Murs à parements courbes

TOURS A SIGNAUX


Introduction

 

Mise à jour février 2014

Pourquoi ce titre?

De nombreuses tours ont existé dans le passé et il n'en reste plus beaucoup. Certaines étaient édifiées indépendamment de tout château, d'autres étaient incorporées  dans un système de défense.

Certaines tours étaient des fortifications simplifiées, d'autres ont pu servir peut-être uniquement à l'observation et à la transmission de signaux.

Comme il existe très peu de documents écrits, c'est en s'appuyant sur les plans et cartes anciennes, sur l'observation sur le terrain et sur la toponymie, qu'a été menée la recherche.

Le littoral du Comté de Nice ne constitue pas une délimitation précise de cette étude mais définit seulement la localisation approximative de la prospection.

On constate qu’il y a beaucoup plus de tours sur la côte ligure que sur la côte française ; ceci est dû probablement au relief. Du fait du type de roche, la côte française est beaucoup plus découpée, et de ce fait comporte plus de villages perchés fortifiés près de la côte que la Ligurie italienne: Roquebrune Cap Martin, Sainte Agnès, Gorbio, Eze, La Turbie, ainsi que plusieurs forteresses, Monaco, Nice, Antibes.

Etudes antérieures  

 

Dans la revue « Châteaux forts d'Europe » a paru un article signé Charles Laurent Salch () sous le titre « Tours à signaux en Roussillon. »

L'éditorial mentionne notamment en page 3 que ces tours étaient déjà utilisées par les romains et qu'en Roussillon elles sont attestées depuis le XIIIème siècle.

En page 7 figure une gravure extraite d'un motif de la colonne trajane. En page 13 sont émises des hypothèses sur le système de "Guardia " ou "farons".

En page 16 il est indiqué "la coutume de signaler l'approche des bateaux est ancienne. Dans son Histoire Romaine de l'an 9 avant J.C., Tite Live rapporte qu'au temps des guerres puniques la flotte romaine est signalée par des vigies installées sur les côtes ibériques".

La question s'est posée également de savoir si les tours du Roussillon fonctionnaient en réseau et des expériences ont été menées en 1991 pour évaluer la distance optimale d'implantation dans un tel cas. Il semblerait que pour ne pas donner lieu à des feux énormes, une distance de 4 à 5 km (page 34) était la meilleure.

En ce qui concerne la toponymie générale, les termes utilisés sont notamment les suivants :

Tour, El Far (Tour de Tautavel), Tour de Mir (Prats de Molo), Faron (Socoa à Saint Jean de Luz, Tour Saint Elme (Collioure).

En 1323 L. Barthélemy (), dans un procès verbal de visite des fortifications des côtes de Provence, a fait mention de tours prévues.

Tours selon le mémoire d’Antoine Fighera traduit par Hervé  Barelli ()

 

Page 264,année 1535, « le Mont Boron, haute colline rocheuse et inféconde, a à son sommet une tour de la Garde qui reçoit les avis et les signaux qu’on fait d’Antibes et du Cap Roux avec des feux, et elle, avec des feux , donne également des signaux à la Turbie et à Monaco »

Page 342, le 7 septembre 1637, «  nous sommes allés à la tour du Mont Boron pour voir si de là haut on ne verrait pas le château  et les environs de Monaco, et la tour du Bautugan, et la tour d’Abagio qu’on appelle la forteresse d’Abeglio, et la tour lointaine qu’on voit des Sailles  et puis de Cap d’Ail"

Bibliographie

Barelli Hervé – Nice et son Comté 1590-1680  Témoignages récits et mémoires   éditions mémoires millénaires 2012

Des feux aux sémaphores 

Dans un document de la guerre de succession d'Autriche (1744 à 1748 pour le comté de Nice) est décrit le système de fumées (le jour) ou de feux (la nuit) à utiliser pour communiquer entre différents points à l'est de Nice. Ce système sera décrit plus loin, ainsi qu'un système utilisé dans la rade de Villefranche vers les années 1550-1560

Par contre au moment des campagnes de 1792 et après il est fait mention de sémaphores.

Par ailleurs dans les annales de la Société des Lettres Sciences et Arts des Alpes Maritimes Tome XV 1896  a paru un article de Ch Jolivot, sous le titre "le télégraphe optique à l'Armée d'Italie".

Il indique notamment:

"Le système du Commandant Madier était celui de la télégraphie optique. Il consistait  en signaux opérés par trois hommes porteurs de fanions et répétés de poste en poste, dans chacun desquels ils étaient observés par un chef à l'aide d'une lunette d'approche montée sur un pied" .

L'auteur ne précise pas la localisation des postes, et ne donne pas de détails techniques

Recherches sur le littoral du comté de Nice

Toponymie locale

 Le terme "tour" ou assimilé est connu notamment dans les lieux-dits suivants en diverses variantes :

Roquebrune Cap Martin 06190  La Torraca

Cap d'Ail 06320 La tour sarrazine

La Trinité Victor  06340 La Tour - Tour de Sus Li Aiga ?

La Trinité Victor 06340  Tour du rocher de l'Abei

La Trinité Victor 06340 Ballatorre

Eze 06360 La Tour de Pical

Saint André de la Roche, l'Abadie 06730 La Tour              

Nice, Cimiez 06000 Torre de Cimella

Nice, Colline de Magnan 06000  La Tour

Nice, Saint Roman de Bellet 06200 Collet de la Tour

La Turbie 06320 Tour de l'Arme

Villefranche sur mer 06230 Torrettolla ou Torretta

En plusieurs lieux avec diverses orthographes Tourrettes

En Ligurie au nord d’Imperia val di Prino Torrazza

 Le terme Pharaon ou Pharaoun apparaît dans un lieudit près de la D201 au nord du village du Broc 06510, dans la basse vallée du Var ( Lambert III x=987.916, y=3180.701, z=493). L’emplacement est occupé par une villa sur un éperon dominant la vallée du Var au bout d’un petit plateau. Ce terme est à rapprocher du Mont Faron à Toulon. En Algarve au sud du Portugal le nom de la ville de Faro pourrait avoir la même origine. La tour de Saint Hospice à Saint Jean Cap Ferrat a été désignée parfois sous le nom de faron de Saint Hospice. Tous ces noms dérivent du nom de l'île de Pharos en face d'Alexandrie en Egypte où fut édifié le célèbre phare.

En 1350 en Roussillon sont utilisées les appellations faron ou faraon ou farahon.

Le terme "Mir" se retrouve dans le Collet de Mir entre le Col de Vence et Coursegoules. Le terme Merindol serait un dérivé de Mir d'après Ricolfis ()  et proviendrait de l'ancien provençal Miranda signifiant  donjon.

A Saint André de la Roche est connu le lieudit Merindol.

Sur le flanc sud du Cheyron existe un lieudit "les miroirs", mais ce terme n’a peut-être pas de rapport avec les questions de signalisation.

Le terme Sembola se rencontre à deux endroits près de La Turbie sous la cime de la Forna et plus à l'ouest près du lieudit Figour à la Trinité. Une éthymologie liée à la notion d’éboulement est discutable

On le trouve aussi à Vallauris 06220 au lieudit les Semboules.

Serdembolla est situé sur la D 615 au Sud Ouest de Berre des Alpes 06440

Dans F. Mistral  () page 896 on trouve : simbola, simbolo, simbeu, simbel, cembel, zimbello : signe, enseigne, point de mire, signal

Saint Elme est invoqué comme patron des calfats. Le fort de Villefranche s'appelle Fort Saint Elme et il existe à Collioure une tour Saint Elme. La tour Bellanda du château de Nice aurait été reconstruite sur une ancienne tour Saint Elme. Existe-t-il une relation avec les feux de la Saint Elme et les signaux ?

On trouve souvent le toponyme abeille

Abei, Aveglio ou d'autres formes approchées.

Abeglio, Cap d'Ail

Roc d'Abei, quartier Figour à La Trinité

Roccia  d'Abeilla, Puget Théniers 06260

Monte Abellio, au nord ouest de Dolceaqua en Ligurie dans la vallée de la Nervia

Monte Abeglieto un peu au sud-est du précédent

Abei pente sur la route stratégique près d'Astrorama à Eze

Abeillo cote 785 1500m WSW de Cuebris 06910

Des origines ont été cherchées du côté de Baal ou Bel.

Le blason de la ville de Cap d'Ail comporte des abeilles en raison d'une consonance ressemblante,mais il y a peut être là un faux sens.

Dans plusieurs cas le nom de Abei est associé à roc ou roche, ou à mont

On peut alors penser à une relation avec le mot veille - veglio - d'où l'explication possible "lieu de veille sur un point haut"

Le terme Gardiola se rencontre également souvent

C’est par exemple l’ancien nom de l’emplacement du fort de la Revère à Eze

Le toponyme se trouve aussi à Bendejun 06390

Gardivola cote 568 à 2 km WNW de Villars sur var

 L'énumération est faite par ordre alphabétique des communes

 

Beaulieu sur Mer

Tour de Boso

Se trouvait à peu près à l'emplacement de la batterie devant l'église Sancta Maria de Olivo. Cet ouvrage a été étudié en détail par A. Cane () page 127 à 131.  En préambule de son article il note :

 "Il ne nous est pas possible d'établir l'origine de ce curieux ouvrage défensif, qui s'éleva jusqu'au début du XIIIème siècle à proximité de la vieille église. Dans son Histoire de Nice, Durante faisait mention du fort de l'olivier, qui aurait été construit dans ces parages par Boson, comte de Provence, vers le milieu du IXème siècle par conséquent pour protéger cette partie fertile du littoral où nombre de cultivateurs avaient fixé leur demeure. Ces indications sont assez vagues  et manquent de preuves attestant leur historicité. Il n'est pas impossible toutefois qu'un tel ouvrage existât contemporainement à ces tours de garde construites par les souverains provençaux sur la côte, et notamment à Villefanche et sur le mont Boron. Ces fortins étaient desservis comme nous l'apprennent certains documents du XIIIème siècle par un castellan, desservants auxquels étaient adjoints des chiens".

Elle fut inspectée par Vauban en 1693 et d'après André Cane "le débarquement de la tour de Boze joua un rôle non négligeable lors des deux grandes opérations militaires françaises en 1691 et 1705".

Elle faisait également partie du dispositif de défense du camp retranché austro-sarde en 1744 pendant la guerre de succession d'Autriche. Ce dispositif s'articulait autour du mont Gros, du mont Leuze, du mont Alban du fort de saint Hospice au cap Ferrat, de la tour du mont Boron à l'ouest et de la tour de Boze à l'est.

Diverses orthographes sont employées au sujet de cette tour. Voir aussi Tour de Boze référence (M)

Beausoleil

Tour de l'arme

Selon le chanoine Baudoin () page II 9 « sur la rive droite du vallon de l'Arme une tour plusieurs fois mentionnée dans une charte de 1416 et dont les ruines dominent ce paysage servait à défendre la route d'Espagne au pont franchissant le vallon de l’Arma ».Voir aussi Brétaudeau () page 470.

Cette tour a été localisée par Monsieur Cunegondo de la Turbie sur une photo ancienne 

Bonson

Existe encore au sommet du promontoire qui domine le Var à l’est du village. Voir PCAM (),page 762. Elle était peut-être en communication avec la tour de Pharaon au Broc

Cap dAil

Bautugan

Tour médiévale signalée par C. Salicis (), page 19

Tour sarrazine

Elle figure sur de nombreux plans dont celui de 1602 réf. I, 1678 réf J, 1692-1696- réf. K.

Cette tour qualifiée de divers noms dans les plans anciens Abeglio, Castel d'abeigl, etc... existe toujours sous le nom de tour sarrazine.

Au pied de cette tour sur la Basse Corniche au droit de la propriété de l'AMAPEI à côté du Cap Fleuri  a été  apposée sur le mur de soutènement une plaque ainsi libellée:

Ancien poste de garde de la Principauté de Monaco

Cette plaque a été apposée le 24 Août 1997 dans le cadre de la célébration des 700 ans de la dynastie des Grimaldi  en présence de SAS le prince héréditaire Albert de Monaco, du Maire et du Conseil Municipal.

 

Gardiol

Figure sur le plan de 1602. Il pourrait s’agir d’un lieudit lié à une tour sur la petite éminence entre le centre méditerranéen et le château saint Georges.

Carros

Tour de Carros

Figure sur la plan O de Bourcet  de 1760 située à peu près à hauteur du pont de la Manda en rive droite du Var.

Drap

La Torre

Lieudit mentionné sur la carte d'état major de 1878, au confluent des Paillon au pont de Peille en rive gauche des Paillon.

Tour de Massourde

Fait partie du Camp Luceram. Voir Brétaudeau () page 483 et planche 427.

Eze

 

Le Phare

Charles André Fighiera (), page 231, indique : « on signalait l’approche d’un ennemi en allumant un phare, autrement dit un feu visible le jour par la fumée et la nuit par la lueur. Lors de sa visite à Eze le 12 avril 1323, Robert de Milet prescrit aux chefs de maison : de continuer diligemment le jour et la nuit et au lieu habituel le phare  qui correspond avec celui qui est fait sur la tour du Mont Boron à Nice » ; Le phare d’Eze était probablement situé au dessous du château vers le sud puisqu’il devait être vu du Mont Boron 

 

La tour de Pacanaglia

Il s'agit d'un lieudit figurant sur la carte d'état major de 1878 à mi chemin entre la cote 577 et le mont Fourche

 

Tour de Pical

Sur la carte au 1/5000 référence Q, le mamelon que contourne la voie d'accès au fort de la Revère depuis le col d'Eze porte le nom de tour de Pical. Ce même nom figure sur la carte de Canale de 1836,  référence P. L'ancienne tour se trouve au sommet de ce mamelon à la cote 589. Il s'agit d'un ruine de tour circulaire de 3 mètres de diamètre intérieur avec des murs de 60 cm d'épaisseur dépassant du sol de 80 cm environ. Il semble qu'il pourrait y avoir une ouverture vers l'est. Elle est pourtant curieusement contestée par des anciens du village d'Eze.

 

Tour de Ricuol

Bibliographie Ricolfis () page 847

Menton

 

Le bastion

 Cappatti MS 306 Page 63  cite le manuscrit  F. F. N. A. 377  de la Bibliothèque Nationale, établi par des ingénieurs français sur ordre du Prince de Conti en été 1744 et intitulé "Mémoires militaires sur les comtés de Nice et de Beuil. " Le port ou plutôt la rade de cette ville  est protégée d'une tour élevée sur un petit rocher dans la mer du côté du Midi de Menton fort près du rivage sur laquelle il y a quelques pièces de canon, un petit corps de garde et un mauvais magazin". Ce bastion est maintenant un musée.

Selon C. Passet, il aurait été édifié sous le règne du prince Honoré II de Monaco.

Nice

Plusieurs rues portent le nom de "la tour". Roger Isnard () page 302, cite notamment : rue de la Tour (de la rue Pairolière au Boulevard Jean Jaurès), la rue de la tour de l'Ariane (du 177 du boulevard de l'Ariane au chemin de la Lauvette ) anciennement rue de la torre, le chemin de la tour de Bellet, l'allée de la tour des gardes dans l'avenue sainte Marguerite.  Ces noms pouvaient se référer soit à des constructions élevées soit véritablement à des tours.

 

La tour du Vinaigrier

Il s'agit d'un lieudit mentionné dans la carte d'état major de 1878  situé à l'ouest de la cime du Vinaigrier dominant la grande corniche

 

Tour du mont Boron

 D'après Mathiot (), page 577, « une tour de guet aurait été installée par un moine Bobon qui en 890 défendait Nice contre les sarrazins. Tour à signaux puis moulin à vent installé en 1684 encore visible au XIXème siècle »

Cette tour figure sur divers plans notamment celui de 1538 référence B, puis sur ceux de 1543, référence C, de 1656 référence E, de 1776 référence T sous le nom de moulin à vent, 1800.

Sur une carte de 1680 environ elle figure sous le nom de Monborone et dans le theatrum Sabaudiae, c'est sans doute le même ouvrage qui est qualifié de turris Rauriculi.

On trouve aussi sur un document du XVIIème siècle « turris Ramicula »

Sur la carte de Villaret de 1748 référence N elle porte le nom de Fort Mathews (amiral anglais qui appuya la défense du camp retranché : mont Gros, mont Alban, mont Leuze, avec ses navires et des canons débarqués à terre au profit des austro-sardes.

Le fort actuel du Mont Boron se trouve probablement sur l'emplacement de cet ancien ouvrage.

Sur le plan (M) un emplacement nommé corps de garde pourrait correspondre à la tour du mont Boron.

En avril 1744 le fort Mathews fit l'objet d'une attaque de diversion de la part des gallispans, pendant que l'assaut du camp retranché (mont Alban mont Vinaigrier mont Leuze) était donné plus à l'est en plusieurs colonnes.

La période pendant laquelle la tour fut transformée en moulin à vent a fait l'objet d'une étude dans la revue ARCHEAM  N° 9 2001-2002 page 39 et suivantes.

D’après le capitaine Wagner (), il semble qu’il y avait au milieu du XIXème siècle un fort précédent celui qui existe encore actuellement et qui est en voie de déclassement.

 

Tour du château de la tour

 Cette tour a été restaurée et incorporée dans une propriété privée au 15 Boulevard du mont Boron. Au dessus du château de l'Anglais se trouvait jadis une batterie. Il peut s'agir du même site.

 

Tour de Cimiez

Cette tour est mentionnée par Elisabeth Alexandre () qui reprend un texte de A. Baréty () « sur la bordure est (de Cimiez), dans la partie supérieure de la propriété Guilloteau, Brun signale une tour romaine de forme carrée à deux étages reposant sur une citerne voûtée. F. Benoit ajoute que deux autres citernes, beaucoup plus profondes la prolongeaient au nord  selon Brun () »

Dans ce secteur on connaît une rue dite Torre di Cimella, faisant peut-être référence à cette tour.

 

Tour Bellanda ou tour Clérissy

Cette tour aurait été reconstruite sur une ancienne tour saint Elme. Elle domine la baie des Anges du côté sud-ouest du château de Nice. L'ancienne tour a été détruite lors du démantèlement du château de Nice sur ordre de Louis XIV en 1706

 

Tour de la Ville

Elle figure sur le plan U de 1761 sous le nom de Torre della Citta et sur le plan de 1776 référence T sous le nom de tour de la ville. Elle était située à l'ouest du couvent des dominicains rue Saint François de Paule.

 

Tour Saint Laurent

Au débouché du vallon de Magnan sur la rive gauche à hauteur de l'avenue Saint Laurent actuelle. Sur la carte de Villaret on peut lire "Petit Saint Laurens " au débouché du vallon de Magnan sur la mer. Le sommet de la colline des Baumettes, où se trouve actuellement le château de la Tour, pourrait avoir été un emplacement favorable pour l'implantation de cette tour car jouissant d’un très bon point de vue

 

Tour de Magnan

Ce document est extrait du " Voyage pittoresque dans le comté de Nice et les Alpes Maritimes du XVIIème siècle au XIXème siècle, édition Acadameia Nissarda

Cette tour figure sur le plan  H vers 1820. Elle aurait été située sur la colline dominant à l'ouest le vallon de Magnan.

Notons également qu’à l’ouest de Magnan le quartier s’appelle Barrimasson. Il y aurait lieu de voir si ce terme a un rapport avec la construction dont il est question ci-dessus.

Robert Bistolfi () écrit à ce sujet : « … des fortifications seront appuyées sur un édifice en ruines,  « la tour de Magnan » ou « Barri Vieilh ». la décision royale qui prévoit cette construction est notifiée en 1790 par le gouverneur sarde aux consuls de Nice. Un dessin à la plume d’Antoine Trachel montre l’état des lieux vers 1850 ». Voir à ce sujet le catalogue de l’exposition : la conquête de l’ouest. Nice du Var au Magnan. Archives municipales 1991.

 

Tour Sarrazine

Au nord de l'abbaye de Roseland dans le quartier de Fabron

 

Tour de Serre ou des Serres

 Vers ce qui est aujourd'hui le Marché d’intérêt  national à l'ouest de Nice. Figure sur le plan Nb 04 d’avril 1744, de la bibliothèque de Cessole

Figure également sur le Plan S de 1746.

Figure sur le plan du chevalier Millet de 1747 sous le nom de tour de Sorre.

Selon Edmond Rossi () page 12, elle aurait été incendiée par les pirates le 17 juillet 1623, et les familles qui y avaient trouvé refuge auraient péri dans les flammes.

 

Tour Martini

Figure sur le plan  de Bourcet O  de 1760 dans le quartier de Saint Augustin. Voir s'il s'agit de la tour de Serre.

Il existe un « pont de la tour » au droit du lycée des Eucalyptus qui pourrait tenir sa dénomination de  l'une de ces tours et une rue de la tour des gardes près du cimetière de Caucade

 

Tour de Mari

Selon Jacques Dalmasso (), cette tour citée en 1330 aurait été à l’emplacement du château de Crémat actuel

 

Tour de Villa Leoni ou Vita Leoni

Elle figure sur le plan de Bourcet 1760 réf O légèrement au  nord-ouest du village de Saint Isidore au débouché du vallon de Lingostière sur la rive gauche.

Elle figure encore sur la carte d'état major de 1878 avec la mention "la tour", sur une petite éminence.

Elle se trouvait peut-être sur le petit plateau où est édifié l’ensemble immobilier « le Domaine de Saquier ».

Tour Manda

Dans l’ouest de Nice. Ce nom aurait été attribué à une construction récente (200 ans peut-être, non militaire

Peille

 

Tour de Rosa

Cette tour est mentionnée sur la carte d'état major de 1878. Elle se trouve à l'intérieur de l'enceinte du Rastel 1. Voir Brétaudeau () page 493. Elle est très ruinée et l’on peut se demander si elle est d’époque celto ligure ou non.

 

Tour du Mont Agel

 Elle figure sur la carte d'état major de 1878  sans autre nom à 1500 m environ au nord ouest du sommet du mont Agel, près d'une chapelle dite de la Turbie sur la même carte. Il y aurait lieu de vérifier s'il s'agit de la chapelle saint Tibery ou Ibery. On voit près d’une construction qui pourrait être l’ancienne chapelle un monticule qui pourrait correspondre à la tour écroulée (voir dossier sur les chapelles)

Roquebrune Cap Martin

 

Tour des Veilles

 Cette tour a été signalée par le Chanoine Baudoin et elle existait encore au XIXème siècle. Elle se serait trouvée vers le carrefour de Bon Voyage.

C. Germain qui a effectué vers 1870 le levé de l'ancien mur romain des Veilles ne la signale pas.

 

Tour saint Roman

Le chanoine Baudoin () II 9 signale à propos de la tour de l'Arme "un peu plus bas une tour portant le nom de tour des romains jusque vers 1870 époque à laquelle on l'engloba dans le château qui prit le nom de saint Roman à la frontière est de la Principaut »

Sur la carte IGN 1885/1895 Menton N° 7, révisée en 1925 figure une tour entre le vallon de la Rousse et le vallon de saint Roman.

 

Torraca

Ce toponyme se réfère-t-il à une ancienne tour ? Actuellement le quartier de la Torraca est entièrement urbanisé mais ce promontoire dominant Lumone aurait été très propice à l'existence d'une tour.

Ce toponyme de la Torraca fait l’objet d’une étude détaillée de C.Passet dans une monographie sur Roquebrune Cap Martin parue en 2006

Selon lui, le nom est connu en 1289 (Sub Turracha, cité en 1749 (Tourracca , en 1762 Torracca ;

Le toponyme serait formé de Tor : colline, et de acutus :pointu. Il note aussi qu’une enceinte protohistorique répertoriée en 1904 à la cote 151 a été pratiquement détruite par les constructions modernes.

 

Cap Martin

Aucune tour n'est précisément mentionnée, cependant, Philippe Casimir () page 143 note : "un sémaphore existe au Cap Martin... Voici la traduction d'une lettre de Valdaterre, capitaine de Vintimille adressée en 1604 au Sénat de Gênes. On m'avait avisé de faire bonne garde parce que le Duc de Guise, avec plusieurs galères, était à Antibes. Mes galères surveillèrent du Mont Saint Martin et une fumée faite à la partie supérieure du Mont était le signal convenu pour donner à tout mon monde l'ordre de se préparer".

L'endroit présumé à l'emplacement du château d'eau actuel est assez plat et on peut supposer qu'il pouvait y avoir là une tour.

 

Sainte Agnès

La torre

 Mentionnée sur la carte d'état major de 1878  à 500 m au sud est de la cime de Bausson.

 

Saint André de la Roche

 

Tour de Merindol

D'après Pierre Bodard () page 77, le site de Merindol se trouvait au niveau de l'échangeur de la Trinité sur l'A8 au confluent du Paillon et de la Banquière ou Paillon de Saint André et il n'en subsisterait donc que le sommet.

Il indique notamment:

"La présence sur le haut des restes d'une construction carrée mais à murs maçonnés fait penser à l'existence d'un poste de guetteurs admirablement situé à quelques centaines de mètres du gué où l'ancienne voie romaine traversait le Paillon près de la chapelle de Bon Voyage  pour monter à Cimiez."

 D'après Fighera  () « en 1070 un membre de la famille des Baux, Laugier Rostagni, assisté de ses enfants Aldebert et Bertrand donne à l'abbaye de Saint Pons les biens et hommes libres de Merindol d'Eze : ce territoire fait maintenant partie de Nice, les princes d'Orange lui donnèrent ce nom en souvenir de leur fief de Merindol dans le Vaucluse »

Les lieux ont été bouleversés par les travaux de l'échangeur de l'autoroute mais la présence d'une tour à une époque indéterminée mais ancienne est très possible à cet endroit.

Ricolfis () a donné une interprétation du site de Mérindol avant construction de l'autoroute. Il n'est plus possible du fait des travaux de juger de la véracité de ce document.

Saint Jean Cap Ferrat

 

Tour Saint Hospice

Ce monument a été étudié par André Cane () page 41 et 42. La tour actuelle aurait été construite par Charles Emmanuel III (1730-1773) avec les matériaux de récupération de la tour détruite par le Maréchal de Berwick en 1706. D'après certains auteurs elle aurait été épargnée lors de la destruction de 1706.

La tour existait peut-être au VIème siècle du temps du célèbre ermite.

 

Tour sans nom de la pointe du pilone?

Cette tour située sur le petit cap au droit de la limite actuelle entre les villas Peira Santa et Souleiadou  n'existe plus. Elle  figure sur divers plans. Theatrum Sabaudiae. C'est peut-être elle qu'on distingue encore sur la gravure du 19ème siècle référence ( F).

Sur la plan (M) on voit un emplacement nommé "limites" sur les côtés est et ouest de la rade. La limite est pourrait correspondre à cette tour.

 

Tour du chemin du Roy.

Cette tour existait encore au début du 20ème siècle à l’état de ruine, entre le zoo et le chemin du Roy. André Cane () se souvient  de l’avoir vue.

 

Tour du musée Ile de France

Cette tour figure sur d’anciens plans à une époque postérieure à l’intervention de Catinat (début du XVIIIème siècle) ; selon un autre plan il y aurait peut-être eu un fort à cet endroit.

La position était justifiée pour servir de relais avec la tour de Bose de Beaulieu

 

Phare

 Sur une carte de 1747 () figure à un endroit qui parait proche du phare actuel une construction notée "fanal"

Saint Laurent du Var

 

Tour de guet

Selon un témoignage d’Edmond Rossi () datant de 1980, page 32 : « Les vestiges subsistent encore au quartier qui a emprunté son nom (XIème,XIIème siècle) », et page 242 : « (les ruines du château dit Puget de la Tour) s’élèvent à environ 4 km au nord de saint Laurent sur un promontoire situé à gauche de la route, dominant celle-ci de ses 40 m d’altitude ».

 

Tour Castillon

Selon Edmond Rossi (), page 32 : « les cartes du XVIIIème siècle notent une autre tour plus récente au sud du village au bord du Var, la tour Castillon édifiée au XVIIIème siècle »

Sospel

Le village d'Oliveta san Michele à l'est de Sospel après la frontière semble mentionné sur la carte d'état major de 1878  sous le nom de la torre.

 

Tour de Suès

 Figure sur la carte d’état major de 1878 à 2km environ à l'ouest  sud ouest du mont Diaurus

 

La Torre

 Mentionnée sur la carte d'état major de 1878 à 4km en aval de Sospel en rive gauche de la Bévéra. Voir ci dessus

Tournefort

 

Tour de Tournefort

Signalée par L. Cappatti page 66  à propos de la guerre de succession d'Autriche : "le prince de Conti fait raccommoder le chemin qui joint la tour de Tournefort. Elle dominait le confluent du Var et de la Tinée.

Il est possible qu’une autre tour ait existé sur la rive gauche du Var dans les premiers virages de la route entre le pont de Malaussène et Massoins

La Trinité

 

Tour du rocher de l'Abei à La Trinité - quartier Figour

Pierre Bodard (3) indique «  Sur le petit plateau étiré qui culmine au rocher de l'Abei  (terme de patois Nissart) : marche d'une maison, gradin, vestiges d'un ancien village et d'une tour moyenâgeuse. Cf 674 "Item cum castrum Monachi et turris seu fortalicium Labegii ». Cappatti  Castra Dirupta, IPAAM III page 121.

Une prospection effectuée le 5 Septembre 2000 (voir plan et photo) a montré à 15 mètres à l'est du pylône de la ligne à haute tension située à l'ouest du pont sur l'autoroute, une pile carrée de 3,50 de haut environ et de 50 cm x 50 cm adossée à un pan de mur avec des pierres éparses tout autour mais l'endroit nécessiterait un débroussaillage important pour une étude plus complète. En 2005 le maquis est inextricable Ce point est en vue directe du Castellet, ruine située sur le versant sud du plateau de Lare au dessus de Camp Bollin à Laghet. Il est aussi en vue directe du château de Drap et du site de Merindol  près du confluent du Paillon et de la Banquière à Saint André.

 

Tour du Tercier

Charles Alexandre Fighiera (), page 105, note 57 mentionne : « le lieudit La Tour devait son nom à une tour romaine qui appartenait depuis le début du XVIIIème siècle à la famille Don Nicola Fighiera, sur le Tercier ». Il  pourrait éventuellement s’agir du castello

De son côté, Louis Cappatti (des bords aux monts niçois) page 32 indique  « on peut encore remonter le chemin de Laghet par le vieux chemin rural qui presque sur la crête de la colline, serpente à la droite du ruisseau…apparaît bientôt un autre monument dû au peuple roi. C’est la tour dont la tradition conservée dans le canton fait remonter la tradition au  premier siècle de notre ère, alors qu’elle aurait été un poste de vigie. A côté d’une bâtisse rose entourée de tonnelles, elle élève ses murs larges et massifs…les traces d’un pont-levis qui jadis en gardait l’accès en rappelle le caractère guerrier »

La description pourrait aussi correspondre au castello. Une prospection en 2005 n’a pas permis de retrouver tous ces détails

Tour de Sus Li Aiga

G. Delserre ()  page 26 indique « Amédée VIII puis le Duc Louis de Savoie avaient entre 1433 et 1445 d'abord mis l'entretien des routes à la charge exclusive des communes traversées puis donné aux gabeliers le droit d'instaurer un péage sur les tronçons des routes et les ponts qu'ils avaient charge d'entretenir" et en note "ce qui pourrait expliquer  et dater la tour de Sus Li Aiga »

La Turbie

 

Tour de Sembola à La Turbie (ce nom n'est pas officiel)

 Cette tour se présente actuellement sous forme d'un trou circulaire de 5 mètres de diamètre environ dont les bords sont maçonnés avec une plate-forme de 1 mètre de large et un vaste cône de déblais tout autour de plus de dix mètres de diamètre ; la profondeur du trou est de 1,50 m approximativement.

Il faudrait effectuer un débroussaillage et des sondages pour pouvoir dire s'il s'agit d'une tour en pierres ou d'une tour sur motte. Cette tour est incorporée à un mur de défense de la guerre de succession d'Autriche et la question se pose de savoir si elle date de la même époque ou si elle est antérieure.

On peut penser dans ce dernier cas que lors de l'exécution de ce mur de défense les constructeurs ont incorporé cette tour dans le système de défense.

Cette tour est sur la ligne de changement de versant avec d'un côté le versant est de la Forna vers La Turbie et de l'autre le versant ouest vers Laghet.

Elle est en vue directe du Castellet sur le versant sud du plateau Tercier.

Saint Paul de Vence

 

La Tour

Petite colline au sommet de la pénétrante Cagnes Vence sur laquelle se trouvait probablement une tour jadis, actuellement occupée par une villa, à gauche en allant vers Vence au niveau du giratoire. Voir si vue directe avec le château de Cagnes. Etait en vue directe de Saint Paul de Vence

Villefranche sur Mer

 

Turris pro excubus, probablement  Torrettolla ou Torretta

Cette appellation pro excubus est celle du Theatrum Sabaudiae. Se trouvant en fond de rade, il s'agissait probablement plus d'un tour de défense extérieure de la ville que d'une tour à signaux.

André Cane () page 21 mentionne en effet qu'elle se situait à l'emplacement de la gare maritime actuelle. On la voit figurer sur de nombreuses gravures et tableaux  jusqu'au XIXème siècle.

Voir à ce sujet les nombreuses représentations de Villefranche à diverses époques figurant dans le numéro de Nice Historique de 1999 N° 1 et 2 consacré à Villefranche. Dans le N° 113 du Sourgentin  de Septembre 1994 dédié aux 700 ans de Villefranche page 14 on la distingue nettement sur la reproduction d'un tableau de Trachel.

Les archives départementales possèdent un dessin à la plume représentant le port et la rade de Villefranche avec des bateaux et la galère pontificale qui conduit en France Mr Ranuccio nonce apostolique extraordinaire (plan de la fin du XVIIème siècle Ref Port de Villefranche m5 N° 20/1.

Sur le plan est mentionné : « E :  torretta da dove fanno la guardia per i vascelli 

Tour de la  Colle

Mentionnée par H. Moris dans son livre sur la succession d'Autriche, probablement près du plan de Curet vers le plateau qui domine au nord le col de Villefranche sur la Moyenne Corniche.

Villeneuve Loubet

 

Tour de la Madone

Domine la route de Villeneuve Loubet à Grasse. Voir G. Brétaudeau ()

Les tours génoises de Corse

 Il existe tout autour de la Corse un réseau de tours qui seraient encore au nombre de 67 sur les 85 existant au XVIIIème siècle. Elles ont été construites par l’office de saint Georges pour le compte de la république de Gênes. Elles sont présentes surtout dans le cap Corse et à l’ouest de l’île.

Italie Ligurie

Sur le littoral de la Ligurie existent de nombreuses tours qualifiées de "torrione".

Il s'agit de tours circulaires ou polygonales associées à des bâtiments ou non.

D'après Luc Thévenon, conservateur en chef honoraire ancien conservateur du musée Masséna à Nice ce système aurait été édifié au milieu du XVIème siècle, et il constate  à  la  même époque une diminution de la production architecturale.

Ceci suggère que la menace barbaresque était le problème essentiel de l'époque.

Effectivement cette période correspond à une menace intense de l'empire turc, avec différents sièges importants (Nice 1543, Vienne 1529 et 1532, Malte1565),  suivie d'un début de reflux après la bataille de Lépante 1571. Soliman II dit le magnifique a vécu de 1520 à 1556.

E. Berrnardini  () donne page 119, un historique des attaques barbaresques.

Entre  la frontière et Imperia on peut noter par exemple les tours suivantes en allant de l'ouest vers l'est, sans que cette liste soit exhaustive. Il semble que du côté italien de la frontière il y ait beaucoup plus de tours que du côté français. On peut émettre à ce sujet plusieurs hypothèses: tout d’abord une urbanisation plus importante sur la Côte d’Azur ayant pu être l’occasion de destructions, la présence d’un certain nombre de forteresses côté français (Monaco, Villefranche, Nice, Cagnes, Antibes…), un littoral plus ouvert côté italien.

On note que le système édifié est un système en profondeur avec des tours en bordure du littoral et d’autres situées en vue de la mer mais jusqu’à plusieurs kilomètres à vol d’oiseau du littoral.

Grimaldi (près de la frontière)          

 

Tour de Balsi Rossi

Citée dans certains documents relatifs à la guerre de succession d'Autriche. C’est probablement le même ouvrage que celui dénommé : tour Grimaldi. Voir ci-dessous, dénomination  tour du château Grimaldi.

Voir document IISL IV A 36

Tour du Chateau Grimaldi - voir ci dessus

Latte

Tour de la Mortola

Mentionnée dans plusieurs documents anciens. Elle pourrait correspondre  à la villa Hanbury.

 

Torre del vescovo

Elle est incorporée dans une villa.

Elle se trouve près de l'ancienne voie romaine

Vintimille

 

Tour  Canarda

Dernière fortification extérieure à l'ouest de la ville. La tour actuelle daterait du XIIIème siècle. Elle est située sur la Via Julia. Voir dossier Via Julia

Vallecrosia

 

Tour de garde à  Vallecrosia alta

Quelques kilomètres à l'est de Vintimille

Bordighiera

 

Tour des Mostaccini

 Au dessus de la ville en direction de la bretelle d'autoroute, via Coggiola 75 - Bordighiera

 

Tour Sapergo

Au droit et en amont de la précédente près de la bretelle de l'autoroute, via Rossi.

Ospedaletti

 

Tour Saracena

En face du N° 52 de la via Roma, tour carrée de 30 « palmes de côté » datant de Janvier 1579, hauteur 45 palmes. L’ove à la transition du mur à fruit et de la partie verticale est qualifié de « cordone »

San Remo

 

Tour de la Ciapella

Appartenait aux murailles du XVIème siècle, sur la place Eroi au centre ville actuel.

Pompeiana

 

Torre dei panei ou Barbaresca

 A l'est d'Arma di Taggia sur la rive gauche de la rivière Argentina.

 

Cipressa (ouest de San Lorenzo al mare)

Tour carrée de la Gallinara qui domine le village, construite en 1544 d’après E. Bernardini()

Lingueglietta -Eglise forteresse de San Pietro de Lingueglietta

Cette église a été partiellement transformée en forteresse au XVIème siècle à l'époque des invasions barbares.

 

 

Porto Maurizio (Imperia)

 

 

Torre Prarola

Pontedassio

San Stefano al mare

Tour de santa Lucia

 A l'intérieur des terres au nord d'Imperia sur la rivière Impero

Un réseau de tours

Réseau intérieur

 A l’époque romaine selon un document du CNAM (), il y aurait eu sur le littoral méditerranéen 3000 tours. En supposant que les romains aient établi un réseau de communication le long de la Via Julia, en fonction des éléments de toponymie et des relevés effectués sur place on peut imaginer le réseau suivant :

Vintimille, La Mortola (aucun indice), Menton  (aucun indice en dehors du bastion), Puypin (aucun indice), La Torraca ou Lumone à Roquebrune, Les veilles à Roquebrune, La Turbie, tour de Sembola à La Turbie, Le Castellet à La Trinité, Roc d'Abei à La Trinité, la Tour à La Trinité, Mérindol à NIce, Saint Pons à Nice (aucun indice), Cimiez (aucun indice), hauteurs de Magnan, Collet de Saint Roman de Bellet, tour de Villa Leone ou Vita Leone sur le Var, tour de Carros, etc..;

En ce qui concerne Saint Pons, l'emplacement est mentionné dans le réseau de feux à utiliser éventuellement pendant la guerre de succession d'Autriche.

Réseau littoral

A partir de la tour sarrazine à Cap d'Ail ont été reconnus sur place ou d'après les cartes anciennes :

La tour de Bose à Beaulieu, la tour Saint Hospice à Saint Jean Cap Ferrat, le tour mentionnée plus haut "sans nom" à l'ouest du Cap Ferrat, la tour du Mont Boron, la tour du château de la tour à Nice (?), la tour Saint Elme (Tour Bellanda), la tour de la Ville, la tour Saint Laurent, la tour Martini, la tour de Serre, etc...

Entre Vintimille et Roquebrune Cap Martin, les deux  réseaux, si jamais ils ont effectivement existé se confondraient.

Charles André Fighiera () page 234, note 35, indique : «  les feux de garde étaient déjà prévus au XIIIème siècle, notamment à la Turbie, Eze et Nice (archives  départementales  des Bouches du Rhône, série B, reg.4 »

Le système d'alerte de la rade Villefranche au milieu du XVIème siècle

Rappelons tout d'abord que le terrible siège de Nice par les franco turcs a eu lieu en 1543.

Le système d'alerte pour protéger la rade de Villefranche au milieu du XVIème siècle nous est connu indirectement par l'étude des comptes communaux de Villefranche faite par André Cane () page 20 et suivantes au paragraphe - garde et surveillance des côtes.

Dans les dépenses sont en effet notées les rétributions des hommes qui étaient envoyés en certains points de la côte pour  donner l'alerte et assurer la surveillance.

Les tours ne sont pas expressément notées mais existaient-elles à cette époque ? Les comptes analysés s'étendent de 1550 à 1560. Après l'avènement de Emmanuel Philibert en 1553, la construction de la forteresse Saint Elme a débuté vers 1555, et celle du fort du Mont Alban vers 1557.

Les points cités par les livres de comptes sont Grassuelh (Grasseuil), la colle de Grassuelh, Pasable, le Rup, Malariba, le Cap Ferrat parfois simplement dénommé le Cap ou le Quau.  Ces lieux sont situés sur la rive orientale de la rade de Villefranche.

Le cap Gros ou Quau Gros ou Chau Gros est situé à l'ouest de la rade et pourrait correspondre au Mont Boron ou à un point en contre bas.

Citons André Cane () page 21 et 22 « La nuit c'était le procédé du signal à feu, connu de toute antiquité dont voici quelques exemples : en octobre 1552, nous voyons Bertomairon  mandat far feuch al Cap cuora  las tres fustas eron a Antibo ;  le 1er Février 1554 rétribution à lo martit de Bodria , per eser anat far tres seras lo fuech en Quau ferrat quora dita armada ( de France) estai a Antibo ;  en Avril Andrieu , marit de Bereo, que es anat far lo fue cora las fustas an pilat la gardia ; le 31 Mai 1556, Tavian Garendon mandat a far fumaa  a Chau gros.

Pour le jour,  le dispositif est tout différent et un peu plus compliqué. Il consiste en un arbre ou mât l'arbre de la gardia,  le long duquel est hissé, pour montrer que la  voie est libre, une branche feuillue, ramel, qui puisse être aperçue de loin et qui est descendue en cas de danger. La manœuvre se fait au moyen d'une poulie, per una poliega, et d'une courroie, bodrelga  ou sagola. »

Voici quelques exemples de comptes relatifs à ces objets et à leur emploi A die 29 de juin 1553 pagat a Lombardon per anar ajudar  desarborar l albre de la gardia de Quau Farrat ; f.1. Le 13 août 1556, dépense de 3 gros per un albre e un tros de bodrelba per isar lo ramel .....etc..."

Dans ces dépenses on parle aussi de la pointe Malo à Cap d'Ail sans autre précision.

Pour apprécier ces rémunérations, selon André Cane, dans les années 1550-1560, les équivalences monétaires étaient les suivantes :1 florin vaut 12 gros, 1 gros vaut 8 patacs, un écu d'or ordinaire ou d'Italie vaut 50 gros. A  cette époque la valeur du setier de blé était de l'ordre de 30 gros. Le setier de Nice correspondait à peu près à 40 litres, soit 2 émines.

Il se peut que ce système d'alerte simple ait été amélioré en même temps que la construction des deux  forteresses.

 

Table des signaux établie en 1746.

 Cette table a été établie pendant la guerre de succession d'Autriche en 1746 et le texte qui suit est tiré du manuscrit Cappatti () page 109 qui cite un extrait  de l'ouvrage : Histoire des campagnes de monsieur le Maréchal de Maillebois par le marquis de Pezay  III, 455.

S'il ne s'agit pas de tours, ce texte explicite le système de communications en cours à l'époque :

" La Turbie

 Si les ennemis attaquent le poste de la Turbie, on y disposera un grand feu, auquel on répondra de même d'Eze et de Montalban

Si on croit avoir besoin de secours par la très grande force des attaques que l'ennemi fera, on le marquera par deux feux, auxquels on répondra de même d'Eze et de Montalban.

Notre Dame de Laghet

 Si les ennemis attaquent les postes de la chapelle saint Brancas (entre la Turbie et Peille) et du ravin en avant de Notre Dame de Laghet, on les disposera sur quelque plateau d'où l'on puisse découvrir le château de Drap qui répondra ainsi que la Badie et saint Pons par le même signal.

Si l'attaque était assez forte pour qu'on crût y avoir besoin de secours on disposera deux feux et le château de Drap,  la Badie et saint Pons répondront de même.

Drap

 Si les ennemis marchaient en force le long du Paglion, pour entrer par le défilé de Drap ou pour percer entre la chapelle sainte Catherine et le château de Drap, on disposera un feu à la chapelle sainte Catherine auquel on répondra de la redoute de la Trinité et des hauteurs de saint Pons.

 Castelnovo

 Si les ennemis marchaient sur Castelnovo et le long du chemin de Contes à Tourrette et Levenzo, on disposera un feu à la partie du village de Castelnovo d'où l'on découvre Nice, Tourette Falicon et les hauteurs de saint Pons y répondront par le même signal.

Levenzo

 Si les ennemis se portaient sur Levenzo soit d'Utelle par le Cros, soit de Lantosque par Duranus soit par le chemin de Coaras, on disposera un feu au point le plus élevé de Levenzo auquel on répondra des hauteurs d'Aspremont qui découvriront Levenzo et Nice.

Observations

Comme il pourrait arriver que les signaux de la Trinité de la Badie et de Falicon se fissent en même temps on assurera les signaux des hauteurs de saint Pons par de seconds signaux qui les distinguent : savoir celui qui devra répondre à Castelnovo par deux  fusées, à celui de la Trinité par trois, et à celui de la Badie par quatre

Ces signaux par des feux si les attaques se font la nuit, et on leur substituera des fumées si les attaques se font le jour. "

 

Un réseau dans les environs de Sospel

 Bien que cette étude se limite au littoral du Comté de Nice, il parait intéressant cependant de signaler un système de tours fonctionnant en relais optiques au XVème siècle. Ce réseau a fait l'objet d'une étude dans le livre de Jean Pierre Domerego () page 73. Il indique notamment la localisation de ces tours et précise : "Sur chaque manse (étendue de terrain dans les bandites), s'élève une construction réservée à l'exploitant. C'est là qu'il loge avec sa famille, qu'il garde ses récoltes  et ses animaux. Ce qui est très curieux à Sospel c'est l'unité de construction des manses. Chacun a une tour carrée comportant trois étages au dessus d'un rez-de-chaussée voûté qui sert de bergerie. La voûte est très basse  et ne permet le passage qu'aux petits animaux, et les murs donnant sur l'extérieur sont percés de nombreuses arbalètrières. Le premier étage de la tour sert de cuisine, le second sert de chambre et le troisième de poste de guet. Toutes les tours des manses sont en rapport les unes avec les autres par relais optique et situées à peu près à même distance et sur un double rang, le second alternant avec le premier."

 

Note sur le télégraphe dit aérien

 

Selon le document du CNAM (), en 1776 apparaît un code basé sur un jeu de 13 pavillons offrant un millier de combinaisons.

Le système inventé par Claude Chappe (1763- 1805), fut mis en service entre Paris et Lille en Juillet 1794. Il permettait de communiquer au moyen de lignes géométriques réalisées par un appareil possédant un grand bras (régulateur) et deux petits (indicateurs). Ces figures pour être simples et facilement identifiables, possédaient des angles multiples de 45°. Ainsi 98 figures géométriques étaient possibles (2 sur le grand bras et 7 sur chacun des petits bras)

Sur les 98 signaux, 6 étaient réservés aux signaux de service. Le message était transcrit au départ (de l'écriture en clair au signal géométrique), et décodé à l'arrivée grâce à un dictionnaire particulier comportant 92 pages de 92 lignes représentant elles-mêmes des mots, voire des phrases entières. Le signal était toujours double, le premier indiquant la page du dictionnaire, le second la ligne.

La vitesse de transmission dépendait de la longueur de la dépêche (nombre de signaux) et des conditions en particulier météorologiques.

 Selon le document du CNAM, le système de l’officier d’artillerie Dupillon, sans doute inspiré du système Chappe , a été mis en service à partir de 1810

En 1832, un message de 100 signaux était transmis entre Paris et Strasbourg en une heure et demie sans compter le temps de codage et de décodage.

Le réseau télégraphique atteignit sous la direction d'Alphonse Foy son plus grand développement entre 1831 et 1852 soit 8 lignes principales comportant environ 550 stations s'échelonnant sur 4000 kilomètres. Ce système a été remplacé après 1852 par le télégraphe électrique. Strasbourg était relié à Paris dès 1798. Ces renseignements ont été communiqués par la Société d'histoire de la poste et de France Telecom de Alsace.

Mais selon le document du CNAM, le système de l’officier d’artillerie Dupillon, sans doute inspiré du système Chappe , a été mis en service à partir de 1810

 

Selon Philippe Seguin (), page 304 « le développement du télégraphe électrique a suivi celui du chemin de fer. Ses lignes furent d’ailleurs implantées le long des voies ferrées, et il y avait quelque logique à grouper ainsi les deux entreprises. En 1849, la France ne possédait encore que 500 kilomètres de ces lignes, autrement plus développées en Angleterre, en Russie, en Allemagne et en Belgique ; on en était resté, paresseusement, au système aérien de télégraphe optique qui reliait Paris à 29 villes par l’intermédiaire de 534 stations, pour une longueur de quelque 5000 kilomètres…. en 1869, le réseau français disposait de 40118 kilomètres et de 1071 bureaux. »

On voit d'après ce qui précède que la distance moyenne entre deux stations était un peu inférieure à 10 kilomètres, et les observations se faisaient au moyen de longues vues.

Il n'y aurait pas eu de télégraphe aérien dans les Alpes Maritimes, ni sous l'administration française ni sarde. Une ligne allait de Paris à la  Méditerranée  (1821- 1853) mais s’arrêtait à Toulon.

Cependant Charles Antoine Fighera (), indique «  que le capitaine Madier assiégé en 1800 dans le fort du Mont Alban par les austro sardes communiquait des renseignements par télégraphe au général Suchet à Cagnes sur mer, et que c’était la première fois que le télégraphe était utilisé depuis une forteresse assiégée. »

D'après les mémoires de Constant () page 155, au moment de la naissance du roi de Rome le 20 Mars 1811 à  9 heures 15 du matin des messages ont été envoyés par télégraphe aux grandes villes. Lyon, Lille, Bruxelles, Anvers, Brest avaient déjà répondu à 14 heures le même jour. D'autres villes ont été avisées par des courriers partant au galop de chaque terminus de télégraphe. Nice aurait été avertie le 24 à 19 heures, mais il n'est pas précisé à partir de quel terminus.

Cependant il semble que sur des cartes datant de la révolution un poste se trouvait à saint Laurent du Var. Ce point est à éclaircir. Et à Fayence dans le Var une tour dominant le village et datée de 1807 pourrait avoir été propice à l'installation d'une station de télégraphe.

Cartes et plans

A - Villefranche - Theatrum Sabaudiae - 1682

B - Vue des ports de Villefranche et Nice, où se rencontrèrent le pape Paul III, Charles Quint et François 1er pour signer la Paix de 1538 - (traduction française du texte latin) - Bibliothèque de l'Escurial -  Madrid

C - Le siège de Nice de 1543, vu par les savoyards - 1543 Collection particulière

D - La rade de Villefranche vers 1650 - dessin réalisé à l'occasion de la venue de la galère pontificale

E - Port de Villefranche  1650 Carlo Morello, 1656 - BRT Milan 178 c 97

F - Vue de Villefranche, point de relâche et dépôt des approvisionnements des steamers russes  - gravure du XIXème siècle.

G - Le port de Villefranche -  tableau de D. Trachel - Musée d'Art et d'Histoire  - Nice

H - Carte des environs de Nice  - Charles Giraud éditeur non datée mais exécutée entre 1814 et 1826.

I - Carte de 1602 Annales Monégasques N° 10 article de Claude Passet - page 171

J - Carte perspective de la région monégasque  (archives d'Etat de Turin) de Jean André Guibert, ingénieur de Victor Amédée II de Savoie  Août 1678

K - Plan de Monaco extrait de l'album "Plan des Places et des estats de SAR composé par un ingénieur de la Cour du roi de Piémont  vers 1692 -1696

L - La région monégasque au XVIIème siècle  (archives d'Etat de Turin)

M - Plan de la baye de Villefranche et de celle de St Souspir - Michelot et Brémond  -1750

N - Carte particulière des environs de Nice et de Villefranche 1744 ?

O - Carte de Bourcet A.D 01 Fi 0074 Archives départementales des Alpes Maritimes

P - Carte de Canale 1817 - Archives départementales des Alpes maritimes

Q - carte au 1/5000 Col d'Eze - feuille III - 5 -286 - 68

R - carte de Villaret 1748 -  Guillaume de la Haye sculpsit ref ADAM 01 Fi 041/1

S - carte de l'embouchure du Var dressée par le lieutenant Rook du Royal Bavière en 1746

T - carte 1 Fi 0057 - Vue de la Ville de Nice du côté du septentrion  -  l'an 1776 - copie d'après les documents de l'époque par Roussel fils - Bibliothèque de Cessole à Nice

U - Plan  1 Fi 0054 - Plan de Nice en 1761 - Bibliothèque de Cessole à Nice

 Carte du chevalier MIllet de Mureau 1747.

Bibliographie

 

Alexandre Elisabeth, rapport sur l’enceinte des Vediantii, PCR 2003

Archives Départementales - Côtes et gens de Mer des Alpes Maritimes - 16ème siècle 20ème siècle - catalogue de l'exposition  1999

Baréty. A, la collection du pensionnat Guilloteau…Nice Historique, tome 11 page 162-164

Baudoin Chanoine Louis , Archives Départementales AD J1, Monaco et l’Agel avant le Véme siècle

Barthélemy L., Procès verbal de visite des fortifications des côtes de Provence en 1323, Mélanges historiques Tome IV, Paris 1882

Bernardini Enzo – Villaggi di Pietra – Editions Blu.

Bistolfi Robert, Sourgentin N° 158, octobre 2003 page 19

Bodard  Pierre, Essais d'inventaire des vestiges de civilisation romaine dans le bassin du Paillon  IPAAM tome XV

Bodard Pierre,   Mémoires de l'IPAAM -  tome XVI - 1972-1973

Brétaudeau Georges - les enceintes des Alpes Maritimes Editions IPAAM 1996

Brun Fr., Promenade d’un curieux dans Nice, in ASLAAM, 1899

Cane André, Histoire de Villefranche

Cane André,  Beaulieu sur Mer - Recueil historique  1937 - bibliothèque Barbéra Barral La Turbie page 127 à 131

Cane André, Nice Historique - Janvier - Juin 1957 - Villefranche au milieu du 16ème siècle d'après les compte rendus communaux

Cappatti Louis, Ms 306 la Guerre de succession d'Autriche  B. M. Nice

Cappatti Louis, Des bords aux monts niçois, éditions sous le signe de l’olivier Nice 1930

Casimir Philippe, Monaco  Monte-Carlo et les environs  - Berger Levrault -  bibliothèque Barbéra Barral - la Turbie

Châteaux  forts d'Europe N° 10 - 1999 - Castrum Europe, Editions Accès

CNAM , conservatoire national des arts et métiers , carnets pédagogiques, le télégraphe de Chappe

Constant - Les mémoires intimes de Napoléon 1er - Le temps retrouvé- Le Mercure de France

Dalmasso Jacques, Promenades des Romains, éditions Serre

Delserre Tabaraud  Georges, de l'Ariana d'Ysia à la Trinité  - 1989 - Une ville est née.

Domerego Jean Pierre, -Sospel - L'histoire d'une communauté Editions Serre – 1980

Dominio della serenissima republica di Genova in terra ferma IISL Bordighiera IV A 6

Fighiera, Charles André, Eze, éditions Serre

Fighiera  Michel, Histoire du pays d'Eze - 1991 - Bibliothèque Barbéra Barral - la Turbie

Mathiot Georges,  Dictionnaire de noms de rues de Nice - archives de la ville de Nice

Mistral Frédéric, Dictionnaire provençal français

PCAM, patrimoine des communes des Alpes Maritimes, éditions Flohic

Ricolfis Jean Marie,  Essai de philologie de toponymie et d'anthroponymie françaises  - les noms de lieux du pays niçois tome I et II  - 1980 bibliothèque Barbéra Barral  - la Turbie, et Archives départementales des Alpes Maritimes

Rossi Edmond, Saint Laurent porte de France, éditions Serre.

Salch Charles Laurent, revue "Châteaux forts d'Europe" N° 10 1999,Tours à signaux en Roussillon

Salicis Claude Mémoires de l’Institut de Préhistoire et d’Archéologie Alpes Méditerranée XLVI 2004

Seguin Philippe, Louis Napoléon le Grand, éditions Grasset

Société d'histoire de la Poste et de France Telecom en Alsace  - 5 Rue des Clarisses 67900 Strasbourg chèques.

Wagner E, mémoire sur la reconnaissance des hauteurs entre la Vésubie et la Roya occupées par les armés françaises en 1792, 1793, 1794