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MURS ET LINTEAUX DE BIOT 06410

Mise à jour avril 2013

photos Jean Laffitte

Dans ce dossier sont rassemblés des éléments remarquables relatifs  à des dates, ou à des détails d’architecture

 

La fin du XVIème siècle parait avoir été une période particulièrement favorable pour la construction comme en témoignent de nombreuses dates gravées. Si le village a été progressivement réoccupé à partir de la fin du XVème siècle (voir ci-dessous), ses deux portes datent de 1566 pour la porte des Migraniers et de 1565 pour la porte des Tines.

Il y a une dizaine de dates gravées au XVIème siècle et aussi au XVIIème siècle  et moins ultérieurement mais ceci n’est qu’une indication

           

De gauche à droite:

- 2 rue Portugon à l'angle de la place, IHS avec croix sur le H avec dôme, date 1669

- 25 rue Portugon,date 1659

- 7 rue sous Barri près de la porte,date de 1794

-5 rue sous Barri, date 1587 avec inscription

- rue de l'Airette IHS avec triple croix qui rappelle peut-être le Christ et les deux larrons, date 1681

 

    

De gauche à droite:

- rue de la Poissonnerie IHS avec coeur et croix sur dôme et fleur de lys inversée; deux cartouches rectangulaires martelés

- 8 rue de la Regouaro, date 1599

- 11 place des Arcades, date 1579  et MIAC

- place des Arcades, date 1686

                

Photo de gauche

- 34 rue de la calade. En ce qui concerne cette inscripton  on trouve presque la même sur un chapiteau à gauche en entrant dans l’église de Puget Théniers avec une fleur de lys bien marquée.

 

Ici la fleur de lys a été martelée.

Le Tau à gauche pourrait être une croix de Saint Antoine et l'ensemble un symbole des chevaliers du Temple ou de leurs successeurs. Saint Antoine de Padoue est né en 1195 mais son culte s'est beaucoup répandu à partir du XVème siècle. Cependant l'église de Puget Théniers datant du XIIIème siècle pour certaines parties, cet ensemble de signes symboliques était déjà employé à cette époque. Ici on peut aussi envisager l'hypothèse d'un linteau en réemploi

- photo de droite: 11 rue Basse, date 22 M 1836. Les dates du 19ème siècle ne sont en général pas accompagnées du jour du mois

De gauche à droite

- porte des Migraniers,date 1566

- Linteau près porte des MIgraniers 1561

 

De gauche à droite:

 - Place de Gaulle AG 1599 SM

- porte des Migraniers,date 1566

- maison paroissiale, date 1782 Les gravures sur le porche de l'église sont difficiles à lire.

 

          

De gauche à droite:

- 25 rue du poilu, date 1659

- pierre gravée 2 rue Saint Sébastien (attelage?)

- Rue du Barri, sur l'entrée latérale de l'église sous un IHS gothique, on peut lire:

H O C    M Vc VI   TADEVS

NIGER  - 9 - POSVIT

Le H de HOC a disparu. Le graphisme de la date utilise Vc au lieu de D pour 500 et le pseudo 9 est  probablement un signe graphique de séparation

 

- Inscription latine sur le mur de l'église:

Selon Nicolas Nataski l’inscription latine insérée dans le mur de l’église figure dans le CIl de Mommsen sous le numéro XII, 220. Il indique que en raison de l’expression « et sibi posterisque suis viva fecit », l’épitaphe est datée de la fin du IIème IIIème siècle La transcription est la suivante :

[D(is)] (hedera) M(anibus)
[---]o Mariti
[mo qui v]ixit annos
[---] Marcella
[---]o et sibi pos
[terisque suis] viva fecit

"Aux Dieux Mânes, à (...)o Maritimus qui a vécu (...), Marcella à son mari (ou à son fils) et pour elle-même et ses descendants, elle a élevé (ce monument) de son vivant

  

   

                                                

De gauche à droite

- porte des Tines, date 1565

- clé de linteau rue de l’Airette. L’analyse de Jean Laffitte est la suivante :

« Cette très belle gravure est située à côté du linteau de la poissonnière (voir ci-dessous). Gravée en réserve, elle représente un âne en plein effort en train peut-être  de fouler des gerbes de céréales représentées sur son dos sur l’airette qui signifie petite aire. En bas de la gravure on voit une saillie qui pourrait symboliser un rouleau.

C’est un hommage touchant à cet animal, fidèle compagnon du paysan pour les travaux des champs. »

De part et d’autre de la lettre E d’en bas sont gravés, à l’intérieur de cercles, les lettres G.L qui sont certainement les initiales du propriétaire et la date 1952. Il serait intéressant de connaître à quelle date on foulait encore le grain de cette façon.

On peut lire toutes les lettres du mot Airette »

- selon un document de l’office de tourisme le linteau du 6 rue de l’Airette représente un chevalier de Malte à gauche le sigle IHS avec en dessous la date 1664  et à droite la croix de Malte.

Cependant Jean Laffitte fait le commentaire suivant :

« Linteau de la poissonnière ou de la poissonnerie.

Ce linteau est composé de quatre éléments, une figurine, un cœur, une croix et une date.

La figurine gravée en réserve ressemble à une marchande poissons si l’on regarde celui qu’elle tient dans sa main droite. La largeur des hanches laisse supposer qu’il pourrait s’agir d’une femme, mais rien n’est moins sur, tout au plus s’agit-il du tablier et des bottes du poissonnier. Ce linteau a été probablement déplacé. Il serait ici en réemploi. La rue de la poissonnerie étant toute proche, on peut supposer qu’il s’y trouvait avant d’être déplacé.

Un cœur tient la partie centrale  du linteau.  Il est aussi gravé en réserve ; à l’intérieur se trouve le monogramme du Christ  dont le H est surmonté d’une croix ainsi que les trois clous de la crucifixion.

Sur la droite la croix de Malte rappelle la présence sur la commune des chevaliers de Saint Jean de Jerusalem qui ont succédé aux Templiers. En bas la date de 1664 gravée en réserve disparaît peu à peu sous l’effet de l’érosion. Le linteau est taillé en demi lune »

- chapelle des Pénitents blancs: IHS sur coeur dans un cercle; les signes suivants sont gravés;

MDCXII DIE 17 IVLII

M A EMERICUS F

                      

De gauche à droite:

- chapelle Saint Roch, date 1580

Sur la façade de cette chapelle à côté de la Mairie on peut lire à l’intérieur d’un triple cadre, l’inscription gravée suivante :

1580 :7.MAI

O.P.N.B.R.A

Les trois premières initiales correspondent à « Ora Pro Nobis ». (Priez pour nous). Les trois dernières pourraient signifier « Beata Regina Angelorum » (Bienheureuse Reine des Anges)

 

 - maison Jourdan 15 rue Saint Roch

sur le mur de cette maison on peut lire dans un cartouche circulaire l’inscription gravée suivante :

BIOT APPARTENAIT AUX TEMPLIERS 1247. PLUS TARD AU CHEVALIERS DE MALTE. LE 29 MARS 1470 LE ROI RENE CONCEDA A ANTOINE ARDISSON ET A LUCAS HENRICI. LA RIVIERE DE GENES EXISTAIT POUR EUX LE DROIT D’HABITER BIOT. L’EVEQue D GRASSE AMENA DANs CET HERITAGE 48 FAMILle D’ORIGINE GENOISE. VILLA JOURDAN 13 AVRIL 1848.

Il y a aussi à Biot et aux alentours plusieurs murs à parement courbe:

voir dossier murs à parement courbe