MONASTERE DE CIMIEZ 06000 NICE


Recherches documentaires Henri Guigues

 

 

Photos ci dessus de gauche à droite : date 1739, caricature, dates 1662 et 1699

Monseigneur Ghiraldi () a écrit un article très détaillé sur l’historique du Monastère.

Sans vouloir, bien sûr, faire une critique de ce texte très complet, on peut signaler une faute de frappe relative à Raimbaud et Rostaing, la date les concernant étant 1075 et non 1705 par suite d’une inversion de deux chiffres et une autre erreur concernant la réfection des marches, celle-ci étant bien de 1739

 Sur le sol de l’atrium en mignonette sont marquées deux dates 1662 et 1699, (et non 1693) la première date  correspondant au début de l’exécution du portique  par Caissotti.

 Sur les marches refaites en 1739, cette date est gravée au centre de l’escalier devant l’entrée.

Sur les murs on peut observer divers tableaux avec notamment les textes peints mentionnés dans le texte de Monseigneur Ghiraldi, et traduits par lui. Ces peintures dateraient de 1846 ou 1850. L’inscription peinte sur le mur, 1850, parait avoir été retouchée.

Le texte sur le panneau en retour côté nord commence par l’invocation D.O.M (Deo optimo maximo) dérivant d’une inscription utilisée dans les textes latins.

 

Le texte sur le panneau côté sud se lit

CO

PARS ET HOEREDITAS

EORUM ERO

QUANDIU CURAVERINT

UT HANC REGULAM OBSERVE

ET QUO MAJOR EORRU

NUMPERUS EO MAJOR IN

MEA VIDEBITUR

PROVIDENTIA

 

 Ces textes ont été traduits par Monseigneur Ghiraldi dans son mémoire. On peut remarquer que le peintre  en lettres a utilisé le U au lieu du V dans les textes latins traditionnels. Pour CO il l’a interprété comme EGO (moi)

A gauche de la porte un graffiti représentant une tête, regardant à gauche a été conservée.

Le texte  au-dessus de la porte d’entrée a été traduit aussi par Monseigneur Ghiraldi.

On peut lire

 

SACRA SANCTA

LATERIENSIS

ECCLESIA  1649

 

Et en dessous :

 

OMNIUM ECCLESIARUM URBIS ET ORBIS

MATER ET  CAPUT

1607 III OCT                                                                  1934 XVIII MART.

 

Là aussi les U ne sont pas représentés par des V comme dans les textes latins classiques.

Une réfection des toitures et divers travaux de restauration ont été entrepris en 2013.

Le Monastère est inscrit à l’inventaire des Monuments Historiques depuis le 4 juin 1993

La façade gothique  en style gothique troubadour a été exécutée en 1847, et l’on peut voir la façade ancienne de l’église représentée sur divers tableaux du XIXème siècle.

En particulier on peut citer, dans « le Pays de Nice et  ses peintres au XIXème siècle » (),  des oeuvres où la façade est représentée avant ou après transformation :

Page 63 N° 92 Clément Roassal,  avant

Page 169 Trachel, encre et lavis, avant

Page 254 N° 437 Dominique Trachel, aquarelle, après

Page 255 anonyme N° 438 aquarelle, avant

Page 255 Jacques Guiaud aquarelle, après

 

Dans « vues de Nice et de ses environs » (), on peut aussi voir un tableau de Clément Roassal, page 115, avant transformation.

 

Le plafond peint de l’église a été réalisé au XIXème siècle par Giacomelli et Trachel

 

Les tableaux à l’intérieur de l’église ont fait l’objet de diverses études dont celle de Philippe de Beauchamp ().

Le portail d’accès au jardin depuis le grand cloître est ancien mais la grille d‘accès au cimetière est d’un style différent. La grille ouvrant du grand cloître sur le jardin  proviendrait d’une grille de 1660

Photos ci dessus de gauche à droite: grille du cimetière, grille du grand cloitre, cadrans solaires

On peut observer sur les murs du grand cloître plusieurs cadrans solaires dont un à gauche du portail qui donne accès au jardin, porte la date 1876 avec diverses observations.

De part et d’autre, deux plaques étaient destinées à d’autres cadrans probablement.

De gauche à droite:

 La croix séraphique

vue depuis le sud, depuis l'est , depuis le nord

L’histoire et les tribulations de la croix séraphique ont  été racontées par Monseigneur Ghiraldi. La sculpture figure sur les divers tableaux cités plus haut. Elle avait été édifiée en 1477, abattue mais sauvée en 1793 puis placée sur la place en 1803 ou 1804. Depuis 1979 à la suite de dégradations, elle a été déplacée au fond de l’église à gauche, et sur la place, dénommée désormais place Jean Paul II, il s’agit d’une copie. Elle a été classée à l’Inventaire des Monuments Historiques en 1903

Elle a fait l’objet d’articles consultables sur Internet.

Dans le Tome XXV des Annales de la Société des Lettres Sciences et Arts de Nice page 110 (), il est noté qu’une lettre de félicitations a été adressée au Maire de la Ville de Nice pour l’acquisition par la Ville du Monastère sur proposition du Chevalier de Cessole.

Le monastère est classé à l’inventaire des Monuments Historiques depuis 1993

Le musée franciscain  où l’on peut voir des fresques anciennes, contient de nombreux éléments relatifs au Monastère  et on peut y trouver des brochures détaillées sur la Monastère et le Musée

 

Bibliographie

 

Ghiraldi Monseigneur Denis – recherches régionales N° 177- année 2005 consultable sur Internet

Beauchamp (Philippe de) – L’art religieux dans les Alpes Maritimes – Edisud 1990

Le Pays de Nice et ses peintres au XIXème siècle – Academia Nissarda 1998

Vues de Nice et de ses environs – Clément Roassal – Centre du patrimoine

Musée franciscain – Monastère de Cimiez – brochure écrite par R Marghieri, photos P Lequiem, éditée avec l’aide du Conseil Général

L’église et le Monastère de Cimiez – action culturelle municipale