restauration de1987 au cours de laquelle les murs ont été revêtus d’un enduit au mortier, il n’est plus possible d’analyser  les maçonneries pour y reconnaître éventuellement des murs du Moyen Age.

Bibliographie

 

Aréna et Florence Le Fort, Mémoire sur la reconnaissance des communications de l’Armée d’Italie avec celle des Alpes, faite en vertu des ordres du général en chef Kellermann en date du 26 floréal  troisième année de la République.

Collection du Ministère de la Défense, SHD, département de l’armée de Terre, 1 VD 34, art 4 sect 1, parag 5, C1, N° 37

 

Bodard Pierre, Le Mesclun 1991, Numéro XV

 

Casalis G, Dizionario geografico, storico,,,degli stati di SM il re di Sardegna , Turin 1833-1856

 

Cassini, cartes de France N° 168 Vence, après 1778

Nussbaum Nelly - Nice Matin 2 novembre 2014

 Poteur Jean Claude, Poteur Catherine, Thévenon Luc, Les possessions de l’abbaye Saint Eusèbe de Saignon dans la Haute Vallée du Var XII, XIV ème siècles dans « l’abbaye Saint Eusèbe  de Saignon et ses dépendances », les cahiers de Haute Provence 5 pages 233, 259

 

Raybaud Claude et Richard Wacogne, Chapelles et hameaux oubliés des Alpes Maritimes, Editions Giletta , 2007

 

Thévenon Luc,  conservateur en chef du patrimoine honoraire

 


SAINT ETIENNE DE TINEE 06660 - CHAPELLE DU RIOU BLANC  ROYA


Dans le vallon du Riou Blanc, cette grange est une ancienne chapelle, détournée de sa fonction primitive.

Prospection et photos B.Mingalon

En haut du pignon de la façade figure une date de 1801, dans un cartouche au dessus de l’œil de boeuf, c'est d’ailleurs le seul bâtiment qui est encore en bon état de tout ce groupe de maisons et sert d'abri au berger.

On voit les limites de l’enduit avant surélévation

Cette chapelle sur le cadastre ancien est mentionnée comme sol de chapelle en ruine
Elle figure page 109 de  l'état de section n° 451 Feuille H4

 

44°11’23.56 N; 06°58’06.95 E; H= 1795

Selon Michel Gourdon, c'est la chapelle du hameau de Burente.

Notre Dame de la Ceinture

Elle se situe très proche (100m maxi) du Château des Achiardi (en ruine aujourd'hui) dans le quartier de Clot Laugier, toujours rive droite du vallon de Roya. Elle est totalement en ruine et figure dans le cadastre de 1868 (Beuil A1) déjà en ruine.

 


SAINT VALLIER DE THIEY (06460) - CHAPELLE SAINTE LUCE


Photos Henri Guigues, Jacky Sarale

Mise à jour aout 2011

Cette chapelle a été décrite en détail par Hélène Froeschlé – Chopard () pages 160 à 166, et mentionnée par Philippe de Beauchamp ().

Elle a aussi fait l’objet d’un article dans  PCAM () page 892

 

De gauche à droite: contrefort arrière, voute est, autre vue, détail inscription, clé de l'arc, narthex sud

La chapelle primitive orientée à l’Est a été remaniée et sur la voute de la porte sud, est gravée la date de 1562.

Le narthex a été créé à cette époque avec une ouverture côté sud et une ouverture en plein cintre côté est. Sous la pointe de diamant de la clé de voute est gravée la date 1650 (avec un doute sur le dernier chiffre).

Au dessus de la clé est gravée une inscription difficile à interpréter

On lit nettement « CIPIO » puis peut être « 1111 » liés entre eux puis peut être « ACAD G(?) » ou bien "11 M 14 C Anno Domini"

Le narthex côté sud aurait donc été fermé en 1650, mais la pierre gravée au dessus était peut être en place depuis 1560.

Côté nord la chapelle comporte deux très gros contreforts, mais on ne voit pas de justification à ces éléments car il n’apparait pas de fissure  et le sol est rocheux.

Sous la croix au sud on voit un bossage

 

 

Bibliographie

 

Beauchamp (Philippe de), l’art religieux dans les Alpes Maritimes Edisud 1990

Froeschlé – Chopard, Dieu et les hommes en pays de Haute Siagne, Serre éditeur 2004

PCAM patrimoine des communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic


TENDE 06430 CHAPELLE SAINT LAZARE


Cette chapelle se trouve sur le bord de l'ancienne route royale du col de Tende. Elle a fait l'objet d'un article de Serge Vada dans les annales 2012 de la revue Roya Bévéra page 60, qui a recueilli une traduction d'un texte italien par Antoine Guglielmi de Breil en 1957. Une plaque a été apposée au pied des murs restants. Selon cet article elle aurait été consacrée en 690 puis aurait subi diverses tribulations pour être abandonnée en 1765.

Voir dossier Internet sur La route Royale dans le dossier Route royale Nice Turin cinquième partie Giandola Tende


THORENC 06750 CHAPELLE DU CASTELLARAS


Photos B. Mingalon

 

Dans l’état actuel on voit encore une partie de l’abside et le mur du fond avec un oculus.

Ses dimensions approximatives sont : 8mx5m.

Sur un croquis ancien de 1935 figurant dans le livre d’Edmond Rossi page 165, on voit des détails de l’abside.

 

Bibliographie

 

Brétaudeau Georges – Les enceintes des Alpes Maritimes éditions Institut de Préhistoire et d’archéologie Alpes Méditerranée 1996

 

Rossi Edmond – Les châteaux du Moyen Age an Pays d’Azur éditions Allandis 2003

 

TOUET DE L'ESCARENE 06440-CHAPELLE DES BARRES DE SAINT SAUVEUR


Prospection Louis Carlot, Raoul Barbès

Photographies Louis Carlot

 

Cette chapelle se trouve dans un endroit difficile d’accès et très peu visible à cause de la végétation.

X= 1004.270 ; y= 3184.940 ; z= 672

Elle se trouve sur un minuscule promontoire rocheux dont l’abside et les côtés occupent toute la surface.

Elle n’est pas tout à fait orientée à l’est (axe à 130°) peut être à cause des possibilités du lieu.

Elle a été construite avec art, ce qui est inattendu dans un endroit aussi isolé et pour un monument aussi petit.

Elle comporte en effet une abside en cul de four. On peut voir encore la fenêtre centrale de l’abside et la fenêtre gauche.

Les deux devaient être semblables. La fenêtre droite a disparu.

La fenêtre gauche est assez bien conservée. Elle est en plein cintre avec ébrasement.

La maçonnerie est liée au mortier. C’est peut être l’effet de voute qui a permis de conserver l’essentiel de l’abside. Les murs latéraux sont conservés en partie.

Un morceau de terre cuite a été trouvé et laissé sur place

Cette chapelle se trouve à une centaine de mètres en contrebas d’un abri fortifié.

On peut penser qu’il y avait une relation entre les deux monuments.

Sur une carte de 1763 conservée aux Archives Royales de Turin elle est mentionnée comem chapelle de San Salvatore.


TRINITE (LA) 06340 - CHAPELLE SAINTE ANNE


 

Photos Jacky Sarale

 

Selon  Charles Fighiera  () page 159, elle aurait été construite par Anne Françoise Grimaldi Riquier, fille unique de Charles André et épouse de Michel Ange Lascaris, en 1669.

Elle est mentionnée en 1727.

En 1768 le bien fonds de l’Ariane auquel appartenait cette chapelle est attribué à Jean Baptiste Casoni et aux Pères Augustins de Nice ;

Elle figure sur le plan cadastral napoléonien de 1870 section F3. Sur ce plan on ne voit pas de bâtiment à proximité

Cette chapelle existe toujours.

 


UTELLE 06450- CHAPELLE SAINTE BARBE DE LA VILLETTE


 

Photos et recherches Henri Guigues

 

 

Cette chapelle en ruines figurait sur le cadastre de 1874 avec son toit. (état de section  N° plan 479 N à Z page 219)

Elle est orientée sud nord.

Dans les années 1990 on voyait encore un pan de mur assez élevé qui a dû être abattu pour des raisons de sécurité. L’intérieur de la chapelle était rempli de gravas jusqu’à hauteur des murs restants.

Sur la façade ouest près de l’angle sud ouest on pouvait remarquer une ancienne porte qui a été murée.

La façade sud était probablement ouverte à l’origine car on pouvait deviner les naissances d’un arc muré par la suite.

Une nouvelle visite  a permis de voir que tous les murs ont été abattus

Pourquoi une chapelle a-t-elle été dédiée à Sainte Barbe à cet endroit ?

Elle  est la patronne des professions dangereuses

Nelly Nussbaum () indique que du IV ème au IX ème siècle, on se plaçait sous sa protection contre les invasions sarrasines, et que dans le Var on fait sécher le blé de la Sainte Barbe et que lors des gros orages on en jette une pincée dans le feu en invoquant Sainte Barbe pour qu’elle protège la maison de la foudre.

Dans les pages consultables du site:

https://books.google.fr/books?isbn=1447667182

il est indiqué que la chapelle de la Villette était sous le vocable de Ste Barbara et St Pierre de Verone, page 45, dénommée sur l’ancien cadastre Ste Barbe. On peut faire un rapprochement éventuellement avec le nom de l’ancien hameau de Baraba

 

 

Bibliographie

Nussbaum Nelly - Nice Matin du 8 décembre 2013 qui cite comme sources l’Almanach  de la mémoire et des coutumes de Provence


VALDEBLORE ( LA BOLLINE) 06420 - EGLISE SAINT JACQUES LE MAJEUR


                                   

Photos Henri Guigues

Mise à jour Aout 2009

Cet article ne prétend pas faire une description complète de l'église mais a pour objet de signaler quelques points particuliers.

Elle est un peu en dehors du village.

 

Sur la clé de voûte de la porte d’entrée, la dédicace est la suivante :

DOM

ST IACOB

MAIOR

Dans " l'art religieux des Alpes Maritimes de Philippe de Beauchamp" l'église a été signalée comme étant Saint Jacques le Mineur.

Elle fait l'objet d'un article dans PCAM (Patrimoine des communes des Alpes maritimes , éditions Flohic 2000) page 872

Sur  l’angle à droite de l’entrée, une date est gravée : 1700

Sur le mur latéral gauche un bossage hémisphérique (voir dossier particulier).

Ce bossage serait ainsi très tardif alors que la plupart sont antérieurs à la Renaissance 

On peut voir aussi trois cadrans solaires, deux sur le chevet et un sur la façade latérale droite, ce qui les classe dans la vingtaine de cadrans solaires d’angle pour les Alpes maritimes.

photo de droite:

détail des dates sur la colonne de la place devant l'église

A plusieurs endroits onvoit des cadrans solaires multiples par exemple au Monastère de Cimiez à Nice et au monastère de Saorge 06540.

Sur la façade arrière on peut voir de nombreux trous de boulin.

Sur la place devant l'église se trouve une colonne avec deux dates 1793 avec deux lettres à droite P B? et 1861. Y a t-il un rapport avec les deux rattachements?


VALDEROURE ( 06750) CHAPELLE SAINT-LEONCE


Cette chapelle restaurée il y a quelques années, présente des caractéristiques intéressantes. Ses coordonnées, (Lambert III), sont les suivantes : X=0950.109, Y=3175.373, Z=1100.

Selon Aubenas (1), le prieuré et la chapelle relevaient des religieux lériniens.

Girardin (2), Tome II, page 60 et 131, raconte l'histoire de deux évêques de Fréjus au Vème siècle, Saint Leonce premier, et Saint Leonce martyr.

Fenêtre dite des lépreux

Il s'agit d'une embrasure située sur la façade ouest à 3 mètres de hauteur environ actuellement, mais qui devait être accessible de plain pied au Moyen Age de l'extérieur.. Selon le voisin de la chapelle, cette fenêtre permettait aux lépreux de suivre la messe et d'accéder au bénitier haut scellé dans le mur à l'intérieur de la chapelle en passant la main par l'embrasure. Il y a un autre bénitier à droite de l'entrée à hauteur normale.

Façade Sud

A la base de l'angle Sud Ouest on voit de grosses pierres en réemploi dont une avec des restes de colonnettes.

Corbeaux

Les deux corbeaux qui se trouvent à la naissance de l'arc en plein cintre qui sépare la nef du chour sont simples mais différents l'un de l'autre, utilisés en réemploi.

Statue en noyer

Cette statue en buste, moderne, est en noyer. Elle est destinée à être portée en procession sur un brancard.

Sarcophage

Il se trouve devant la chapelle. Il est cloisonné et l'on distingue bien les deux cloisons d'extrémité. Il y avait probablement 5 cloisons à l'origine pour recevoir peut-être des urnes funéraires d'incinération.

Sur la face avant une inscription a été gravée.

Ce sarcophage a fait l'objet de la note 224 de l'inventaire archéologique Forma 1931. Il a été décrit en détail par Sénéquier (5), page 399 et 400, et dans P. Goby (3), page 160. Voir aussi Laurence Lautier (4).

 

Bibliographie

  1. Aubenas, Séranon et Valderoure, un territoire féodal, castrum 1999
  2. Girardin, Histoire de la ville et de l'église de Fréjus, 1729, à Paris, chez la veuve Delaulme rue saint jacques à Paris
  3. Goby. P, Congrès Soc. Sav. Prov. 1906
  4. Lautier Laurence Relations habitats nécropoles : premières approches pour une meilleurs connaissance de l'implantation humaine dans l'Antiquité, Habitat rural antique dans les Alpes maritimes, Editions APDCA actes de la tables ronde 22 mars 1999
  5. Sénéquier, Ann. Soc. A.M., 1885