MOULINS ET PAROIRS DE COURSEGOULES 06140

 

Mise à jour avril 2017

Référence : archives départementales ADAM E 64 DD 10

Photos: Henri Guigues, Jacky Sarale, Raoul Barbès

 

De nombreux textes concernent ces moulins à partir du XVIème siècle jusqu’à la fin du XVIIIème siècle, correspondant la plupart à des inspections :

An 1596

30 septembre 1689

7 décembre 1690

20 octobre 1717

24 novembre 1719

31 octobre 1720

16 octobre 1723

12 octobre 1726

28 octobre 1729

9 novembre 1730

6 novembre 1731

9 novembre 1731

17 octobre 1735

5 novembre 1738

27 octobre 1745

12 octobre 1772

30 juillet 1786

La plupart des visites se déroulaient en automne, après le changement de fermier qui avait lieu à la Saint Michel, mais il faudrait pouvoir retrouver les contrats de fermage ou d’arrentement. Il semble que les locations avaient lieu pour trois ans mais parfois il y avait des visites intermédiaires.

Les visites permettaient de voir les détériorations et améliorations, et de déterminer si elles étaient à la charge de l’ancien fermier ou de la Communauté.

Il semble que le matériel souffrait beaucoup.

A cette époque, en dehors des personnalités (consuls, greffiers, notaires), on voit que certains Maitres menuisiers savaient lire et écrire.

Les rapports étaient établis immédiatement après l’inspection.

Il fallait entre deux et trois jours pour la visite des deux moulins et paroirs. Certains termes ne figurent pas dans les dictionnaires anciens et le rôle de certaines pièces a été déterminé par leur position probable.

Le type de moulin en usage à Coursegoules et Gréolières devait être assez courant. Il a été décrit avec des croquis par Henri Amouric dans un article sur le moulin  de Lavon dans le Vaucluse

Sur la carte de Cassini figure le moulin de la Foux et celui en contrebas du village et l’on distingue les deux vallons alimentant le moulin de Saint Pons

 

 

Moulins de la Foux, de Saint Pons et de Vescagne

 

Moulin de Saint Pons

 

Photos ci contre de gauche à droite

Moulin suivant ancien cadastre

Carte de Cassini

Photos ci-dessous de gauche à droite: ancien bassin, vue générale

Le moulin en contre bas du village sur l‘ancien cadastre occupait la parcelle 900  section B4, quartier le Restanq avec un grand réservoir sur la parcelle 899. La prise d’eau du canal d’amenée se trouvait au nord-ouest du village dans le ruisseau de la Fousse, anciennement Foussat.

Il drainait aussi le vallon de Ragnes, anciennement Ragna. Le réservoir en amont du moulin était assez grand d’après la plan cadastral, car probablement du fait que les moutures avaient lieu principalement en été, le débit du ruisseau n’était peut-être pas très important à cette époque, et il fallait avoir de bonnes réserves d’eau.

Les parcelles 897 et 898 étaient qualifiées de pateq. Ce moulin a été transformé en maison d’habitation.

On reconnait bien encore le mur de soutènement ouest du bassin ainsi que l’angle sud-ouest et le canal de sortie vers le moulin

Dans le rapport de 1786 il est fait simplement mention d’un moulin en bas du village.

Ce moulin est probablement très ancien car il est cité notamment dans l’inspection de 1689

Le propriétaire actuel a acquis en 1966 le moulin qui était à l'état de ruine et l'a restauré.

Il dispose de toutes les photos avant travaux.
Le moulin date de 1246, construit par les Templiers sur un modèle phénicien (source archives Aix en Provence)
C'est monsieur Poteur qui a fait l’historique de tous les monuments remarquables de Coursegoules pour le compte du Département.
Il semblerait selon les informations que les archives se trouvent au monastère de Lerins dont dépendait la paroisse de Coursegoules.

Alex Benvenuto () page 111 et 112 a consacré un article détaillé à ces moulins, et cité une liste des obligations incombant à l’exploitant

 

 

Moulin de la Foux

 

Le moulin à farine et paroir dit de la Foux se trouvait sur la Commune de Gréolières  section E1 parcelle 91, état de section page 55.

 

L’accès à ce moulin depuis Coursegoules était en partie sur le terroir de Gréolières, ce qui a provoqué à certains moments des conflits entre Communautés à cause du manque d’entretien de ce chemin par la Communauté de Gréolières ce qui rendait dangereux l’accès au moulin (voir acte de 1772)

Moulin de Vescagne

 

Cadastre section D2, parcelle 314, état de section page 49 noté en 1842 comme ruine d’un ancien moulin appartenant à Issert Jean

Le moulin se trouvait un peu en amont du vallon de Font Seque de la rive droite

43°46’44.8 N, 07°04’21.7 E, H= 710m environ.

En aval du saut du Ray un affluent de la rive gauche se jetait dans la Cagne à la cote 803m, et le vallon de Seque à la cote 683m.

 

Usine électrique à l’emplacement du moulin de Saint Pons

Le  projet d’usine électrique à l’emplacement de l’ancien moulin qui figure aux ADAM   E 64 7 O2, comportait un plan des travaux et un devis quantitatif, le tout non daté.

Mais ce projet devait être postérieur aux années 1870 époque du balbutiement de l’électricité.

L’intitulé du plan était « Projet de réparation du canal à la Cagne et  d’agrandissement du bassin réservoir et d’aménagement de l’ancien moulin destiné à l’installation d’une usine pour l’éclairage électrique »

« Nettoyage complet du canal entre le bassin et la prise d’eau ainsi que le branchement des ravins de Foussat  et de Lagna et le canal de sortie de l’usine »

 

Transcriptions partielles :

 

Inspection de 1596

 

presque illisible

 

Inspection du 30 septembre 1689 (orthographe non corrigée)

 

« du trentiesme septambre mil six cens huitante neuf à Coursegoulles par devant moy notaire et greffier de la Communauté de ceste ville de Coursegoulles sont comparus Mr Barthélemy Monsieur Claudoul Ribotty de ceste ville de Coursegoulles et Jean Jacques Guizol de Scipières expert comis à la requeste de Jacques Guizol et Pierre Teisseire cy devant vautieurs des moullins et paroir de ceste ville et

Jean Isnard toutz de ceste ville vauthieurs modernes d’iceux pour estimer les ditz moullins et paroires en l’ettat quy se trouvent a presant et de leur consantement et à la presanse de Pierre Mere premier Conseul de ceste ville déclarent cestres transportés à leur présanse au mollin de la rivière du Loup le jour d’hier et y arrivés ont veu et visitté la biarière du dit mollin que l’ont trouvé en bon estat ont visitté le rodet du dit mollin que l’ont trouvé fort huzé ne pouvant point servir et ont visitté la seramante du dit mollin quy est en bon estat…avec parescle et le cour… en bon estat et de là ont visitté le paroir en fort mauvais estat pour ne point servir sy net réparé estimant y avoir de domage pour les vauthieurs cy devant à six escud ? syns y comprendre l’arbre et la rode du dit paroire que la Communauté est obligée de la faire de nuit et de là se sont transportés au mollin de Saint Pons de ceste ville en leur presanse et premièrement ont visitté la biariere du mollin laquelle ont trouvé remplie de boue et le restanz aussi que jugent pout la netoyer et mettre  en estat trente quatre journées d’home y ayant à la ditte biariere deux roupudes ? que pour les faire acomoder et passer l’eau costera quatre journées d’home ont visitté le rodet du dit mollin que l’ont trouvé en assez bon estat y ayant deux albes gastées jugant y avoir de domage pour le mettre en estat deux escuds, ont visitté le paroir du dit mollin que la cour..diceluy est rompue y manquant un cercle la seramente du dit mollin est en bon estat estant parescle du dit mollin en mauvais estat ne pouvant poing servir sy net réparé y ayant de domage quarante soulz et ainfin y ont prosédé selon Dieu ? et leurs consianses. et se sont soubsignés et marqués ayant prins pour leurs travaux  et paynes trois livres pour chacun y ayant de domage cinq escuds pour le mettre en bon estat

 

 

Signatures en partie illisibles,  Ribotty

 Et de moy notaire royal soubsigné

Requis par les parties

 

Inspection  du 7 décembre 1690

 

«  Du septième décembre mil six cent quatre-vingt-dix, nous Pierre Jean Lourbaret et Jean Isnard à feu Manil ? du présent lieu de Coursegoules, femiers modernes du moulin à blé et paroir de ce dit lieu, ont déclaré et en tout qu’il app(ra)

Avoir reçu ? et récepté ? le dit paroir et moulin du Loup et avons trouvé iceux en l’état que Jean Isnard et Honoré Mere fermiers précédents les avaient reçus ? et  et récepté ? à l’entrée de la dite ferme par le rapport qu’ils avaient fait faire par devant M Guinard, notaire de ce lieu dernier septembre de l’année mil six cent quatre-vingt-neuf fors de quelques réparations qu’il y a à faire, lesquels les dits fermiers modernes promettent faire faire moyennant  sept livres dix sols que les fermiers jadis promettent de les payer dans huit jours prochain et au moyen…les dits fermiers modernes promettent de laisser en l’issue de leur ferme les dits paroir et moulin du Loup, ensemble la béalière…fait feramente ou autre en même état  qu’il est exprimé dans le susdit rapport à peine de répondre de tous dommages qu’ils pourraient s’y rencontrer desquels les dits fermiers jadis demeurent déchargés et hors de toute nécessité entendu que les respectives ? réparations qu’il y avait à faire lors du susdit rapport sont été faites par les fermiers jadis, en sorte qu’il n’y a autre détérioration et réparation à faire  que pour les dites sept livres dix sols pour mettre les dits moulin et paroir en bon et do..état pour travailler.

Et de tout ce que dessus les dites parties ont requis être faite la présente en la présence des soussignés au dit Coursegoules l’an et jour susdit et les dites parties se sont soussignées et marquées respectivement et le présent acte a été réitéré ? par Pierre Chabert Consul moderne

Pour la consigne

Marqué du susdit Lourbaret Marqué Jean Isnard Mere

Geoffroy  et Chabert Consuls

 

 

 

Inspection du 24 novembre 1719

 

«  Du 24 novembre mil sept cent dix-neuf an, nous Pierre Raybaud Maître menuisier du lieu du Broc et Pierre Pons Maitre menuisier du lieu de Cipières soussignés et sous marqués respectivement sur la réquisition verbale et puis par lettres à nous données par les Sieurs Amédée Guizol Consul moderne de la Communauté de cette  ville de Coursegoules, Antoine Gazagnaire bourgeois à feu Jacques en qualité de procureur des Sieurs créanciers de la Communauté du dit Coursegoules qui ont fait option sur les moulins et paroir de la dite Communauté et Maitre André Isnard, Notaire royal du dit Coursegoules ancien fermier des dits moulins et paroir, nous transportâmes au dit Coursegoules nous dit Raybaud le vingt et un du courant et nous dit Pons le lendemain vingt-deux du même mois pour procéder à la visite des deux moulins et paroir du dit Coursegoules  et en faire ensuite notre présent rapport et déclaration, où arrivés, nous transportâmes le susdit jour vingt-deux du courant au moulin de la Foux situé près du Loup  dans le terroir de Gréolières, où étant en compagnie du Sieur Gazagnaire, de Maître André Isnard, Notaire royal, et de Jean Joulian caution du Sieur Antoine Roubaud devenu fermier moderne des susdits moulins et paroir disant  avoir d’icelui pouvoir et charge de tout. Premièrement avons vu et visité les améliorations et détériorations du paroir pour en faire la compensation, pour l’intérêt seulement d’entre la dite Communauté du dit Coursegoules et le dit Maitre Isnard  ancien fermier et trouvé, après due réflexion faite sur l’état des presses du paroir et du précédent rapport  qui avait été fait  sur icelui par nous dit Raybaud et Pierre Jean Maître menuisier le vingt octobre mil sept cent dix-sept à nous exhibé par Maître Jacques Chabert greffier de la dite Communauté  et avons trouvé que les réparations faites au susdit paroir excèdent les détériorations de huit livres dix sols après quoi et le même jour avons vu et visité le susdit moulin de la Foux et trouvé sur ce que le dit Maitre André Isnard Notaire, nous a affirmé que le padelar avait été fait par lui de neuf qu’avons estimé à six livres davantage avons connu que la mandrin a été changé et avons estimé la plus-value à trois livres dix sols et trouvé aussi que le mouscoulon et la loubette avaient été réparés et estimé la réparation et plus-value à deux livres cinq sols qui jointes avec les huit livres dix sols ci-dessus de plus-value des réparations du paroir fait la somme de vingt livres cinq sols sur quoi déduit trois livres  à quoi avons estimé les détériorations qu’avons trouvées au moulin du dit Saint Pons dérivant du roudet, reste des dix-sept livres cinq sols desquelles le dit Isnard demeure créancier envers la dite Communauté et ensuite de quoi et pour l’assurance des dits créanciers  et des Sieurs Consuls et Consuls et Communauté du dit Coursegoules chacun en ce qui les concerne et de celle du dit Sieur Roubaud fermier moderne avons vu et visité le susdit paroir et trouvé que les masses, verges, vautiers, la roue, les cercles employés ? et les deux leurs est le tout neuf et par ainsi en…très bon état, le jas, la trappe, et les pitraux qui sont déjà usés mais néanmoins en bon état pour servir nous ayant apparu que les deux tiers du toit du dit paroir est découvert ce qui endommage beaucoup les engins du dit paroir, ensuite avons vu et visité le susdit moulin de la Foux  où avons trouvé premièrement qui doit être changé  au roudet trois albes  et que le restant d’icelui est bon pour servir, les cercles, le mouscoulon, la loubette être en très bon état, la sayetière presque neuve et le padelar et l’aiguille très bons de même  que le vescle et l’entremise avec son couvert après quoi avons vu et visité les pierres ou soient meules du dit moulin qu’avons trouvées la plus haute cerclée par un cercle de fer ayant vu dans les dits moulins deux autres cercles de la même forme  et connu que les meules sont en état de servir encore pendant environ trois ans et vu la roue qui lie la pierre et son câble sont très bons et le jour d’hier vingt-trois du courant nous transportâmes au susdit moulin de Saint Pons où étant aux susdites personnes, avons vu et visité le susdit moulin qu’avons trouvé tous les engins du dit moulin consistant aux pièces de bois et de fer en très bon état et le tout presque neuf excepté au rodet où il doit être changé une albe et cinq de celles qui le contient qui doivent être  raccommodées n’étant plus fermes, au sujet de quoi avons estimé ci-dessus les détériorations à trois livres et après avons vu et visité l’étang qui nous a paru être raisonnablement nettoyé et de là ont visité la béalière depuis l’étang  jusqu’au pont du pied du Foussat qui nous a paru en état  d’y conduire l’eau et du dit pont jusqu’au ruisseau de la Cagne ou la béalière du dit moulin commence, n’avoir encore été réparée demeurant par ainsi le dit Isnard notaire chargé de mettre incessamment la dite béalière en état de faire tourner le moulin ainsi qu’il en a convenu et avons trouvé que le susdit pont qui soutient la béalière et le conduit qui prend de l’issue de l’étang jusqu’à la Tine doivent être réparés aux parapets pour contenir l’eau et en tout ce que dessus disons avoir eu deux conférences arbitrales entre nous, eu égard à tout ce que de droit et procédé selon Dieu et nos consciences, ayant vaqué quatre jours nous dit Raybaud et trois jours nous dit Pons soit pour l’estime que notre voyage et reçu dix-neuf livres à ce compris la dresse du présent rapport à Coursegoules le susdit jour et an, nous dit Pierre Raybaud avons signé, le dit Pons a déclaré  ne savoir écrire ni signer a fait sa marque »

 

Raybaud, Chabert, marque du dit Pierre Pons

 

Inspection du 31 octobre 1720

 

« du dernier octobre mil sept cent vingt, nous Pierre Raybaud Maitre menuisier du lieu du Broc et Pierre Pons Maître menuisier du lieu de Cipières soussignés et sous marqués respectivement sur la réquisition verbale et aussi par lettre à nous donnée par le Sieur André Isnard Notaire royal de cette ville de Coursegoules associé à l’arrentement des moulins de la Communauté du dit Coursegoules en l’année dernière et du consentement des Sieurs Consuls et Communauté de cette ville, d’Antoine Roubaud fermier des moulins et paroir en la dite année dernière et de Jacques Guizol fermier moderne des dits moulins et paroir, nous transportâmes au dit Coursegoules mon dit Raybaud le vingt-neuf du courant et mon dit Pons le jour d’hier pour procéder à la visite des deux moulins et paroir du dit Coursegoules et en faire et dresser ensuite notre présent rapport et déclaration, où arrivés nous transportâmes le jour d’hier au moulin de la Foux situé près du Loup dans le terroir de Gréolières où étant à la présence du Sieur Honoré Isnard premier Consul, du Sieur Antoine Roubaud ancien fermier et de Maître André Isnard, Notaire, et encore du Sieur Gazagnaire associé à la ferme moderne et tout premièrement avons vu et visité l’état du paroir à draps et après due réflexion et visite faite sur l’état des presses du dit paroir et de notre précédent rapport du 24 novembre de l’année dernière à nous exhibé par Maitre Jacques Chabert, greffier de la Communauté  et avons trouvé que les deux verges qui portent les masses doivent être changées pour être rompues, que la caisse veut être refaite et fournie de bon bois de chêne, que la grande roue veut être réparée à las conostes ?  et resoignée et que tout le restant du dit paroir es bon pour servir et avons estimé la détérioration  au susdit paroir à seize livres, après quoi le dit jour d’hier et toujours à la présence des susnommés, avons visité le susdit moulin de la Foux en tous ses endroits et  trouvé en premier lieu que les pierres ou soit meules sont fort usées, demandant d’être changées comme aussi que l’oeille ? et parescle sont très bons pour servir la roue qui lie ? la pierre et son câble en corde sont également très bons après quoi sommes descendus  à la base du dit moulin, où avons visité le roudet auquel avons trouvé deux albes gâtées qui veulent être changées. Avons trouvé encore que le padelar est en si mauvais état  qu’il veut être changé comme aussi le doublier qui soutient le dit padelar et l’aiguille et avons estimé les détériorations ci-dessus  du moulin de la Foux  à douze livres dix sols et outre les trente sols pour deux journées d’homme qui doivent être employés à la réparation de la bealière du même moulin et à faute de l’heure tarde nous nous retirâmes en cette ville  pour y continuer notre commission et ce jour d’hui à l’heure de huit du matin nous sommes acheminés au moulin de l’étang dit de Saint Pons où étant à la présence de tous les susnommés sommes allés à la base du dit moulin et  visité le dit roudet et trouvé  y avoir une albe rompue  et une autre baissée, qui veut être resserrée, la loubette  et le mouscoulon veut le tout être  asseirat ? après quoi nous sommes montés dans le moulin où avons trouvé que le parescle veut être réparé en trois diverses parts et qu’il doit être employé une journée d’homme pour nettoyer au-dessous du roudet et à l’entrée de l’étang et avons estimé la détérioration du moulin de Saint Pons à trois livres en forfait. Avons vu et visité l’étang  et la bealière depuis le dit étang jusqu’à la prise qu’avons trouvé le tout raisonnablement nettoyé et en état de recevoir l’eau. Ensuite de quoi le dit Isnard Notaire nous aurait (sic) exhibé une feuille qu’il a dit avoir faite pour les moulins pesant dix-sept livres qu’avons appréciée à huit livres comme aussi nous a exhibé une vieille feuille qui lui avait été remise pesant treize livres qu’avons appréciée à deux livres douze sols et en tout ce que de droit  et procédé selon Dieu et nos consciences ayant vaqué trois jours nous dit Raybaud et deux jours nous dit Pons soit pour l’estime que notre voyage et reçu dix-huit livres à ce compris la dresse du présent rapport et papier à Coursegoules le susdit jour et an et nous dit Pierre Raybaud avons signé en bas le dit Pierre Pons  déclarant ne savoir écrire ni signer y a fait sa marque

Raybaud

Marque du dit Pierre Pons

 

Inspection du 1723

 

Du seize octobre mil sept cent vingt-trois, nous Joseph Guizol à feu Jean Jacques, Maitre menuisier du lieu de Cipières et Honoré Vanel à feu Pierre Maître menuisier du lieu de Tourrettes soussignés et sous marqués respectivement sur la réquisition à nous verbalement faite par Sieur Antoine Chabert premier Consul de la Communauté de cette ville de Coursegoules, Antoine Gazagnaire bourgeois à feu Jacques, ancien fermier des moulins et paroir de la dite Communauté, tant pour lui que de Jacques Guizol  bourgeois résidant à la ville de Sant Paul son associé à la dite ferme et Antoine Chaudol majeur à feu Jean fermier moderne des susdits moulins et paroir depuis le jour Saint Michel dernier, de nous transporter au dit Coursegoules pour procéder à la visite de l’état des susdits moulins et paroir et leurs dépendances, nous y serions (sic) le cinq du courant et  arrivés au moulin de la Foux, y aurions trouvé les susdits Sieurs Consuls Gazagnaire, Chaudol , qui de commun accord entre eux nous auraient de nouveau requis de voir et visiter  le dit moulin et paroir en tous ses engins pour en faire ensuite notre déclaration et présent rapport, et à leurs présences  et tout premièrement avons vu et visité le paroir à draps et trouvé que la roue qui lie les masses veut être réparée en façon que la détérioration de cette pièce l’avons estimée à six livres, avons aussi trouvé que l’un des mou… veut être changé, en avons estimé la détérioration à vingt sols, avons trouvé que le traversier qui soutient les verges doit être changé, en avons estimé la détérioration à vingt sols, comme aussi avons trouvé qu’un des gantiers ? doit être changé et à cause qu’il est en état de servir encore quelques temps, nous en avons estimé la détérioration à quatre livres,  comme encore avons trouvé que la caisse doit être changée et fournie de bois de chêne et en avons estimé la détérioration à quatre livres et trouvé aussi que l’un des mandrins de la roue du paroir est rompu et doit être ajusté et en avons estimé la détérioration à vingt sols et déclarons que toutes les autres pièces du paroir sont en bon état et après quoi, sans discontinuer et à la présence des susdites parties sommes descendus en dessous la carré ?  du moulin, en avons trouvé le roudet en très bon état mais néanmoins avons connu que la voute de la cave ? doit être réparée comme ..larté ? avons convenu que cela est du fait de la Communauté nous n’en avons fait aucune estime et ensuite nous serions remontés dans le moulin où avons vu et visité les pierres soir meules, sont presque neuves entourées par des cercles de fer mais qu’elle sont mal jointées ce qui procède du défaut de la coupe  des pierres comme aussi avons trouvé que toutes les pièces  de bois qui servent au moulin sont en très bon état presque neuves et même la roue qui serre ? la pierre excepté le câble  de corde qui sert à la roue  qui est en très mauvais état  et à ne pouvoir plus servir et finalement avons estimé la détérioration à la bealière de l’eau du moulin à vingt-quatre sols pour deux journées d’homme qui doivent être employées. Et attendu l’heure tarde, nous nous serions retirés le soir au dit Coursegoules pour voir et visiter le lendemain le moulin de Saint Pons ou de l’étang, et le lendemain sixième du courant à sept heures du matin nous nous acheminâmes au moulin dit de Saint Pons où étant à la présence de toutes les parties et toujours de leur consentement aurions descendus en dessous la cave ? du moulin et avons trouvé que le canon, le roudet et la quenouille est tout très bon n’y ayant aucune détérioration et le padelar doit être changé et comme cette pièce est du fait  de la Communauté, nous n’en faisons aucune estime, après quoi  serions montés dans le moulin où avons trouvé que les pierres ou soit meules sont en très bon état, que le roue qui lie ? la pierre et son câble sont également en très bon état et sans détérioration, et ce fait,  serions sortis du dit moulin et aurions vu la tine par le dedans et le dehors et aurions trouvé que s’est croulé de la muraille de la tine et du côté du pied qui demande une prompte réparation ce qui est aussi du fait de la Communauté, comme encore  avons trouvé que de l’espacier (espace ?) qui reçoit l’eau depuis la tine jusqu’à l’issue de l’étang aussi bien que l’étang sont nettoyés et en bon état  après quoi nous avons suivi le conduit ou bealière depuis l’étang jusqu’au ruisseau de la Cagne à l’endroit de sa prise laquelle bealière avons toute trouvée en bon état excepté deux journées d’homme qui  doivent encore être employées à nettoyer la dite bealière depuis le pré de la Font Cagne jusqu’au dit pré venant du côté du moulin ce que le Sieur Antoine Gazagnaire ou soit Guizol son associé demeurent chargés de faire faire, toutes lesquelles détériorations ci-dessous estimées par nous se trouvent monter à la somme de dix-neuf livres quatorze sols  sur quoi nous avons déduit quinze sols pour l’augmentation et plus-value qu’avons trouvées sur une loubette et un mouscoulon au moulin de la Foux, reste dix-huit livres dix-neuf sols qui seront comptés par les dits Sieurs Gazagnaire et Guizol au dit Antoine Chaudol fermier si mieux iceux n’aiment eux-mêmes faire faire les réparations ci-dessus  et en tout disons avoir eu entre nous due conférence arbitrale eu égard à tout ce que de droit et sous la dispensation  de serment que les parties nous ont faites et vaqué deux jours soit pour la susdite visite et estime et dresse du présent rapport et pris et reçu pour le tout six livres quinze sols chacun pour nos peines et travaux, moitié des mains du Sieur Consul pour la Communauté et moitié du Sieur Antoine Gazagnaire  l’un des anciens fermiers auquel présent rapport  les susdites parties ont déclaré acquiescer sur la justification de quoi elles ont signé ici bas  avec nous dit Joseph Guizol et le dit Honoré Vanel a déclaré ne savoir écrire ni signer et a fait sa marque et aurions aussi trouvé que la cassolle  veut être changée et en avons estimé la détérioration à trente sols et trouvé que la vescle doit aussi être accomodée ce qui est du fait de la Communauté, approuvant le ver.. ci devant la marque du dit Honoré Vanel

J Guizol, expert, A Chabert Consul, Gazagnaire, A Chaudol

 

 

 

Inspection du 12 octobre 1726

 

«  Du douze octobre mil sept cents vingt-six, nous Joseph Guizol, Maitre menuisier et Pierre Pons Maitre menuisier du lieu de Cipières, soussignés  et sous marqués respectivement sur la réquisition faite à nous verbalement par le Sieur Honoré Isnard premier Consul de la Communauté de cette ville de Coursegoules, Jean Gazagnaire bourgeois à feu Jacques anciens fermiers des moulins et paroir de la dite Communauté et Antoine Gazagnaire  à feu Louis fermier moderne des dits moulins et paroir depuis le jour Saint Michel dernier  de nous transporter au dit Coursegoules pour procéder à la visite de l’état  des susdits moulin et paroir et leurs dépendances, nous y serions (sic) venus le dix courant et arrivés au moulin de la Foux, nous y aurions (sic) trouvé les susdits Sieur Isnard Consul et Antoine Gazagnaire fermier moderne qui de commun accord  entre eux nous auraient (sic) de nouveau requis de voir et visiter le dit moulin et paroir et tous les engins pour en faire ensuite notre déclaration et présent rapport et à leurs présences et tout premièrement avons vu et visité la paroir à draps que la roue qui lie ? les masses est toute faite de neuf qu’avons estimée à vingt-sept livres ayant eu égard aux clous  qui sont été tirés de la vieille roue et employés à l’autre roue même et en lequel Jean Gazagnaire précédent fermier avait reçu six livres pour détérioration de cette presse et aux réparations qui lavai faites faire après quoi avons trouvé que les masses  et les mo..ont été faites de neuf qu’avons estimées à dix livres, avons trouvé que le trans.. qui soutient les verges est en bon état et l’avons estimé à vingt sols comme aussi  avons trouvé que les deux gautiers sont neufs  et les avons estimé à huit livres et ensuite avons trouvé que la caisse du paroir a été réparée et fournie  de bois de chêne et l‘avons estimée à quatre livres et avons trouvé que les deux mandrins de la roue du dit paroir sont en bon état et de même suite avons visité les verges du dit paroir en ayant trouvé une assez bonne et l’autre qui doit être changée, ne pouvant plus servir et déclarons que les autres  pièces du paroir qui regardent la Communauté sont en bon état de servir encore, les ayant trouvées assez bonnes  et après ce que dessus avons conféré entre nous et fait réflexion sur l’usage que le précédent fermier a fait du susdit paroir et en avons estimé la détérioration à dix-huit livres, après quoi sans discontinuer et en la présence des susdites parties,  serions descendu en dessous de la barre ? du moulin qu’avons trouvé en bon état, le granier ? qui est en dessous du roudet est en bon état de servir encore environ quatre années devant néanmoins être mis un cercle de fer au massy ? qui montre une fente y ayant aussi cinq albes qui sont endommagées et en avons estimé les détériorations pour l’usage de la précédente ferme à six ivres et pour et trouvé que le padelar est en très bon état come aussi avons trouvé que le mouscoulon et la loubette qui sont pièces de fer servant au roudet sont beaucoup usées et doivent être réparées et avons estimé la détérioration des dites deux pièces à quinze sols et avons visité les pierres ou soit meules qu’avons trouvées en assez bon état à pouvoir bien servir encore quelques années comme aussi avons trouvé que la vescle et l’entremise sont en bon état  demandant seulement une réparation et changement de quatre ou cinq pièces de bois qui la composent aussi bien qu’une petite pièce d’un côté de l’entremise qui doit être changée, comme aussi avons trouvé que l’arbre de la roue  qui serre la meule se trouve court menaçant danger et veut être changé, desquelles pièces de bois du dessus du moulin n’avons fixé nulle détérioration ni estimation comme étant du fait de la Communauté ajoutant que le câble ou corde qui serre la pierre est très mauvais et veut être changé, étant le même qui s’y trouva lors du précédent rapport et due suite  avons visité la bealière du moulin dont la réparation qui doit y être faite se monte à quarante sols et attendu l’heur tarde nous nous retirâmes le jour d’hier au soir au dit Coursegoules et le jour  d’hui, onze du courant à huit heures du matin, à la présence de susdites parties et du dit Jean Gazagnaire, ancien fermier nous serions acheminés au moulin dit de Saint Pons ou  de l’étang à leur compagnie, où étant , nous serions descendus  au-dessous la barre ? du dit moulin qu’avons trouvé n’avoir besoin d’autres réparation que d’être nettoyée au-dessous du roudet et après quoi avons vu et visité le roudet qu’avons trouvé ne plus pouvoir servir et devoir être fait de neuf duquel roudet avons estimé la détérioration pour l’usage qu’en a fait le précédent fermier à sept livres, comme aussi avons trouvé que le canon  et en bon état et le padelar doit être changé et comme les deux pièces sont du fait de la Communauté nous faisons aucune estime, déclarons que le mouscoulon et la loubette sont fort usés et veulent être réparés et en avons estimé la détérioration et usage à quinze sols et de suite serions montés dans le moulin et avons visité les meules  et la vescle qui sont en bon état que la roue et le câble qui serrent la pierre sont aussi en très bon état n’en faisant aucune estime étant du fait de la Communauté, avons  trouvé aussi  que le mandrin doit être réparé et avons estimé la détérioration à dix sols, disons aussi avoir trouvé les deux enilles  des deux moulins être en bon état  et le fait serions sortis du dit moulin et avons visité la tine par le dedans et le dehors et aurions trouvé que sont croulés par le dehors de la tine du côté du pied con ?espace de la supérieure de la muraille demande une prompte réparation étant aussi du fait de la Communauté que les pièces depuis l’issue de l’étang jusqu’à la tine doit être réparé, après quoi aurions vu et visité l’étang et la bealière jusqu’à la Cagne où est sa  prise ayant trouvé que l’étang est encore en grande partie comblé par la boue aussi bien que la bealière soit par la boue aussi bien que par le sable  et le gazon en toute son étendue et qui doit être nettoyé et de quoi n’avons fait aucune estimation quoique en soit du fait de l’ancien fermier à cause que le travail est commencé et que les parties ont convenu que l’ancien fermier en fait faire la réparation du débris qu’a fait le cours des eaux, du vallon de Lagnères, ou soit de Galean et celui qu’a fait la Cagne à la prise de la bealière que les parties ont convenu être du fait de la Communauté et en tout ce que dessus disons avoir  eu entre nous une conférence arbitrale eu égard à tout  ce que de droit et sous la dispensation de serment que les parties  nous ont faites et vaqué trois jours soit pour la susdite visite et estime et la dresse du présent rapport et pris et reçu pour le tout neuf livres chacun pour nos peines et travaux  et trois sols quatre deniers pour le présent papier marqué moitié  du Sieur Consul et moitié du dit Jean Gazagnaire ancien fermier auquel le présent rapport les parties ont signé avec nous dit Guizol, le Sieur Pierre Pons expert et Antoine Gazagnaire fermier moderne ont déclaré ne savoir signer

 

Isnard Consul,  Gazagnaire,   .. expert

Mis au greffe à Coursegoules le 28 janvier 1727

 

 

Inspection du 28 octobre 1729

 

« L’an mil sept cent vingt-neuf et le vingt-huit jour du mois d’octobre, nous Joseph Guizol Maître menuisier du lieu de Cipières et Jean Compte ? ou soit Raibaud du lieu de la Roque en le Comté de Nice, Maître charpentier et meunier, nommés par délibération  du Conseil de la Communauté de cette ville de Coursegoules du vingt-six du présent mois pour procéder à la visite et estime des moulins et paroir à draps de la dite Communauté à la manière accoutumée et c’est tant du consentement de la dite Communauté que du Sieur Antoine Gazagnaire, un des anciens fermiers et de Maître Pierre Chabert praticien de cette ville, un des nouveaux fermiers des dits moulins et paroir depuis le jour Saint Michel dernier, ensuite de quoi le Sieur Consul de cette ville ayant écrit une lettre à nous dit Guizol et requis nous dit Raibaud  étant en cette dite ville aux fins de nous transporter au jour d’hier  au moulin dit de la Foux pour visiter icelui et le paroir, nous y serions (sic) transportés le dit jour d’hier sur les huit heures du matin, où étant après avoir attendu en vain jusqu’à l’heure de midi, y seront arrivés  le Sieur Gazagnaire, Premier Consul, faisant pour la dite Communauté, Jean Audibert et Sieur Maître Chabert fermiers modernes et à leur présence en défaut des anciens fermiers et en présence des susnommés avons vu et visité  le dit moulin et paroir et premièrement avons trouvé que la roue qui lie les masses est en bon état, disant néanmoins être mis un cercle de fer au bout de l’arbre qui soutient la dite roue du côté du paroir pour éviter qu’il ne se fende en deux menaçant ruine, ensuite avons trouvé qu’une des masses de l’arbre doit être ferrée, et les masses d’icelle déclarons devoir être changées de neuf pour ne pouvoir plus servir, que le traversier qui soutient les verges est en bon état, que les deux gautiers sont aussi en bon état, comme aussi que la caisse du dit paroir est encore en bon état, les deux mandrins de la dite roue sont aussi en bon état, déclarons que les autres pièces du dit paroir qui regardent la Communauté sont encore en état de servir, après ce que dessus  avons conféré entre nous et fait réflexion sur l’usage que le précédent fermier a fait du susdit paroir et en avons estimé la détérioration à trois livres et  de suite serions descendus au-dessous le carré du moulin qu’avons trouvé en bon état, que le roudet peut servir encore deux ou trois ans, que le massy ? qui montre une fuite demande pour sa réparation un cercle de fer, que le padelar  est en bon état, avons trouvé que le mouscoulon et la loubette qui sont pièces de fer  sont en bon état, ensuite serions montés dans le moulin, visité les pierres ou soit meules du dit moulin être en bon état, icelles ayant été réparées et mises à son plan  comme aussi les cercles de fer d’icelles de niveau et que cette réparation est très nécessaire comme aussi que l’avescle et l’entremue sont en bon état ayant été fait pareillement quelques petites réparations qui étaient nécessaires, comme aussi avons trouvé que l’arbre de la roue qui lie la pierre ou soit meule se trouve leant ? et que la muraille que la muraille qui le soutient menace ruine et veut être réparée  de nécessité desquelles pièces de bois du dessus du moulin n’ avons fixé nulle estimation et détérioration comme étant du fait de la Communauté, ajoutant que le câble de corde qui lie la pierre est très mauvais et veut être changé, étant le même qui s’y trouva  lors du précédent rapport et de suite avons visité la bealière du dit moulin et paroir qu’avons trouvée en assez bon état , et  attendu l’heur tarde, nous nous retirâmes le dit jour d’hier au soir  au dit Coursegoules  et ce jour d’hui vingt-huit du courant à huit heures du matin , à la présence et en compagnie des Sieurs Gazagnaire Consul, de Jean Audibert et Pierre Chabert, fermiers modernes et en défaut des anciens fermiers nous serions acheminés au moulin dit de Saint Pons ou de l’étang où étant, serions descendus  au-dessous le carré  du dit moulin et trouvé que le roudet, le padelard et l’aiguille  qui soutient le moulin est le tout en bon état, ensuite avons visité le canon qui donne l’eau, y manque deux cercles de fer qui doivent y être mis de nouveau pour la conservation du dit canon , que le mouscoulon et la loubette  sont en bon état et de suite sommes montés dans le dit moulin où avons visité les meules et l’avescle et la…. couvert  en assez bon état, que la roue qui lie la pierre est en bon état, que le câble de corde qui lie la pierre doit être changé, n’en faisant aucune  estimation étant du fait de la Communauté, que le mandy ? est en bon état, avons trouvé les deux anilles des dits moulins être en en bon état, que la porte du dit moulin se trouve sans …paumelles n’y ayant plus qu’un gaufit ? dans la muraille ce qu’il faut lui être mis de nouveau pour fermer la porte, et ce fait, serions sortis du dit moulin et avons visité la tine par le dedans que le dehors y ayant du gravier et pierres dedans  que l’eau y a apporté, que les parties depuis la tine jusqu’à l’étang doivent être réparées, après quoi avons visité l’étang, estimé que la muraille  de fondation de la tine doit être réparée, que la muraille du côté du chemin ayant des pierres sorties doit pareillement être réparée y ayant deux parties ou soit fondations qui en sont écroulées, que la muraille qui se trouve en dessous du côté du pied  à la tête de l’étang doit pareillement être réparée, que l’étang  doit être nettoyé y ayant grande quantité de boue qui doit être ôtée, que à cause d’icelle n’avons pas tiré la clé de bois qui ferme et tient l’eau de l’étang  et pas ainsi n’avons pu déclarer l’état où elle se trouve et de suie avons visité la bealière du dit moulin jusqu’à la Cagne où et sa prise, qu’avons trouvée être comblée de boue y ayant six parties qui se sont  écroulées comme aussi  au… gros pas proche le vallon de Lacquière ( note : sur le plan cadastral ancien il y a sur la rive gauche de la Cagne un vallon de Jonquières, il s’agit peut-être de ce vallon) qui est d’un grave préjudice à la bealière et que le lit doit être réparé et à sa prise y être fait une petite muraille pour en donner lieu à l’eau d’entrer facilement dans son lit de la dite bealière et de là, étant retournés ai dit moulin et reconnu en dessous du carré devoir être nettoyé du sable et boue qui s‘y trouve pour donner lieu à l’eau de couler avec facilité et en tout ce que dessus, disons y avoir procédé selon Dieu et nos consciences ayant eu entre nous d’autres conférences arbitrales eu égard à tout ce que de droit et vaqué trois jours, soit pour la susdite visite et estime et dresse du présent rapport compris le retour dans nos métiers et domicile et recevoir pour nos peines et travaux neuf livres chacun et en tout huit deniers pour le présent papier marqué, moitié des Sieurs Consuls et moitié du Sieur Gazagnaire un des anciens fermiers et avons …soussignés que le pontet ? servant de brettere ? qui se trouve sous le fensat ? est en très mauvais état et demande d’être réparé par moyen de constructeur  deb… et avons ajouté que la mandrin du moulin de la Foux dont nous n’avons fait aucune mention est en bon état et que à l’égard du moulin dit de Saint Pons  a.. le ramège ? ci-dessus.

Honoré Raybaut et Pierre Guizol experts

Gazagnaire Consuls et dit que suivant ce que me Sieur Honoré Isnard Consul lors de la dernière estime des dis moulins lui a dit avoir remis aux anciens fermiers les dits moulins et dépendances le tout en bon état et même le moulin de Saint Pons ayant tourné  et fait servir une bonne farine et aux dits anciens fermiers de les rendre en même état, au moyen de quoi je proteste pour la Communauté de tout ce que de droit

Mis au greffe à Coursegoules ce vingt octobre mil sept cent  vingt neuf

Chaudol

 

 

 

Protestation du 6 novembre 1731

 

« Honoré Mere et Antoine Rodes Consuls de la Communauté du lieu de Coursegoules, représentent à vous Jean Audibert, fermier des deux moulins à blé et paroir de la dite Communauté que quoique vous soyez obligé  par le bail de votre arrentement des susdits moulins d’avoir à tenir un Maitre meunier idoine et capable au moulin dit de Saint Pons ou soit de l’étang depuis le jour Saint Michel jusqu’au premier du mois de mai suivant pour faire moudre le dit moulin pour l’usage et besoin des habitants à quoi faire les Sieurs remontrent et leurs devanciers vous ont  plusieurs fois annuellement depuis que vous êtes en ferme requis verbalement, vous n’avez daigné satisfaire à cette obligation sous des desseins captieux apparemment à vous profitables et nuisibles au public en ce lieu et surtout  en ce que faute pas vous d’avoir fait travailler le dit moulin au susdit temps, les engins et tout ce qui en dépend s’en trouvent beaucoup endommagés et de quoi ils protestent. D’autre part les dits Sieurs remontrants lassés des plaintes à ce sujet faites par les habitants, et pour vous faire cesser tout prétexte de chicane et de procès, ont fait tout ce qui peut servir à faire tourner et moudre le dit moulin, et notamment la béalière qui conduit l’eau dans l’étang et le dit étang  aussi que le tout vous aviez laissé combler e dépérir faute d’entretien ainsi que vous y étiez obligé et à votre refus ont fait mettre le tout en due état et fait tourner  et moudre le dit moulin par le Maitre meunier qui vous sert dans l’autre moulin du Loup, protestant les dits Sieurs Consuls du remboursement à la Communauté des frais de la dite réparation  en ce qui concernera  vous dit Audibert et contre tous autres que le cas pourra requérir en façon que pour commencer une fois à emplir votre obligation envers le public. Il ne reste plus que vous fit Audibert, fermier sans préjudice  d’aucuns droits de la Communauté d’avoir un Maître meunier capable pour faire au dit moulin de l’étang le dit service que le cas y requerra et incessamment, sans retardement à quoi les dits Sieurs remontrants, vous requièrent, interpellent aussi bien que  de convenir de deux personnes non suspectes et pour être par eux faite la vérification et rapport de ce que dessus pour éviter toutes promptes contestations, vous nommant à cet effet de la part de la Communauté Pierre Audoul à feu Pierre Jean du lieu de Bezaudun, vous interpellant d’en nommer un de votre part sur la signification du présent acte et sans déroger ni de préjudiciier les Sieurs Consuls pour au nom de la Communauté au rapport des dits moulins entre eux et les précédents  fermiers fait à l’entrée de votre arrentement, insistant ? à tous les droits de la Communauté, autrement à votre refus ou retardement, les Sieurs Consuls aux dites qualités, protestent contre vous dit Audibert de tous les dépens, dommages jus… que la Communauté et particuliers pourront y souffrir e de se pouvoir  pour raison de céans et par de qui son Conseil avisera pour être et sous toutes les autres protestent de droit et acte

Signé Mere Consul »

Cette sommation a été transmise à l’intéressé le 6 novembre par Pierre Jean Guinard, sergent ordonnance de Coursegoules

Il apparait que Jean Audibert a accepté qu’il n’y ait que le seul expert Pierre Audoul nommée par la Communauté et l’inspection a eu lieu le 9 novembre

 

Inspection du 9 novembre 1731 du moulin de Saint Pons sur la Cagne

 

Dans cette visite il n’est pas question du paroir. On note que le moulin est clos et couvert

« Du 9 novembre 1731, nous Pierre Audoul, Maitre menuisier du lieu de Bezaudun soussigné, sur la réquisition à nous verbalement faite par les Sieurs Consuls pour et au nom de la Communauté de ce lieu de Coursegoules et Jean Audibert ménager du même lieu, fermier des moulins à blé et paroir de la dite Communauté, de nous transporter au dit Coursegoules pour procéder à la visite et vérification du moulin dit de Saint Pons ou soit de l’étang et des engins et tout ce qui en dépend pour dresser rapport en l’état que tout a été trouvé, nous y serions (sic) venus  aujourd’hui où, arrivés nous serions acheminés au dit moulin de compagnie des Sieurs Honoré Mere, Premier Consul, Maître André Isnard, Notaire royal, et Jean Isnard à feu Fouquet, auditeurs des comptes, agissant pour la dite Communauté, de Jean Audibert, fermier des moulins et Maître Pierre Chabert, praticien,  sa caution et son associé à la dite ferme, lequel a nous a dit où arrivés au susdit étang et tout premièrement avons visité le canal qui conduit l’eau au dit moulin qu’avons commencé  par son débouché dans l’étang et avons suivi jusqu’au ruisseau de la Cagne  et jusqu’à sa prise de l’eau du dit ruisseau toujours en même compagnie que dessus et en leur présence et due vérification faite de l’état du susdit canal déclarons avoir trouvé le susdit canal en très bon état et dument creusé et nettoyé et cependant qu’au lieu de la prise d’eau de la Cagne à cause que les susdites parties ont convenu  de prendre la prise de l’eau un peu plus éloignée que de l’ancien lieu témoignant de cette façon être de meilleur usage et de plus de durée, nous estimons qu’il doit être employé deux journées de travail d’homme pour mettre la dite prise de l’eau à sa perfection e que pour mettre le susdit étang à sa perfection il doit être employé  quatre journées de travail d’homme et une journée d’une femme à nettoyer le reste de la boue, déclarant néanmoins  que l’imperfection à cause du susdit reste de la boue n’empêche pas que l’étang ne puisse fournit pour faire tourner et moudre le moulin, après quoi et toujours en même compagnie et présence que dessus, nous serions allés dans le moulin où étant, attendu que les susdites parties ont demeuré d’accord que les meules du moulin et les ferrements et presses de bois d’en haut, trouvé le tout en bon état de mouture et de faire de bonne farine, n’en aurions fait aucune vérification néanmoins avons observé qu’il manque au dit moulin le câble ou soit corde qui sert à lever la haute pierre du moulin  à la fav…de la roue quand il est besoin ni en ayant de tout point, les susdites parties ont aussi convenu qu’il doit être mis quelques tuiles qui manquent au toit du dit moulin à cause de quoi aussi  nous dit Audoul avons point fait  vérification,  déclarons en outre qu’à défaut  du dit câble il peut être pourvu  à son usage par des autres cordes comme aussi avons trouvé la porte, clé et serrure qui ferme le moulin le tout en bon état  et ce fait sommes descendus en présence que  dessus à la cavé ?(base ?) du dit moulin, où avons vérifié que le roudet  et sa ferramente est le tout en bon état  et ayant avancé plus avant dans la dite cavé ? et au lieu où est posé le canon qui jette l’eau au roudet, avons vu et vérifié  le dit canon qu’avons trouvé âtre à demi usé mais que nonobstant le dit canon peut-être en état de bien servir à son usage, déclarons en outre que les fondements de la muraille de la dite cavé ? demandent d’y être fait  quelque réparation ce qui n’empêche pas pourtant le moulin de travailler en l’état présent et finalement disons qu’il doit être ajouté au couvert de bois de l’arescle du dit moulin à un vide qu’il s’y trouve une pièce de bois d’environ deux pans et demi pour l’utilité du public tant seulement qui évitera la perte de quelque farine et en tout disons avoir eu égard à tout ce que de droit fait les réflexions nécessaires et procédé selon Dieu et notre conscience et sous la dispensation (dispense) de serment que les parties nous ont faites et vaqué deux jours soit pour notre voyage à venir et nous en retourner au dit Bézaudun que pour la susdite visite et dresse  du présent rapport et …cinq livres reçues de la Communauté et des mains et deniers de Maître Jacques Chabert greffier de la dite Communauté par ordre des Sieurs Consuls

 

Audoul expert H Mere Consul

Chabert Jehan Audibert

 

Inspection du 17 octobre 1735

 

«  Du dix-sept octobre mil sept cent trente-cinq, nous Joseph Guizol et Pierre Audoul Maître menuisiers des lieux de Cipières et de Bezaudun, experts, verbalement et amiablement  convenus entre les Sieurs Consuls et Communauté de ce lieu de Coursegoules, Sieurs André Isnard, Joseph Guizol et Jean Audibert anciens fermiers des deux moulins et de la dite Communauté et le dit Jean Audibert et François Chabert fermiers modernes des susdits deux moulins, sur la réquisition verbale à nous faite par tous les susnommés, nous serions (sic), chacun du lieu de notre demeure, acheminés au moulin de la Communauté dit du paroir (c’est le moulin de la Foux), où, arrivés à la présence de Messire Alexandre du Grimaldix en qualité de Premier Consul, des dits Joseph Guizol Jean Audibert et François Chabert, aurions procédé à la visite de l’état ou le susdit moulin et les engins se trouvent à présent et en la manière qu’il suit ci-après. Et premièrement nous avons vu et vérifié  la roue qui fait battre le paroir qui nous a paru avoir été faite et dressée  depuis deux ans et l’avons trouvée très bonne et en bon état et estimons qu’elle valait lors de sa perfection et devant monter à trente-sept livres sur qui doit néanmoins être déduit cinq livres pour l’usage que les susdits anciens fermiers en ont fait et après avons visité les masses du dit paroir dont l’une demande à être fournie et l’autre être en bon état de servir desquelles deux pièces nous estimons l’usage et détérioration à trois livres ; nous avons aussi vu les verges qui lèvent les deux masses dont l’une est en bon état de servit et l’autre doit être changée et estimant que cette pièce vaudra deux livres dix sols après quoi avons visité la crotte ? et courant ? du dit paroir où il doit être changé deux pièces, une au dit courant et une au devant ? que nous estimons valoir vingt sols, estimant aussi que la détérioration et usage de la dite crotte doit valoir vingt sols. Ensuite avons visité les mou… du même paroir qu’avons trouvé en très mauvais état et doivent être changées, estimant que ces deux pièces doivent valoir quarante sols, et ce fait, nous avons visité les deux leurs ?, qui doivent être fournis  et estimons que cette réparation doit valoir trente sols ; pareillement avons visité les deux gautiers qu’avons trouvé en état de bien servir et en avons estimé l’usage et détérioration quarante sols, après quoi avons visité l’arbre de la roue qui est en bon état et le jas du dit paroir être en très mauvais état aussi bien que la pièce qui sert d’appui aux verges qui doit le tout être changé excepté la roue et trouvé aussi que le canon du même paroir n’est pas en bon état et qui ver.. beaucoup l’arbre. Et ensuite nous avons visité  le moulin qui est attenant et premièrement avons visité l’avescle qui est en bon état  aussi bien que l’entremuye, estimant l’usage et détérioration des dites deux pièces à vingt-cinq sols ; les pierres sont en très bon état aussi bien que l’énille, avons trouvé que la roue qui lie la pierre est en bon état  et le câble de corde qui n’est pas bon par l’endroit où il a servi, l’autre partie étant assez bonne pour servir, après quoi serions descendus à la cavié au-dessous du moulin où nous avons visité le roudet qu’avons trouvé en bon état, estimant l’usage de cette pièce fit par les anciens fermiers à trois livres ; et ce fait, avons visité le padellar et l’aiguile qui sont aussi en très bon état et presque neuf et visité aussi la sayetière qui est également en très bon état de même suite avons visité la béalière du dit moulin qui est aussi en fort bon état, et attendu l’heure tarde du dit jour quinze du courant, nous nous serions retirés et renvoyé la visite du moulin dit de Saint Pons ou de l’étang à notre retour au dit Coursegoules où arrivés le même jour avons visité le susdit moulin dit de Saint Pons et premièrement avons vu les pierres du susdit moulin, ensemble la roue qui lie la pierre et son câble de corde  qui est le tout en très bon état, avons trouvé que l’avescle doit être réparé e que cette réparation pourra compter vingt sols, après quoi serions descendus à la cavié du dit moulin où avons visité le roudet qui est en bon état aussi bien que le padellar et l’aiguille, n’estimant nulle détérioration aux susdites pièces, attendu que la grande partie procède de la manque d’eaux  pendant plus de la moitié de l’année et au même endroit avons visité le canon  qui est aussi en très bon état et de là serions montés à l’étang  où avons trouvé que la pièce de bois dite la clé de l’étang n’est pas bonne et même doit être changée et que cette pièce doit valoir trente sols, après quoi avons visité l’étang et la béalière jusqu’à sa prise, qu’avons trouvée devoir être  tout nettoyé et creusé, de quoi n’avons  fait nulle fixation de travaux attendu que les parties ont déclaré qu’ils en demeurent d’accord entre eux et avons trouvé que le petit pont qui sert de partie de la béalière au quartier du Foussat doit être réparé aux parebandes et à un bout  et en tout que dessus avons fait toutes les réflexions du droit et avons procédé selon Dieu et nos consciences, disons avoir  vaqué  au fait de de que dessus un jour pour la visite et estimations et ce jourd’hui pour la dresse du présent rapport et pris chacun pour nos salaires six livres et nous sommes soussignés et trouvé que le mandrin doit être accommodé pour être mis à car .. et que cette réparation pourra compter trente sols

 

Guizol,  Audoul

Consigné à Cipières le 25 octobre 1735 douze sols

Lmbert

 

Inspection du 5 novembre 1738

 

« Du cinq novembre mil sept cent trente-huit nous Pierre Audoul Maitre menuisier du lieu de Bezaudun et Joseph Laugier Maître meunier résidant au moulin de la Foux de Gréolières appartenant à la Communauté  de Coursegoules ….. verbalement…. Nous autrement communs ? entre les Sieurs Consuls ? du dit Coursegoules  et Jean Audibert et François Chabert, anciens fermiers des deux moulins et paroir de la dite Communauté et à la réquisition à nous faite par les Sieurs….nous serions (sic) le jour d’hier transportés du dit Bezaudun au dit moulin de la Foux où étant nous serions…le dit Laugier et à la présence du Sieur Antoine…. De la dite Communauté et de Pierre Chabert….à visiter l’état où le dit moulin et paroir …. à présent en la manière qui suit et premièrement avons vérifié la roue qui fait…le paroir qui…être en bon état, n’y manquant que deux clous ?...nous estimons qu’elle valait lors de la …trente-sept livres dix sols sur quoi  doit être déduit une ? livre dix sols pour l’usage des anciens fermiers, ce fait ? avons…les masses du dit paroir qu’avons trouvées en bon état presque neuves, estimant  que la détérioration de l’usage des masses …une livre dix sols lesquelles masses…été faites  de neuf par les anciens fermiers, nous estimons que les… de sa… le prix…  de …déduit l’usage qui est une livre dix sols, avons ensuite visité  les… qui sont en bon état ayant été faites de neuf pas les anciens fermiers, estimons…déduit douze sols pour l’usage qui en a été fait, après quoi, avons visité la …du dit paroir qu’avons trouvé avoir été faite de neuf par les anciens fermiers, qu’avons estimé valoir…sur quoi doit être déduit …livres dix sols pour l’usage qui en est fait, reste une livre dix sols, ensuite avons visité les deux gautiers faits de neuf…lors de sa perfection six livres, avons déduit…pour l’usage qui…quatre livres quinze sols, ensuite avons visité les deux leurs ? qui ont été aussi faits de neuf que les avons estimé… lors de la…déduit cinq sols de la détérioration, reste une livre dix sols… demandant que tout devrait être… laquelle réparation pourra valoir dix sols après quoi avons visité… de la… qu’avons trouvé en mauvais état de laquelle pièce nous n’avons fait aucune estimation attendu qu’elle regarde la Communauté, aussi bien que la… qui es en bon état, les…

Le canon est en bon état  si ce n’est qu’il lui manque un couvert par-dessus, disons y être mis une…ensuite nous avons visité le moulin qui est attenant  et premièrement l’avescle qui est en mauvais état, estimant que la détérioration de l’usage des ancien fermiers à trois livres, ensuite…l’entremuye qui est en bon état, la détérioration d’icelle attendu que …y doit être …une petite pièce de bois , l’estimons cinq sols. Les pierres sont en très bon état…cette réparation l’avons estimé à quatre livres , avons ensuite visité la roue qui lie la pierres aussi bien que le câble de corde qui lie la pierre qui est en bon état après quoi serions descendus à la cavié  au-dessous du moulin et avons visité le roudet qu’avons trouvé avoir été fait de neuf par les anciens fermiers étant … en bon état, estimant que lors de sa perfection il valait vingt-quatre livres et la détérioration et usage d’icelui, l’avons évalué à quatre livres dix sols qui déduits sur les vingt-quatre livres de sa valeur, reste dix-neuf livres dix sols. Ensuite avons visité le padelar et l’aiguille qu’avons trouvés en bon état, estimant que la désinperfection ? ces deux pièces ont coùté six livres et la détérioration et usage, l’avons évalué  …que déduits sur les six livres reste cinq livres.

La sayetière, l’avons trouvé en bon état après quoi avons visité la béalière  du moulin qu’avons trouvé être en bon état et attendu l’heure tarde, nous serions retirés au dit Coursegoules et renvoyé le lendemain à la suite ? avons requis ? à ce jourd’hui qui était ?.... en compagnie des Sieurs Consuls et des deux anciens fermiers, nous sommes partis au moulin dit de saint Pons où étant avons premièrement visité les pierres du dit moulin qu’avons trouvées en bon état, comme aussi l’avescle, la roue et le câble qui lie la pierre être le tout en bon état comme l’entremuye est aussi en bon état l’anille et le moud… est le tout en bon état  après quoi serions descendus  en la carve dessous le moulin et visité le roudet qui est tout neuf, en ayant estimé le prix à vingt-quatre livres, visité le padelard  qui est en bon état , estimant l’usage  et détérioration  dix sols, l’aiguille l’avons trouvée neuve en estimant la valeur à trois livres, avons ensuite visité le canon qui est en bon état , avons ensuite visité le canal ou soit béalière qui prend depuis l’étang jusqu’à la tine demande d’être réparée, et la dite tine demande d’être nettoyée y ayant de la boue… dedans  et de là, avons visité le canal ou soit béalière depuis sa prise jusqu’à l’étang qui demande à être réparé à…y pouvant aller pour y parvenir quatre journées d’homme que Jean Audibert et François Chabert anciens fermiers ont promis faire réparer, et visité au… de la béalière de cette… qui contient la terre  du Sieur Isnard …ou soit… qui demande à être promptement réparé y pouvant aller quatre journées d’homme et deux de femme pour y parvenir. Avons ensuite visité l’étang du dit moulin qu’avons trouvé en bon état, la pièce de bois servant de clé du dit étang qui… l’eau dans icelui est très méchante ? demandant être fait une neuve et en tout ceci que dessus disons avoir procédé selon Dieu et nos consciences après avoir entre nous…conférence arbitrale et marqué… pour la dite visite…du présent rapport et pris chaque…six livres…des deux ayant de …de neuf…les pièces trois

Audoul

 

 

 

Délibération  du 27 décembre 1745

 

« Extrait du registre des délibérations du Conseil de cette ville de Coursegoules

L’an mil sept cent quarante-cinq et le vingt-septième jour  du mois de décembre dans l’Hôtel de ville de la Communauté de cette ville de Coursegoules, et de l’autorité de Monsieur le Viguier, à la requête des Sieurs Consuls par la voix et organe de Jacques Agard sergent ordinaire valet de ville, le Conseil de la Communauté a été assemblé. Ont été présents en absence du Sieur Guillaume Vial Viguier, Sieur Jean Isnard  et Jean Joseph Geoffroy, Consuls, Sieur Antoine Gazagnaire à feu Jacques, bourgeois, Louis cavalier, bourgeois, Jean Isnard à feu Pierre, Jean Joseph Gazagnaire à feu Jean Claude, Antoine Préand ? à feu Antoine, Jacques Chabert à feu Honoré, Jean Martin Bartolomin Gazagnaire, Honoré Guinard, Jean Mere à feu Pierre, Jean Jacques Isnard à feu Honoré, Jean Joulian à feu Jean Christophe, Chabert autre Jean Joseph Gazagnaire à feu Antoine, Jean Guizol à feu Joseph, Antoine Chabert  à feu Honoré, Antoine Chabert fils de François, Antoine Guizol à feu Alexandre S Gaspar Guizol.

Les Sieurs Consuls  représentent  au présent Conseil que par exploit du sixième du courant fait par Labroque ? Officier royal, lui a été signifié un exploit interpellatif à la requête du Sieur Pierre  Berenger, bourgeois du lieu de la Gaude, propriétaire des moulins et four ? par lequel interpelle les dits Sieurs Consuls de lui faire trouver de la chaux pour faire réparer les moulins au bas duquel exploit, les dits Sieurs Consul lui ont répondu de son chef, n’ayant pu assembler le Conseil de la Communauté par laquelle réponse ils ont dit que le four à chaux qui a été fait  a été de peu de conséquence à cause du peu de cuite qu’il a eue et que le plus grand nombre des habitants n’en n’ont pu avoir, encore est dit par la même réponse  qu’il est permis au Sieur Berenger de se faire faire un four à chaux dans le terroir de Coursegoules en son propre à l’exception des defensdaire ? Garavagne et Ponces. Représentent encore  qu’ils ont eu plusieurs plaintes que Sieur Berenger du lieu de la Gaude, propriétaire des moulins du dit Coursegoules tient un garçon au moulin dit de Saint Pons pour faire farine, lequel n’est point du tout au fait comme aussi que le dit moulin n’est point du tout en état soit par rapport aux murailles de l’étang et autres choses qui est  cause qu’il ferait dix fois plus de farine  qu’il ne fait pas, et par ainsi le Sieur Berenger ne remplit pas entièrement les obligations portées par le rapport d’estime des dits moulins dont il est obligé de tenir un meunier de faire faire les réparations  dans son temps  et par  commencer de bien faire  les dites réparations en faisant faire tout exploit interpellatif à la dite Communauté

Sur la seconde proposition, les assemblés au Conseil après avoir entendu l’exploit interpellatif fait par les Sieurs Consuls…réponse  par leu…bastière ? lui ont approuvé icelle et quant au dit exploit, ont délibéré que ce n’est point à la Communauté faire trouver la chaux et que s’il a envie de faire bâtir il trouvera des particuliers qui lui en vendront et que c’est à son affaire d’en chercher.

Sur la quatrième et dernière proposition, les assemblés ont délibéré et donné pouvoir aux Sieurs Consuls de  faire consulter au... les questions de la quatrième proposition que le Sieur Berenger ne remplit point ses obligations envers la Communauté portées par le rapport d’estime des domaines qu’il a acquis de la Communauté et la consultation qui sera faite sera rapportée au Conseil pour y délibérer et plus n’a été proposé ni délibéré ni  assigné. Qui a pu signer Isnard Consul Geoffroy, Consul,  Guizol, Chabert… Cavalier, Jean M Isnard JJ Gazagnaire Isnard Gazagnaire Guizol greffier

Collationné Guizol greffier

Du dix-sept juillet 1748 fait et donné copie

AM Moulon

(Coursegoules extrait des délibérations prises par le Conseil de la Communauté contenant pouvoir aux Consuls de faire consulter au sujet du mauvais état des moulins et. ;

 

 

Action du 12 octobre 1772

 

« L’an mil sept cent septante deux et le douze octobre comme soit que le chemin par lequel on va de la ville de Coursegoules aux moulins à blé sur la rivière du Loup et par lequel on va aussi de à Gréolières et à Cipières, passe en grande partie dans le terroir de Gréolières dans lequel terroir les dits moulins à blé se trouvent, lequel chemin n’étant pas entretenu, il se trouve en mauvais état et en différents endroits le dit chemin forme un précipice et les gens et bêtes ne peuvent plus passer sans un danger ennuissant ? comme on va journellement moudre aux dits moulins, les habitants ont porté des plaintes aux Consuls de Coursegoules qui les représentent dans un Conseil tenu le quatre du courant qui a donné pouvoir aux dits Sieurs Consuls de faire intimer un exploit interpellatif aux Sieurs Maire et Consuls  de Gréolières, et aux fins de les faire interpeller  et  sans délai faire réparer  les plus mauvais pas qui se trouvent  au dit chemin dans l’étendue du  terroir de Gréolières ce qui rend le chemin impraticable et que gens et bêtes ne peuvent y passer sans danger ce qui est cause que nous huissier royal reçu au siège de Grasse résident en ce lieu de Gréolières, soussigné et à la requête  des Sieurs Maire et Consuls de la Communauté de Coursegoules qui ont élu domicile  dans leurs maisons d’habitation et au lieu de Gréolières dans celle de nous huissier pour lecteur, de droit  seulement, avons intimé et signifié la dite délibération du quatre du  courant et tout son contenu aux Sieurs maire et Consuls et Communauté  de ce lieu de Gréolières aux fins qu’il n’en ignorent, les interpellant de out incontinent et sans délai faire réparer le chemin par lequel on va de Coursegoules au moulin à blé dans toute la contenance du terroir de Gréolières, le rendre praticable pour que gens et bêtes puissent passer correctement et sans danger, autrement et à faute  de ce faire les Sieurs Maire et Consuls et Communauté de Coursegoules tant pour elle que pour ses habitants protestent de tout ce que de droit dommages intérêts et dépens à due commination et leur ai expédié copie de la dite délibération et du présent exploit en parlant dans leur domicile à se..

Jean Isnard Maire et Premier Consul de la dite Communauté tant pour lui que pour ses collègues ;

Le reste illisible

Signé Chabert

Contrôlé à Cipières le douze octobre 1772 »

 

Notification 30 juillet 1786

 

« L’an mil sept cents quatre-vingt-six, le trentième jour du mois de Juillet comme suit que les moulins banaux  de la ville de Coursegoules situés l’un en dessous de la ville et l’autre près de la rivière du Loup sont possédés par plusieurs particuliers  demeurant en la ville de Vence, à Gréolières et à Cabris, il serait arrivé que par une négligence devenue intolérable les propriétaires des dits moulins les auraient laissé dépérir à tel point qu’ils sont dans le plus mauvais état possible et que le particulier qui va moudre ses grains se trouve exposé à perdre la majeure partie de la farine, d’un autre côté ces mêmes propriétaires par une contravention manifeste à leurs obligations ont affermé les moulins à celui qui en est le meunier et le directeur, ce qui leur est prohibé par tous les titres et comme il est de l’intérêt de la Communauté de tous les habitants de faire cesser ces préjudices aussi et essentiels cela est cause que nous huissier …royal au siège et ressort de la ville de Grasse, résidant à Gréolières et cy domicilié, soussigné, à la requête des sieurs Maires, Consuls et Communauté de cette ville de Coursegoules qui ont élu domicile dans leurs maisons d’habitation, avons en notice tout ce que dessous aux sieurs propriétaires des moulins banaux de cette ville de Coursegoules aux fins qu’il n’en prétendent cause d’ignorance et de même suite nous avons requis et interpellé les dits sieurs propriétaires de tout incontinent et sans délai faire mettre en état  et suivant les règles de l’art les moulins à farine situés en dessous de cette ville et sur la rivière du Loup à l’effet que l’habitant ne puisse plus recevoir aucun préjudice, comme aussi nous les avons requis  et interpellé de tenir seulement un préposé aux susdits moulins ou soit un simple valet pour qu’aucun  fermier puisse s’immiscer  directement ou indirectement dans les susdits moulins sous les peines de droit et de ce faire  nous avons protesté aux dits sieurs propriétaires de tous les dommages et intérêts  soufferts ou à souffrir par la mauvaise…  et par l’inexécution de leurs obligations et notamment de se pourvoir contre eux ainsi qu’ils aviseront aux formes de droit ce dire com…  et leur ai expédié  copie du présent exploit en parlant dans le domicile de S Pierre Don..des dits propriétaires des susdits moulins tant pour lui que pour ses coassociés à la personne…

Signé

 

Contrôlé

 

 

Notes (voir plans et définitions d’Henri Amouric)

 

Les termes employés pour définir les pièces du moulin pouvaient varier d’une région à l’autre.

Voir par exemple sur Internet  « moulin à eau SAHM 53 »  avec un croquis de moulin et un certain nombre de définitions.

Il existe dans la littérature d’autres photos ou croquis de moulins plus ou moins exploitables

 

ALBE= aube

 

ANILLE : fer incrusté dans la meule tournante et fixée à l’axe, voir enille

 

ARRANTEMENT : ou arrentement, location ou attribution de la ferme  ou du fermage

 

BEALIERE : ou beal, ou anciennement biariere, canal d’amenée de l’eau, ou bief

 

CANON : Canalisation d’entrée d’eau sur le roudet. La pièce conservée dans le moulin de Massoins ressemble à un affut de canon

 

CASSOLLE : petite caisse contenant l’eau argileuse du paroir

 

CAVIE : ou cave, partie basse du moulin

 

CROTTE :

 

COURANT :

 

DOUBLIER : pièce qui soutient le padelar à la base du moulin

 

ENTREMISE : ou entremuehle, bac dans lequel on introduit le grain au-dessus des meules

 

ENILLE : ou anille : une pièce en fer scellée dans une meule de moulin pour la renforcer (cf. M. LarchevêqueFabrication industr. des porcelaines, t. 1, 1928, p. 51; attesté dans la plupart des dict. gén. du xixes. ainsi que dans Quillet1965).

 

ETANG : réservoir on bassin de retenue

 

FERMIER MODERNE : nouveau fermier. Les moulins étaient affermés à des fermiers. La location s’appelait parfois arrantement

 

GAUTIERS: peut-ètre les axes sous la traverse sur laquelle sont articulées les verges

 

JAS : à rapprocher du mot jas partie d’ancre de marine

 

LIVRE : divisée en vingt sols

 

LOUBETTE : sorte de petite crapaudine métallique à la base de l’arbre portée par un padelas ou banc

 

MANDRIN : pièce peut–être associée au roudet ou palier qui soutient l’arbre dans le cas du paroir

 

MASSE : pièce fixée sur la verge permettant de battre les draps

 

MOUSCOULON : probablement la pièce fixée au padelar sous la loubette

 

PADELAR : ou padellar ou padelas, pièce mobile dans le plan vertical, manœuvrée par une pièce de bois verticale ou aiguille permettant d’embrayer ou débrayer l’ensemble du moulin/

Le mot ressemble au mot pédalier, et la pièce ressemble aux pédaliers des orgues

 

PAREBANDE : garde-corps

 

PARESCLE : ou arescle ou vescle ou avescle, coffrage en bois recueillant la farine

 

PAROIR ou PAROIRE ou PARAYRE : système pour assouplir les draps, était souvent associé à un moulin pour profiter de l’eau

 

PATEQ : Sur Internet on lit la définition suivante du mot « patus » et ses dérivés :

« En droit français, le patus (aussi appelé pate ou patec ou encore 

regale, voire relargue en Provence) est une ancienne notion désignant un ensemble de biens indivisibles, destinés à un usage commun. Le terme vient probablement de la fonction de ces biens, qui étaient à l'origine, dans un hameau, l'espace autour des maisons où s'ébattait la basse-cour, les passages communs pour les animaux d'élevage des différents fermiers, ainsi que diverses installations partagées comme l'abreuvoir. Il se distingue notamment d'une cour par le fait que cette dernière est partie intégrante de l'espace privé et de l'architecture d'une habitation. »

Il correspond plus ou moins à l’idée de « dépendances »

 

PITRAUX : de pitral, peut-être en rapport avec pierre, pieddroits ?

 

QUENOUILLE : peut-être autre nom pour la loubette

 

RODET : ou roudet ou rode

Roue à augets ou à aubes

Émile Littré: Dictionnaire de la langue française (1872-1877) Sorte de roue hydraulique.

Selon D Thiery, ensemble composé  de la roue et de l’arbre de la meule tournante

 

SAYETIERE : probablement le bac contenant le tissu. Sayetteur ou Sayetteu : « Ouvrier tisserand travaillant la sayette, tissu .. ». Dans le dictionnaire de Bouillet de 1884, on peut lire « sayette , étoffe de laine  quelquefois mêlée  d’un peu de soie qui se fabriquait à Amiens »

 

SERAMENTE : ou ferramente parties métalliques, en général

 

TINE : Récipient ou réservoir

 

TRAPPE : Soit la trappe au bout du canon soit celle en bas de l’entremise

 

TRAVERSIER : traverse ou potence soutenant l’axe des verges

 

VAUTIEUR ou VAUTHIEUR : dérive peut être de vaute ou volte avec le sens de tourner

D’où peut-être ceux qui font tourner le moulin, c'est-à-dire les meuniers ou mouliniers

 

VERGE : longue barre sur laquelle sont fixées les masses du paroir, articulée sur la traverse. Parfois dans certains paroirs il peut y avoir trois verges

 

 

Bibliographie

 

Benvenuto Alex et L Lapchin, Coursegoules Le temps des veillées, éditions Serre Régionales

 

https://fr.wikipedia.org/wiki/Meule_%C3%A0_grains

http://histoire.mayenne.53.free.fr/lexmoulinaeau.pdf

http://moulindelamousquere.pagesperso-orange.fr/pages/maitrise-eau.htm

http://www.futura-sciences.com/planete/definitions/geographie-bief-6915/