ZONE DE BEASSE LUCERAM 06440


Eléments historiques

Cet ancien village a été abandonné vers le milieu du XXème siècle.

Il existe encore des personnes qui sont nées dans ce village.

Il y aurait eu un incendie en 1974 et 1985 

Il semble que le village a été squatté.

On ne voit pas trace de chapelle, mais selon une personne native du lieu, une chapelle était envisagée au XIX ème siècle puis les pierres stockées à cet effet auraient été transportées à Luceram.

Au point de vue religieux le village dépendait de Saint Colomban

Le hameau comptait environ 41 habitants en 1866, 45 en 1896, 35 en 1926 et 1935. Sur le site : http://musee-de-luceram.com, on trouve les statistiques de 1718 à 1936

 

Prospection

Prospection Jacky Sarale, Raoul Barbès.

Mise à jour juillet 2010

Le village se composait d’un petit centre et de maisons dispersées. Il y avait une école.Toutes les maisons sont en ruine.

De gauche à droite: plan cadastral, école four, date 1817

Dans le centre on peut voir sur une maison la date de 1817 gravée près du four

On voit aussi une intéressante devise peinte en bleu sur le fronton d’une maison dont le toit est encore en état

« VOCATUS ATQUE NON VOCATUS DEUS ADEBIT »

 

Cette devise pourrait se traduire par : « invité et même non invité, Dieu sera présent »

Dans le village on peut voir un four à pain ainsi qu’une sorte de puits couvert daté 1900. Des tuiles mécaniques sont  de la marque Arnaud Etienne St Henry Marseille avec une croix de Malte. Il serait intéressant de voir jusqu’à quelle date cette société a été active. Sur Internet un article indique que ces tuiles étaient exportées très loin

Contre les ruines dispersées on peut observer des aires de battage.

Cinq ont été répertoriées. Elles font environ de 60 à 90 m2.

Aire et ruine N°1 : x=1000.947, y=3194.784, z=847, surface de l’aire environ 90m2 quasi rectangulaire. La ruine est à l’ouest contre l’aire

Aire et ruine N° 2 : x=1000.982, y=3194.795, z=854, surface de l’aire environ 60m2, quasi rectangulaire. La ruine est à l’ouest contre l’aire

Aire et ruine N° 3 : x=1001.054, y=3194.608, z= 839, surface de l’aire environ 60m2, quasi rectangulaire. La ruine est au sud est contre l’aire

Aire et ruine N° 4 : x= 1001.150, y=3194.533, z=815, surface de l’aire environ 60 m2, trapézoidale. La ruine est au sud contre l’aire. Les dalles plates sont rectangulaires  avec une trame de 50cm de large par 80 cm à 1m de long

Aire et ruine N° 5, surface environ 60 m2, rectangulaire. La ruine est contre l’aire au nord ouest

 

De gauche à droite: Croix entre les aires 1 et 2. Le canal passe au pied de la croix;

lavoir

Le chemin au passage de l'Infernet. Les deux ponts ont été détruits par l'éboulement

On peut se demander pourquoi il y avait autant d’aires étant donné que les ruines ne sont pas très éloignées les unes des autres

Peut-être les cultivateurs voulaient ils être indépendants.

Mais on observe que ces aires sont dallées de pierres très plates de grandes dimensions, particulièrement l’aire N° 4  avec des pierres rectangulaires soigneusement calepinées. On peut donc supposer une carrière de pierres plates à proximité et donc une facilité  de construction de ces aires.

Près de la ruine N° 1 et de son aire,  se trouve une croix en bois avec un socle en pierre daté 1814. Au pied de la croix on voit la trace d’un canal.

Ce canal en terre qui passe par ce lieudit le Collet où se trouvent des ruines isolées et qui a son origine dans le vallon au sud est du village se poursuit jusqu’au centre du village.

En contrebas du captage se trouve un lavoir avec une voute datée 1885 en bon état :

x= 1001.374, y= 3194.528, z=829. Près du lavoir légèrement en amont se trouvent deux bassins rectangulaires dont l’un semble daté de 1915. La date est gravée dans le mortier de ciment, mais le 1 n’est pas lisible et le 9 en partie effacé.

 

A la Baisse de Béasse se trouve aussi une croix en bois avec un socle en pierre daté de 1870.

Le plateau entre la Baisse de Béasse et la cime de Rabons a été prospecté mais il n’a pas été trouvé trace de constructions.

Sur le cadastre de 1860 un lieudit près de la Baisse de Béasse est nommé « camp de l’Art », et sur un autre plan « Campé »

Le secteur a été parcouru par des soldats : voir dossier Internet Vésubie Bévéra à paraître.

Sur le chemin de Béasse à la Gabelle, les cartes mentionnent deux ponts sur le vallon de l’Infernet.

Ils ont probablement été emportés par le grand éboulement qui s’est produit il y a quelques années en aval de Peira Cava.