Monument de Saint Dalmas le Selvage 06660

Mise à jour aout 2024

 

Un document à prendre avec réserve

 

Page 815

Traduction :

 

 L’abréviateur de Tite Live (livre.60), les fastes triomphaux de l’année de Rome 630, et Floro (livre 3 chapitre 2) mentionnent un autre Fulvio, c'est-à-dire Marco Fulvio Flacco, qui fut le premier vraiment à dompter les ligures transalpins et principalement les Salii ou Salluvi avec leurs voisins et alliés qui surtout désolaient les terres des cités fondées par les Marseillais et principalement la région de Nice. Les fastes triomphaux nommant ces ligures transalpins ou gaulois de narbonnaise mentionnaient particulièrement les habitants de Vaison ou du Comtat Venaissin.

Justement sur les sommets dominant Nice, Marco Fulvio décida d’ériger un monument de sa victoire mémorable, et l’éleva en fait dans le lieu de St.Dalmas le Selvage, où se réunissaient divers sentiers d’Italie et de Gaule, au sud du col de l’Argentera ; ce monument  se conserve dans son intégrité : le voici

 

I.O.M

M.FVLVIVS

DEVICTIS.ET.SVPERTIS

LIGVRIBVS.BAGIENNIS

VEDINTIBVS.MONTANIS

ET.SALLVIEIS

V.S.L.M

 

Cette inscription est un faux selon Mommsen () dans le CIL V, 1021*.

L'inscription a été mentionnée par Durandi au XVIIIe s. Ce Durandi est un faussaire qui n'a jamais été pris au sérieux par le CIL.

 

Bibliographie

 

Dizionario geografico storico statistico commerciale compilato per cura del Professore e Dottore di Belle Lettere

Gioffredo Casalis Cavaliere dell’ordine de SS Maurizio e Lazzaro

Opera molto utile agli impiegati nei pubblici e private uffizi a tutte le persone applicate al foro alla milizia al commercio e singolarmente agli amatori delle cose patrie

Bibliothèque municipale de Nice

Tome XI B 8143 – date 1843

 

Mommsen auteur du Corpus Inscriptionum Latinarum (C. I. L.) à la fin du XIXème siècle

 

 

 

 

 

 

Cette unité de mesure de longueur, a été mentionnée une seule fois par Casalis () page 800, à propos d’une hauteur de neige. Il n’est pas mentionné dans son chapitre sur les mesures de Nice.

« Dans la plaine de Nice la neige tombe rarement deux hivers consécutifs ; comme il a été déjà observé elle se transforme en pluie en tombant et fond à peine tombée sur le sol, mais dans un cas extraordinaire en 1837, la neige est tombée en si grande quantité  qu’il y en avait jusqu’à un demi pied Liprando »

 

Voir dossier Internet : http://www.archeo-alpi-maritimi.com/mesuresdenice.php

 

Selon le dictionnaire universel des poids et mesures anciens et modernes d'Horace Dousther paru en 1844 aux éditions Hayez, édité par l'Académie Royale de Bruxelles P 414 /416  Le Pied Liprano du Piémont est un pied d'arpentage d'une valeur de 12 onces, 144 points, 1728 atomes.

T.H. Kupffer () page 259  a étudié ses équivalences et a écrit :

« Telle est par exemple la détermination de la longueur du pied Liprando relativement au pied de Paris, dit pied du Roi, détermination qui a été faite par Beccaria en 1704 à l’occasion de la mesure d’un degré du méridien de Turin exécuté par lui et consigné dans son ouvrage intitulé : Gradus Taurinensis. Il trouve que notre pied Liprando contient 18 pouces 11 lignes et 7/10ème de ligne du pied parisien et qu’ainsi sa longueur était à celle de ce pied comme 255/160. Beccaria avait fait cette comparaison avec une toise de fer qui lui avait été envoyée de Paris par le célèbre Condamine et certifiée conforme à celle qui avait servi à mesurer les degrés du méridien dans les régions équinoxiales. De ce rapport de 255 à 160 entre le pied Liprando et le pied de Paris, et de la valeur de celui-ci en parties du mètre 0.3248304, on peut déduire que le pied Liprando est égal à 0.5136525, en négligeant les décimales ultérieures »

On voit que cette mesure avait un emploi international jusqu’en Russie

Observation:

En France, le pied usuel dont l'usage était autorisé par décret du 12 février 1812 est égal au tiers du mètre et se divise en 12 pouces = 144 lignes. Les mesures usuelles sont interdites à partir du 1er janvier 1840 (loi du 4 juillet 1837).  (Documents consultables sur Internet)

Selon une autre source obtenue sur internet en tapant Piede Liprando 1837 on trouve également en Italien: Metrologica, denominazione, Piede Liprando di Torino, luogo Valsesia conversione in unita moderna : 0,513766 metri. On voit qu’il y a une petite différence avec l’équivalence donnée par Kupfer.

Dans l’antiquité et jusqu’au XIX ème siècle, selon les endroits il y a eu de multiples valeurs du pied. Voir aussi « la metrologia italiana ne’suoi scambievoli rapporti desunti dal confronto col sistema metrico-decimale del ragioniere L Malavesi – Modena 1844 »

On voit de ce qui précède que le système métrique a eu du mal à se mettre en place dans les mœurs plus de quarante ans environ après sa création.

A la recherche de Liprandi

Il n’a pas été trouvé à ce jour de documents sur Liprando lui-même. Un pied de 51 cm environ est vraiment exceptionnel. Quelle était la raison de ce choix ?

Sur Internet on trouve un certain nombre de dossiers relatifs à cette mesure :

Dans: Italian weights and measures from the Middle-Age “Asti, Cuneo, Alba, Mondovi, Saluzzo, Genoa, Biella, Valsesia, Vercelli, Turin, Ivrea, Varallo, Pinerolla and Susa, pied Liprandi “

Dans le traité de métrologie ancienne  et moderne de 1834 “ le pied Liprando est la coudée égyptienne un peu affaiblie”

Il y a eu un évêque de Vercelli en 1140, d’après  La Storia  di Val d’Ossola.

De ce qui précède,  il semble résulter que cette mesure était très utilisée dans une grande région du nord-ouest de l’Italie : Piémont, Ligurie, République de Gênes

 

Bibliographie

 

Dizionario geografico storico statistico commerciale compilato per cura del Professore e Dottore di Belle Lettere

Gioffredo Casalis Cavaliere dell’ordine de SS Maurizio e Lazzaro

Opera molto utile agli impiegati nei pubblici e private uffizi a tutte le persone applicate al foro alla milizia al commercio e singolarmente agli amatori delle cose patrie

Bibliothèque municipale de Nice

Tome XI B 8143 – date 1843

 

Kupfer TH – Tavaux de la Commission pour fixer les mesures et les poids de l’Empire russe Tome 1  Saint Petersbourg  - 1841