Site militaires du Mont Bataille

SITES MILITAIRES DE EZE 06360


 

Mise à jour décembre 2010.

Sur une carte de 1763 (), donc une quinzaine d'année après la guerre de succession d'Autriche, apparaissent un certain nombre de fortifications autour du col d'Eze dont le nom n'est pas mentionné mais que l'on peut repérer par les noms de Pical et de Papaton.

On voit aussi des fortifications dans le secteur du fort de la Revère qui n'existait pas à l'époque

Photo de gauche:

le secteur Papaton Pical

 

Photo de droite:

le secteur Revère

Certains ouvrages décrits ci-dessous sont en limite de la commune de la Trinité Victor

Les coordonnées précédées de (P) ont été relevées par GPS et sont données dans le système Lambert III.*

                                           

Les retranchements en pierre sèche de l’arête du mont Campi de l'Allé (plan)


Au nord et à l’est de la doline située à l’est du fort de la Revère se trouve un mur de 1,60 m d'épaisseur que l'on suit jusqu'à l'emplacement de batterie situé à la cote 677. Le long des fossés nord de la Revère aucun mur caractéristique n'a pu être observé dans la végétation difficile d’accès mais d'anciens ouvrages ont peut-être disparu dans les glacis du fort. Mais au nord ouest du fort on retrouve la ligne probablement gallispanne de 1747.

De même la construction des emplacements de batterie de Serré de Rivière sur le petit plateau à la cote 677 a fait disparaître des ouvrages antérieurs. Cependant il reste encore un  témoignage de camp retranché (voir plan) avec une chicane de sortie côté est.

Cette redoute de la cote 677 est reliée à un mur est ouest en contrebas de la route stratégique côté Eze. L'est de ce mur s'appuie sur un rocher au bord aval de la route stratégique et immédiatement au dessus de la petite falaise qui borde en amont la route on voit le mur qui se relie à l’ouvrage de la cote 677.

Cette redoute fermée de la cote 677 et les retranchements en pierre sèche seraient ainsi austro sardes et appartiendraient à la campagne de 1744. Ces ouvrages pouvaient aussi logiquement s’intégrer dans le système de défense gallispan de 1747. Il n'est pas impossible non plus que les ouvrages construits trois ans avant par les austro-sardes aient été restaurés remaniés et  réutilisés en 1747 par les gallispans.

Col d'Eze


                

† †††††††††††††† †††
 

 

De part et d'autre du mamelon qui se trouve au sud du col d'Eze et à l'ouest du mont Bastide se  trouvent des murs qui ressemblent à des retranchements, surtout celui situé à l'ouest du mamelon. Etant donné leur position et leur orientation ils semblent avoir été destinés à contrôler l’accès au col à partir des chemins partant de ce qui est maintenant la moyenne corniche de part et d'autre du restaurant Bella Vista (vallon de Savaric, voir plans)

 

L'ensemble nord de la Revère


Voir aussi le dossier "la Trnité Victor"

ll existe un plan, commandé en 1817 à Gioachino Canale (1), (réf A. D. 01 Fi 0076) et publié en 1836. Sur ce plan est mentionnée la limite entre les communes d'Eze et de la Trinité Victor nouvellement créée. Entre les points 36 et 37 du plan la limite entre les deux  communes est constituée par des vieux retranchements (en italien sur la plan "vecchi trincereamenti", en italien moderne trinceramenti). Ces retranchements commencent à l'ouest au point 36 à hauteur d'une gorge sud-nord dénommée "calanca"  et se poursuivent suivant une ligne grosso modo est-sud-est vers le point 37 dénommé "angolo  sagliente" en passant par un lieudit la Gardiola. Ce lieudit se trouve à l'emplacement de ce qui est devenu par la suite le fort de la Revère, les retranchements passant à hauteur du fossé nord du fort, et se poursuivant au nord de la doline(x=1005.2 ; y=3171.5 ; z=650)

Sur le plan cadastral d'assemblage Eze TA Echelle 1/10000 de 1963 révisé en 1980, les murs sont dénommés « Muraille de Trinquiera, Muraille de Gardiola. »

Cette ligne de défense est plus ou moins est-ouest en aval du sentier et constituée par un mur de 1,20 de large et de hauteur actuelle allant jusqu'à 1,30 m à l'aval. En partie est après la traversée du sentier, elle se redresse mais il est impossible actuellement de suivre cette ligne jusqu'au plateau de la Revère car elle est enfouie sous un maquis inextricable de ronces qui ont poussé à la suite d'un épandage de lisier par une porcherie anciennement située sur le plateau à l'ouest du fort.

En amont du chemin l'épaisseur du mur est de 1,60 m. A 150m à l'ouest de cet ouvrage se trouve un ravin très étroit. Voir plans

Cet ouvrage pouvait être destiné à interdire la pénétration de troupes austro-sardes vers l'ouest. Il daterait alors de 1747.

Il est en vue directe de la ligne de défense du plateau Tercier et de la redoute sud située à 400m environ à l'est de la ligne principale avec lesquels il était possible de correspondre par signaux.

En contrebas de cette ligne de défense se trouve l’ancienne Via Julia mais le paysage  à  cet endroit a été très modifié par l'autoroute et le gazoduc.

Colline de Papatoun


Ce petit sommet arrondi est situé au nord du col d’Eze (x=1003, y=3170.9, z=454) Ce sommet aurait ainsi été occupé par les gallispans au milieu des positions austro sardes C’est de cet endroit qu’aurait été donné le signal de l’attaque du 20 avril 1744 par un feu auquel de Rimiez on aurait répondu par un autre feu et trois fusées selon Charles Alexandre Fighera (2). Ceci est à prendre avec rserve car les vues depuis le colline de Papatoun sont très limitées Il raconte par ailleurs page 237 à 249 les incidences de la guerre sur le village de Eze.

La tour de Pical


Quand on part du col d'Eze pour emprunter la route stratégique vers les forts, on laisse à gauche le fort de l'Adrette et on contourne par la droite une colline arrondie  pour se diriger vers le fort de la Revère. Cette colline est en partie boisée, au sol terreux et marneux et on n'observe pas de calcaire jurassique. Elle se trouve à la cote 589. Sur la carte au 1/5000 elle est nommée Tour de Pical de même que sur la carte de Canale (x=1004.0 ; y=3171.1 ; z=600)

Effectivement au sommet se trouve la ruine d'une tour circulaire de 3 mètres de diamètre intérieur qui dépasse du sol de 60 cm environ. La paroi de cette tour est de 60 cm d'épaisseur environ.

Près du sommet de cette colline se trouvent un certain nombre de tranchées très remblayées sur la face nord, donc côté Revère. Ce secteur a été occupé par les chasseurs alpins jusque vers les années 1960 et ces tranchées ont pu être exécutées pour leurs exercices ou être antérieures.

Retranchements du plateau de la Justice


            

 

Ils se trouvent dans les secteur du parcours de santé et apparaissent encore sur la carte au 1 :5000 ème de 1972. Ils ont été exécutés en lignes parallèles. Ils se raccordent avec les retranchements du Mont Leuze.

                                

Saint Laurent d'Eze


Selon Fighiera () page 239 il y aurait eu un posete à Saint Laurent inspecté en 1743 par le chevalier de Corbeau et l'ingénieur militaire Gallo

Bibliographie


Signification des notations

A.D.A.M signifie Archives Départementales des Alpes Maritimes

1 - Canale, Carte  01 Fi 0076, ADAM,  et est intitulé « copia del tipo formato dal signor Gioacchino  Chianale ... indicante i respettivi territorii dei commune d'Eza e Trinita Vittorio »

2- Fighiera Charles Alexandre – Eze – Collection les Régionales Serre Editeur

3 - Millet  (chevalier) - Bibliothèque nationale  -  FFNA 363 – page 328 à 358 Mémoire sur les nouveaux retranchements faits dans le Comté de Nice communiqués par monsieur le chevalier Millet et page 358 - Carte des retranchements faits pour la défense du Comté de Nice par l’armée combinée d’Espagne et de France dans le mois de septembre 1747.

4 - Carte des environs de Nice par H. Moris  - Campagne de 1744

5- Carte Top per A e B Nizza m1- Archives Royales de Turin