Point du Ramingao ŗ Roquebrune Cap-Martin

PLAQUES COMMEMORATIVES DE SAORGE 06540

 

Mise à jour mai 2024

Prospection B MIngalon

 

Deux grandes plaques ont été sculptées dans la paroi rocheuse des gorges de Saorge

 

Plaque de Charles Emmanuel II

Elle a été sculptée à l’initiative de Charles Emmanuel II en hommage à son père Charles Emmanuel 1er onzième duc de Savoie 1562-1630.

Cette réalisation a été célébrée dans le theatrum sabaudiae.

L’inscription a été traduite par Joseph Cabagno (ref Histoire de Saorge et Fontan – Charles Botton - éditions du Cabri page 53)

 

Traduction

 

« Unissant les deux versants des monts pour le bien public, l’autorité de l’Italie et de tout le globe en dépit des précipices alpins qu’il réduisit par le fer et le feu, Charles Emmanuel III (erreur Charles Emmanuel 1er) onzième duc de Savoie, prince prévoyant, père de son peuple, comblé dans la paix comme dans la guerre, de sa propre initiative, de sa propre science, de ses propres ressources réalisa cette route royale »

 

En réalité il s’agissait du chemin ducal

 

Plaque de Victor Amédée III

Ce roi a vécu de 1726 à 1796

Par lettres patentes signées le 23 mai 1780 le roi décide de rendre carrossable la route tracée au siècle précédent.

La route sera accessible aux véhicules hippomobiles en 1785

Traduction de la plaque relative à Victor Amédée III suivant l’abbé Bonifacy 1771-1842

 

Victor-Amédée III, roi de Sardaigne, toujours plus attentif à l'intérêt public, afin de rendre plus rapide le transport des marchandises à partir des rivages de la mer, à travers les provinces subalpines, par un acte de singulière prévoyance et avec une admirable persévérance a réparé et mené à bon terme cette route ouverte autrefois par Charles-Emmanuel, pour les bêtes de somme et les voitures, il a rabaissé les cimes très près des monts, jeté des ponts, construit des murs, l'élargissant à 18 pieds pour la rendre apte à recevoir des véhicules et l'aplanissant depuis Limone jusqu'à Nice sur 45 mille pas. Fait en l'an 1784. Dessiné, exécuté par l'architecte P.A. Cappellini.

 

La plaque relative à Victor Amédée III a été martelée et détruite par les troupes révolutionnaires françaises lors de la prise de Saorge en 1794, et l’on ne discerne bien que le cadre.

L’approche est difficile.

Sur la photo, on voit la trace de l’ancien cadre probablement en mortier de chaux et des lignes de piquetage

 

43° 59’ 09 52 N, 7° 32’ 48 52 E

 

La plaque vengeresse

 

Elle a été apposée à la libération après la seconde guerre mondiale au bord de la route de la Roya près de l’ancienne frontière. Mais elle a été ensuite retirée dans la cadre de la réconciliation franco italienne.

Elle pourrait être stockée dans un dépot de matériel si elle n’a pas été détruite entre temps