Point du Ramingao ŗ Roquebrune Cap-Martin

WILLIAM FARR ET NICE

Mise à jour mai 2020

Historique résumé

 

En collaboration avec Judit Kiraly

Voir à la fin portraits et tableaux

 

William Farr (1807-1883) fit la promotion de Nice comme résidence d’hiver pour les britanniques. Sa très humble origine mais son intelligence exceptionnelle profitèrent de la générosité d’un châtelain local qui lui laissa 500 livres dans son testament pour avoir une bonne éducation, ce qu’il fit certainement. C’est intéressant pour nous car il fit une partie de ses études médicales en France et en Suisse. De ce fait il parlait bien français. Il a passé plusieurs années à Nice et son “A Medical Guide to Nice” est une excellente source d’informations détaillées sur l’état de la situation ici concernant les étrangers dans les années 1840. Voir dossier particulier en préparation

Les médecins britanniques apportèrent leur contribution à la modernisation de la ville au moment du Consiglio d’Ornato

Par ailleurs il a publié en 1829 “A treatise of the nature and treatment of scrofoulos diseases”. Il a publié aussi des études sur le cancer

Le docteur Farr est l’auteur de diverses publications de statistique médicale et a reçu de nombreuses récompenses. Sa fille, Florence Farr, fut une actrice et une activiste du droit des femmes

 

Statistique sur Nice

 

Le père de la statistique médicale, William Farr, qui a scrupuleusement compté les lits disponibles pour les voyageurs dans les hôtels, et les pensions niçois pendant l’année 1840, est arrivé au nombre de 2880 lits. Il donne quelques chiffres précis concernant Nice. La population autochtone en 1828 était de 27000 habitants avec une population flottante estimée entre 1500 et 2000. A peine douze ans plus tard la population locale passait à 35000 et la population flottante était estimée à 5000. Le statisticien qu’il était alla plus loin en considérant que les deux hôtels convenables en 1828 – l’hôtel d’York et l’hôtel des Etrangers – ajoutés à une soixantaine d’appartements et une quarantaine de maisons meublées étaient suffisants pour loger les hivernants. W. Farr trouvait le nouveau quartier de Nice fort agréable.

“Les rues de la nouvelle ville sont spacieuses et bien construites. Elles sont correctement pavées et tenues scrupuleusement propres; l’apparence générale de cette partie de la ville ressemble plus à une ville d’eau anglaise qu’à une ville à l’étranger. Toute la ville de Nice se trouve du côté ouest d’une rivière appelée Paillon, ce qui la sépare de son principal faubourg, la Croix de Marbre auquel elle est rattachée par un simple mais élégant pont en pierre.”